Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604214

Sujet principal : Demande d'injonction en référé pour obtenir une convocation préfectorale en vue d'une demande de titre de séjour et une autorisation de travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). Solution retenue : Le juge constate que la convocation a été délivrée par le préfet après l'introduction de la requête, ce qui rend la demande d'injonction sans objet. Il rejette donc cette demande mais condamne l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais exposés. Textes appliqués : Articles L. 521-3 (référé mesures utiles) et L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).

Avocat : BENANE

25 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522723

Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la demande étant devenue sans objet. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles). La requérante sollicitait une injonction contre le préfet pour obtenir un récépissé. Le tribunal constate qu'un titre de séjour valable lui a déjà été délivré pendant la procédure, rendant sa demande sans objet. Il déclare donc qu'il n'y a pas lieu de statuer.

25 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501045

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire et les décisions de retrait de points consécutives à plusieurs infractions. Le juge a estimé que le défaut de notification des retraits de points, ou l'absence de preuve de leur réception, n'affectait pas la légalité de ces décisions, le retrait étant de plein droit en vertu de l'article L. 223-1 du code de la route. La décision administrative d'invalidation (48 SI) est donc maintenue.

Avocat : CABINET KIRMEN & LEFEBVRE

25 mars 2026• 10ème Chambre (JU)
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601139

Le Tribunal administratif de Melun rejette la demande de suspension d'un permis de construire présentée par le préfet de Seine-et-Marne. Le juge des référés estime que les moyens soulevés, relatifs à une éventuelle méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de Villevaudé, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 554-1 du code de justice administrative et L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : LOCTIN

25 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607093

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande d'hébergement d'urgence et injonction de proposer un hébergement adapté. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension et d'injonction. Il estime que la requérante, bien que vivant dans des conditions précaires (chambre de 10m² avec ses deux enfants), n'apporte pas d'éléments suffisants pour caractériser une urgence justifiant une mesure provisoire, ni pour établir un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et les articles L. 345-2, L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles (droit à l'hébergement d'urgence).

Avocat : TOMAS

25 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606856

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'une demande de suspension en référé-liberté concernant des retenues sur traitement imposées à une fonctionnaire pour le reversement d'indus liés à un temps partiel thérapeutique. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré les difficultés financières alléguées, car la requérante n'avait pas démontré l'impossibilité de faire face à ses charges essentielles. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.

Avocat : BAKIR

25 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605547

Sujet principal : Demande d'injonction pour enregistrement d'une candidature à la liste d'aptitude des professeurs agrégés. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la requête ayant perdu son objet après l'enregistrement administratif de la candidature. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).

25 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600377

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, car elle ne mentionnait pas le domicile réel du requérant, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En conséquence, il n'a pas examiné le fond du litige et a rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

25 mars 2026• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419431

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les décisions de retrait de points liées à des infractions routières de 2022 et 2023. La juridiction a jugé que l'absence de notification spécifique des retraits n'affectait pas leur légalité, et que les procès-verbaux électroniques produits par le ministre de l'intérieur établissaient la régularité de l'information préalable sur les conséquences du permis à points, conformément aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : CHHU

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603831

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en urgence, a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral de mise en demeure d'évacuer un terrain occupé sans titre. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Ain avait légalement pris sa décision, constatant que le stationnement des caravanes portait atteinte à la sécurité publique et que la commune disposait d'une aire d'accueil conforme. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.

Avocat : CANDON

25 mars 2026• URGENCES
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405460

Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé une demande d'indemnisation d'un agent public victime d'un accident de service reconnu imputable à Saint-Etienne Métropole. Le tribunal a rejeté l'exception d'autorité de la chose jugée soulevée par la collectivité, estimant que la demande actuelle en réparation n'avait pas le même objet que la précédente procédure ayant ordonné une expertise. Il a retenu la responsabilité sans faute de la collectivité et a procédé à la liquidation des préjudices (déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées) sur le fondement des dispositions du code général de la fonction publique relatives aux accidents de service.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

25 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401524

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de Mme B... A... visant à annuler l'arrêté de déclaration d'utilité publique (DUP) du 20 septembre 2023 et l'arrêté de cessibilité du 22 mai 2024 relatifs à un projet d'aménagement routier sur sa parcelle. La juridiction a jugé que la procédure d'expropriation était régulière, que le projet répondait à une utilité publique et que les moyens soulevés (vice de procédure, méconnaissance d'un protocole antérieur, atteinte au principe d'égalité, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. Les décisions ont été prises en application des dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique.

Avocat : SCP VERNE BORDET ORSI TETREAU

25 mars 2026• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602050

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son maintien en rétention administrative suite à sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant la compétence de la signataire de l'arrêté et les conditions de sa notification, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303292

Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande d'indemnisation pour préjudice lié au refus illégal d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a reconnu la faute de l'État, consécutive à l'annulation d'un précédent arrêté préfectoral pour violation de l'article L. 412-5 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH. Cependant, il a rejeté la demande d'indemnisation financière du requérant, considérant que la réalité et le lien de causalité des préjudices allégués (perte de revenus, non-perception de la prime d'activité) n'étaient pas établis.

Avocat : STIENNE-DUWEZ

25 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602843

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... B... qui demandait l'obtention d'une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait, après l'introduction du recours, délivré au requérant l'attestation valable jusqu'au 15 mai 2026, rendant sa demande sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives aux mesures d'urgence.

25 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602430

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande d'une requérante visant à enjoindre la préfète de l'Isère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte. Le juge constate que, malgré un retard dans l'exécution d'une précédente ordonnance, la préfète a convoqué l'intéressée pour lui remettre le document, ce qui ne justifie pas de modifier les mesures déjà ordonnées. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, qui régit la modification des mesures de référé en présence d'un élément nouveau.

25 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601767

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction et d'astreinte pour faire exécuter une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale, le juge a uniquement condamné l'État, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à lui verser la somme de 800 euros au titre des frais exposés pour la défense de ses intérêts devant la juridiction.

Avocat : GHANASSIA

25 mars 2026
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504776

Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté, pris par un secrétaire général de préfecture dûment habilité, est légal et suffisamment motivé, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle écarte également les griefs relatifs au défaut d'examen de la situation personnelle et à la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale.

Avocat : BENHAMIDA

25 mars 2026• 7ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504105

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision était légalement prise, suffisamment motivée au regard des résultats académiques insuffisants et des absences de la requérante, et fondée sur les dispositions des articles L. 422-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs au délai de départ et au pays de renvoi, ont également été écartés.

Avocat : BELLET JULIETTE

25 mars 2026• 1ère Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503062

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour formulée par un ressortissant tunisien. La juridiction a retenu que le préfet de Tarn-et-Garonne avait méconnu son obligation de motivation, après avoir gardé le silence sur la demande et n'avoir pas répondu à une demande ultérieure de communication des motifs, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais engagés pour l'instance.

Avocat : CHAMBARET

25 mars 2026• 1ère Chambre