Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528307
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger une requérante reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal et a ordonné ce relogement en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. L'injonction est assortie d'une astreinte de 450 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600365
Le Tribunal administratif de Lyon rejette par ordonnance la requête de M. et Mme C... visant à contester un avis de la commission de conciliation et d'indemnisation (CCI) et à obtenir réparation des Hospices civils de Lyon. La juridiction estime que la demande d'annulation de l'avis de la CCI est irrecevable, car celui-ci ne peut être contesté que dans le cadre de l'action en indemnisation principale, conformément à l'article L. 1142-8 du code de la santé publique. Par ailleurs, elle constate que les conclusions indemnitaires et la demande d'aide juridictionnelle constituent un doublon d'une autre requête déjà en cours d'instruction devant le tribunal.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602908
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté, rejette la requête de Mme A... qui sollicitait diverses mesures urgentes (statut de lanceuse d'alerte, accès à des locaux, provision...). Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, car la requérante ne démontre pas que les faits allégués constituent une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale imputable à une personne publique ou chargée d'un service public, comme l'exige l'article L. 521-2 du code de justice administrative. L'ordonnance de rejet est prise sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600382
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... qui contestait le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le tribunal a jugé que, malgré la production de certificats médicaux attestant de multiples pathologies, la requérante n'avait pas apporté les précisions requises sur son périmètre de marche ou sur la nécessité d'une aide pour ses déplacements, ne démontrant pas que son périmètre était inférieur à 200 mètres. La décision s'appuie sur les critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017 et du code de l'action sociale et des familles, appliquant la procédure d'ordonnance prévue à l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter un moyen manifestement insusceptible de soutenir la requête.
Avocat : SCP GIRAUD-NURY
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411421
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante, Mme B..., qui avait demandé l'annulation du refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion "stationnement". Ce désistement, pur et simple, intervient après que la carte lui a finalement été octroyée. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606012
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande d’injonction de délivrer un visa retour. Le juge estime que le silence gardé par le consulat constitue une décision implicite de refus, à laquelle il ne peut faire obstacle sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est jugée irrecevable dans cette procédure d’urgence.
Avocat : FERDAOUSSI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605836
Le Tribunal administratif de Nantes rejette, par ordonnance, une requête contestant l'élection municipale de Beaumont-sur-Sarthe. Le sujet principal est l'irrecevabilité du recours pour contestation d'élections, jugé tardif. La juridiction applique l'article R. 119 du code électoral, qui impose un délai de cinq jours après la proclamation des résultats, délai non respecté ici. La solution retenue est donc le rejet de la requête comme manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605593
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre un arrêté municipal d'alignement. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en raison d'un délai excessif pour saisir la justice et de l'absence de justification concrète du préjudice économique allégué. La décision a été rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508985
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SAS International Automobiles qui contestait des rappels de TVA. La juridiction a jugé que la requête était manifestement irrecevable car elle était dépourvue de tout moyen juridique à l'appui de sa contestation. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui permettent le rejet des requêtes irrecevables ne contenant aucun exposé de moyens.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502530
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SCM Blackwell-Gainet qui contestait son assujettissement à la taxe d’habitation 2024. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car elle n'a pas été précédée de la réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, comme l'exige l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. La saisine d'un conciliateur fiscal ne vaut pas réclamation contentieuse. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505526
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande d'expertise économique présentée par une commerçante concernant les travaux de la ligne C du métro. La requête est jugée irrecevable car la demanderesse, agissant au nom d'une société, n'a pas produit l'extrait K-bis nécessaire pour justifier de sa capacité et de sa qualité à agir en justice, malgré une mise en demeure de régularisation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602298
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler les élections municipales de Taussac. Le juge estime que les griefs, concernant la présentation des bulletins de vote et une prétendue consigne d'un sénateur, ne sont pas suffisamment étayés par des éléments précis permettant d'en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes dont les moyens ne sont pas assortis des précisions nécessaires.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419354
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association Les foyers de Cluny du Calvados de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait initialement à contester un arrêté du président du conseil départemental du Calvados fixant le budget 2024 d'un foyer d'hébergement. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. Il en résulte un non-lieu à statuer sur le fond de l'affaire.
Avocat : JURIADIS CAEN COUTANCES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600013
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal était une demande d'annulation du rejet d'une remise gracieuse de dette de prime d'activité et l'octroi de cette remise. La juridiction a retenu cette solution car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une mise en demeure, et n'a pas justifié cette impossibilité, en application des articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603023
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de mise en demeure et de relogement. La requête est jugée irrecevable car elle a été introduite en mars 2026 contre une décision notifiée en décembre 2023, dépassant ainsi largement le délai contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge applique la procédure de rejet sans instruction de l'article L. 522-3 du même code, l'irrecevabilité étant manifeste.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603248
Sujet principal : Demande de suspension d'une décision implicite de rejet et d'injonction de délivrer un récépissé de titre de séjour étudiant autorisant à travailler. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé). Solution retenue : La requête est rejetée comme irrecevable. Textes appliqués : L'article R. 522-1 du code de justice administrative, qui exige un exposé des moyens dans la requête, n'a pas été respecté. Le rejet est prononcé selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, la demande étant manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603341
Le Tribunal administratif de Lille rejette par ordonnance une requête relative à des faits observés lors des élections municipales de 2026 à Attin. Il estime que la demande, qui ne sollicite pas l'annulation des opérations électorales, ne constitue pas une protestation électorale recevable. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603342
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la protestation de M. A... contre les opérations électorales municipales du 15 mars 2026 à Saint-Hilaire-Cottes. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été déposée au greffe le 28 mars 2026, soit après l'expiration du délai légal impératif fixé au 20 mars à 18 heures par l'article R. 119 du code électoral. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602839
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait des mesures de protection. Le juge a estimé que sa requête, fondée sur des allégations de harcèlement et de menaces, était manifestement mal fondée au sens de l’article L. 522-3 du code de justice administrative. En effet, les faits dénoncés n'étaient pas imputés à une personne morale de droit public ou à un organisme chargé d'un service public, condition nécessaire pour invoquer cette procédure d'urgence.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505024
Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple de la société Viamedis de sa requête, qui visait à annuler des titres de recettes émis par les Hospices civils de Lyon et à obtenir le remboursement de sommes prélevées. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la formation de jugement de constater un tel désistement par ordonnance. L'affaire est ainsi close sans examen du fond.
Avocat : SCP DERRIENNIC & ASSOCIES