Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2403582

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la commission de médiation de l'Oise de reconnaître son caractère prioritaire pour un logement social. Le juge a estimé que le logement de type 3 de 62 m² occupé par la famille de quatre personnes ne présentait pas de situation de suroccupation manifeste, d'insalubrité ou de danger justifiant une urgence au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue confirme la décision de la commission de médiation, les moyens invoqués par le requérant (inadaptation, humidité, éloignement des transports) n'étant pas fondés au regard des critères légaux.

27 janvier 2026• CHAMBRE PRESIDENT
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402628

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les requêtes de Mme A... contestant le refus de remise gracieuse d’indu de revenu de solidarité active (RSA) et d’aide exceptionnelle de fin d’année. Le tribunal a constaté que la CAF du Var avait finalement accordé la remise pour l’aide de fin d’année, rendant sans objet les conclusions sur ce point. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande de remise pour l’indu de RSA, estimant que Mme A... n’établissait pas sa bonne foi ni une précarité suffisante pour justifier une remise, en application des articles L. 262-46 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : PENE

27 janvier 2026• Aide sociale
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402755

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de M. B... visant à obtenir une remise supplémentaire sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 744,26 euros, pour lequel la CAF du Var n'avait accordé qu'une remise partielle de 436,07 euros. Le juge a reconnu la bonne foi du requérant, estimant qu'il avait pu légitimement ignorer l'obligation de déclarer certains revenus. Cependant, faute pour M. B... d'avoir fourni des éléments sur sa situation financière actuelle, le tribunal a rejeté sa demande de remise gracieuse complémentaire, sur le fondement des articles L. 262-46 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles.

27 janvier 2026• Aide sociale
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402953

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir l’annulation du refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 079,31 euros. Le juge a reconnu la bonne foi de la requérante, estimant qu’elle avait pu légitimement ignorer l’obligation de déclarer certains revenus. Cependant, faute pour Mme B... d’avoir apporté la preuve de sa précarité financière, le tribunal a rejeté sa requête. Cette décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise de dette à la bonne foi et à la précarité du débiteur.

27 janvier 2026• Aide sociale
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302039

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la chambre d’agriculture de la Haute-Vienne contestant un titre exécutoire émis par l’OIER « Ferme expérimentale des Bordes » pour un montant de 95 886,29 euros suite à son retrait de cet organisme. Le tribunal a examiné la qualité à agir du président de l’OIER, relevant que les statuts confient au comité de direction le pouvoir de décider des actions en justice, et que le compte rendu du comité de direction du 6 mars 2024 ne démontrait pas une délégation régulière au bureau pour défendre en justice. La solution retenue s’appuie sur l’article D. 514-1 du code rural et de la pêche maritime et les statuts de l’OIER.

Avocat : SELARL CHAGNAUD CHABAUD & ASSOCIÉS

27 janvier 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400041

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi en plein contentieux par M. A..., a annulé un avis de sommes à payer de 3 108 euros émis par la commune de Boisseuil pour des frais d'enlèvement de déchets sauvages. Le requérant contestait être à l'origine du dépôt, et la commune, n'ayant pas produit d'observations malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a jugé que le titre de recettes reposait sur des faits matériellement inexacts, en application des articles L. 2212-2 et L. 2224-13 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, il a prononcé l'annulation de l'avis et la décharge de l'obligation de payer, avec restitution de la somme.

27 janvier 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400769

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. et Mme A... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (années 2018-2019), résultant d'un contrôle de leur société Imtiyaz. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'une irrégularité de la procédure suivie contre la société, en application du principe d'indépendance des procédures d'imposition. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge, fondée sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : FIDAL LIMOGES

27 janvier 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400770

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les demandes de M. et Mme A... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018-2019, résultant d'un contrôle de leur société Imtiyaz. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'une irrégularité de la procédure suivie contre la société, en application du principe d'indépendance des procédures d'imposition. Les requêtes ont été jointes et l'administration fiscale a été relaxée des conclusions des requérants.

Avocat : FIDAL LIMOGES

27 janvier 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2400062

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B... pour contester le retrait de points de son permis de conduire consécutif à plusieurs infractions routières. Le juge a constaté le désistement partiel du requérant pour certaines infractions et ne s'est prononcé que sur les retraits liés aux infractions des 20 février, 18 avril et 25 avril 2023. Saisi sur le fondement des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le tribunal a retenu que le ministre de l'intérieur n'apportait pas la preuve de la délivrance des informations préalables obligatoires au conducteur. En conséquence, la décision de retrait de points pour ces trois infractions a été annulée.

Avocat : SELARL SAMSON & ASSOCIÉS

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2400683

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant la décision 48SI du 20 novembre 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre les retraits de points liés aux infractions des 20 février et 21 août 2022, en raison de leur tardiveté. Sur le fond, le juge a estimé que l'administration apportait la preuve de la délivrance de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les infractions restantes, par la production des cartes de paiement et des avis de contravention. Par conséquent, la demande d'annulation de la décision 48SI et des retraits de points contestés a été rejetée.

