Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528663
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait le remboursement d'impôts et une indemnité pour faute, mais ses conclusions ne satisfont pas aux conditions de forme requises par le code de justice administrative. La juridiction a notamment relevé l'absence d'exposé des moyens juridiques pour le remboursement et le défaut de demande préalable à l'administration pour l'indemnisation, en application des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528664
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler le rejet de sa demande de remise gracieuse d'impôt. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation de la décision et une prétendue erreur de fait, sont inopérants ou insuffisamment étayés. La décision s'appuie sur les articles L. 247 du livre des procédures fiscales et R. 222-1 du code de justice administrative, rappelant que l'administration n'est pas tenue de motiver un tel refus et que le contrôle du juge est limité.
Avocat : PLANARD
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600069
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices d'une fonctionnaire victime d'un accident de service et d'une rechute. Le juge a fait droit à la demande de la requérante, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la défense ne s'y opposant pas. La mission de l'expert, précisément définie, vise à décrire l'état de santé et les séquelles imputables au service, ainsi qu'à évaluer l'ensemble des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux.
Avocat : RENOULT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303984
La décision concerne une demande de décharge partielle de taxe d’habitation par une fondation gestionnaire d'un foyer pour personnes handicapées. Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, rejette la demande principale, considérant que les conditions procédurales (déclaration avant le 1er mars) prévues par l'article 1414 du code général des impôts pour bénéficier d'un dégrèvement n'ont pas été remplies. Le tribunal applique également les articles 1407 et 1408 du même code relatifs aux conditions d'imposition à la taxe d’habitation.
Avocat : ONELAW SELARL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400493
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023 présentée par M. A... B... La juridiction a jugé que les moyens soulevés par le requérant, notamment concernant le plafonnement à 3.4% de ses revenus, l'état d'entretien du bien, sa situation particulière ou sa situation financière, ne permettaient pas de remettre en cause la légalité des impositions contestées. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, en particulier ses articles 1380 et 1415, qui régissent les règles d'assiette et d'exigibilité de cette taxe.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400571
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge de la taxe d'habitation secondaire présentée par M. C... pour l'année 2023. Le tribunal a jugé que, bien que le logement soit occupé par son fils, M. C..., en tant que locataire titulaire du bail, conservait la libre disposition du bien au sens de l'article 1408 du code général des impôts. Par conséquent, l'imposition a été correctement établie à son nom.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401851
Le Tribunal Administratif de Melun a jugé une demande d'annulation du rejet implicite d'une demande d'aide personnalisée au logement (APL) et d'ordonnancement de son versement. Le requérant, ayant changé d'affiliation de la CAF vers la MSA, a vu ses versements d'APL interrompus sans motif contesté par l'organisme débiteur. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de la MSA d'Ile-de-France et l'a condamnée à verser les arriérés d'APL dus, en application des articles L. 821-1 et L. 822-5 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CRTD ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402329
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge partielle de taxe foncière sur les propriétés bâties pour un logement vacant. La juridiction a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve que la vacance du bien était indépendante de sa volonté, condition essentielle prévue par l'article 1389 du code général des impôts. Elle n'a pas justifié des démarches entreprises pour remettre le logement en location après le décès de la propriétaire et le départ de la locataire.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406265
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, rejette la demande d'annulation et de remise totale d'un indu d'aide personnelle au logement. Le requérant contestait la décision de la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne n'accordant qu'une remise gracieuse partielle. Le tribunal estime que la caisse n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en accordant cette remise partielle après examen de la situation du requérant, et que la prescription biennale de la dette n'était pas acquise en raison d'actes interruptifs. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au recours administratif préalable obligatoire.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406601
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». La juridiction a jugé que le requérant, bien que titulaire d'une carte « invalidité » et présentant des taux d'invalidité, ne démontrait pas, au regard des critères légaux, une réduction importante et durable de son autonomie de déplacement à pied justifiant cette mention spécifique. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 241-3 et R. 241-12 du code de l'action sociale et des familles ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406809
**Sujet principal** : Opposition à une contrainte émise par une caisse d'allocations familiales pour recouvrer un indu d'aide personnalisée au logement (APL). **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette l'opposition des requérants. Il rappelle que pour contester le bien-fondé de l'indu devant le juge dans le cadre d'une opposition à contrainte, l'exercice préalable d'un recours administratif auprès de la caisse est obligatoire, ce qui n'est pas établi en l'espèce. **Textes appliqués** : Articles L. 821-1 et L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation (conditions du recours contentieux contre les décisions d'APL) ; articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale (procédure de contrainte et d'opposition).
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406896
**Sujet principal** : Recours contre le refus de renouvellement d'une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme A..., considérant que les conditions légales d'attribution de la carte ne sont pas remplies, notamment l'existence d'une mobilité pédestre réduite de manière importante et durable. **Textes appliqués** : L'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, précisé par l'arrêté du 3 janvier 2017, qui définit les critères d'octroi de la mention « stationnement ».
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411428
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire et les décisions de retrait de points. Le juge a estimé que les griefs relatifs au défaut d'information sur les conséquences du retrait de points, prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, n'étaient pas établis pour les infractions contestées. Les conclusions concernant deux infractions ont été jugées irrecevables, les points ayant déjà été restitués avant l'introduction du recours.
Avocat : CABINET DE CAUMONT
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504805
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante. Le sujet principal est le recours contre l'invalidation d'un permis de conduire pour solde de points nul. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, est réputée s'être désistée en l'absence de réponse dans le délai imparti, en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Avocat : CASANOVA
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502328
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette expertise, demandée par un patient estimant avoir subi un préjudice lors d'une intervention ophtalmologique au CHU de Poitiers, vise à éclairer les conditions de sa prise en charge en vue d'un éventuel recours indemnitaire. Le juge a fixé la mission de l'expert mais a rejeté les conclusions relatives à la réservation des dépens, conformément aux articles R. 621-13 et R. 761-1 du même code.
Avocat : ROBILIARD
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502888
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a fait droit à la demande d'un agent public visant à ordonner une expertise médicale pour évaluer les préjudices découlant d'un accident de service. Le juge a estimé que cette mesure était utile au regard d'un litige principal actuel ou éventuel, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, il a rejeté les conclusions relatives à la prise en charge des dépens de l'expertise, relevant que cette décision ne relevait pas de sa compétence en la matière.
Avocat : EKOUE
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503076
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le rejet de sa demande par la commission de médiation de la Charente-Maritime. La juridiction relève que la requête, déposée sans l'acte attaqué, est manifestement irrecevable au sens de l'article R. 412-1 du code de justice administratif. Malgré une invitation à régulariser sa requête, restée sans réponse, le juge applique l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2504170
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de Mme A... visant à contester le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas produit la preuve d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire, malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles L. 134-1 et L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2504173
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Poitiers (ordonnance du juge unique). **Solution retenue** : La requête est rejetée pour irrecevabilité manifeste, car le demandeur n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, et n'a pas régularisé son dossier malgré une mise en demeure. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables) et articles L. 241-3 et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles (règles de délivrance de la carte et obligation de recours préalable).
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105878
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice matériel et moral lié à des désordres supposés dans un appartement, causés par des travaux de prolongement de la ligne 14 du métro parisien. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme C... La responsabilité sans faute de la RATP (maître d'ouvrage) ne peut être engagée, car l'instruction, notamment le rapport d'expertise, ne démontre pas l'existence des dommages allégués. **Textes appliqués** : Le tribunal applique les principes généraux de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage pour les dommages causés aux tiers par un ouvrage public (fondements jurisprudentiels classiques du droit administratif).
Avocat : RIBIERE