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401148

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... contestant la décision 48SI du 16 mai 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel concernant les infractions des 23 novembre 2020 et 20 octobre 2022, ainsi que la décision 48SI, ces mentions ayant été supprimées du relevé d'information intégral. Sur le fond, le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait de points a été écarté comme inopérant. Le jugement s'appuie sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : COHEN

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401160

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... contestant la décision 48SI du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire et les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les infractions des 3 novembre, 28 septembre et 14 avril 2022, ainsi que pour la décision 48SI, ces mentions ayant été supprimées du relevé d'information. Il a également jugé irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 8 avril 2014, 12 juin 2016, 12 mars 2017, 13 juin 2016 et 9 juin 2020, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction de la requête en application de l'article L. 223-6 du code de la route. Enfin, un non-lieu a été prononcé pour l'infraction du 20 octobre 2018, dont la mention avait été supprimée.

Avocat : COHEN

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401203

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé les décisions de retrait de points du permis de conduire de M. A... consécutives à cinq infractions routières commises entre janvier et mars 2023. Le juge a estimé que le ministre de l’Intérieur n’avait pas prouvé avoir délivré au requérant les informations obligatoires prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle. Ce vice de procédure a privé l’intéressé de la possibilité de contester la réalité des infractions et d’en connaître les conséquences. La solution retenue est l’annulation des retraits de points pour irrégularité de la procédure.

Avocat : COHEN

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401290

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... contestant la décision 48SI du 12 décembre 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire, ainsi que les retraits de points consécutifs à trois infractions. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, la mention de l'infraction du 6 avril 2023 et la décision 48SI ayant été supprimées du relevé d'information intégral. Pour l'infraction du 28 juillet 2020, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, en se fondant sur la preuve apportée par l'administration de la délivrance d'un document contenant les mentions prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue est donc un rejet partiel de la requête.

Avocat : BITOO

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401376

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 4 janvier 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant invoquait un défaut d'information préalable lors des retraits de points consécutifs aux infractions des 25 novembre 2022 et 12 août 2023. Pour l'infraction de 2022, le tribunal a estimé que le paiement différé de l'amende forfaitaire établissait que l'administration avait satisfait à son obligation d'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Pour l'infraction de 2023, le jugement n'a pas retenu le moyen, concluant au rejet de l'ensemble des conclusions de M. B....

Avocat : IOSCA

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401670

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a annulé les décisions du ministre de l'intérieur retirant six points du permis de conduire de Mme A... suite à des infractions des 31 janvier et 4 juin 2022. Le tribunal a retenu que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la communication préalable des informations obligatoires prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle pour le conducteur. Ce vice de procédure a privé la requérante de la possibilité de connaître la qualification des infractions et le nombre de points encourus, entachant d'illégalité les retraits de points.

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402065

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A... contestant la décision « 48SI » du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que treize décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les infractions des 24 mars 2021, 1er, 7 et 23 août 2021, et 23 mars 2022, ainsi que pour la décision 48SI, ces mentions ayant été supprimées du relevé d’information. Il a également déclaré irrecevables les conclusions contre les retraits antérieurs au 28 août 2021 (infractions de 2015 à 2018) en raison d’une reconstitution totale de points. Sur le surplus, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d’information prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, sans autre précision dans l’extrait fourni.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402370

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... B... contestant la décision 48SI du 13 juillet 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à onze infractions. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, la décision 48SI et la mention de l'infraction du 30 novembre 2020 ayant été supprimées du relevé d'information intégral. Il a également jugé irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 15 mai 2022 (4h59 et 7h34), 19 octobre 2022 et 7 novembre 2022, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction de la requête. Sur le surplus, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route) pour les infractions restantes, estimant que la réalité des infractions était établie par les procès-verbaux et que les formalités d'information avaient été respectées.

Avocat : COHEN

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2403120

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A... pour contester la décision 48SI du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire, ainsi que les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions. En cours d'instance, le requérant s'est désisté de la plupart de ses conclusions, ne maintenant que sa contestation relative à l'infraction du 31 décembre 2022. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel. Sur le fond, le juge a rappelé que l'administration doit prouver qu'elle a délivré au conducteur les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avant tout retrait de points. En l'espèce, le ministre n'ayant pas produit de document attestant du paiement spontané de l'amende pour l'infraction du 31 décembre 2022, la preuve de la délivrance de ces informations n'est pas rapportée.

Avocat : SELARL SAMSON & ASSOCIÉS

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2403416

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus implicite du ministre de l'intérieur de lui attribuer huit points à la suite de deux stages de sensibilisation à la sécurité routière. Le tribunal a jugé que, compte tenu des infractions commises en France et de sa résidence normale sur le territoire, M. A... devait être regardé comme exclusivement titulaire d'un permis de conduire français, rendant applicables les mesures de retrait et de reconstitution de points. La solution retenue est fondée sur les articles L. 223-6 du code de la route et l'arrêté du 8 février 1999.

Avocat : SELARL SAMSON & ASSOCIÉS

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)