Jurisprudence administrative

187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 265

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500280

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de l'enseignante qui contestait le rejet de sa demande d'affectation. La juridiction estime que la décision contestée, prise dans le cadre d'une procédure de mutation, relève du pouvoir discrétionnaire de l'administration et n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal applique les principes généraux du droit de la fonction publique et les règles spécifiques régissant les mutations des enseignants.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

3 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500286

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme D... visant à obtenir l'annulation partielle et la décharge de titres exécutoires relatifs à des indemnités d'occupation du domaine public maritime. La juridiction a jugé que la créance n'était pas prescrite, relevant du régime de la prescription trentenaire applicable au domaine public, et a estimé que le comportement de la collectivité ne constituait pas une faute de nature à justifier une exonération. La décision s'appuie sur les principes de la domanialité publique et les règles de prescription afférentes.

Avocat : SELARL MILLET VARROD AVOCATS (MVA)

3 mars 2026• 1ère Chambre
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600009

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en plein contentieux, rejette la requête de l'université visant à annuler la décision de la commission de contrôle des opérations électorales (CCOE) qui avait annulé l'élection d'une candidate. Le tribunal constate des irrégularités substantielles dans l'organisation du scrutin électronique (méconnaissance des articles D. 719-36-1 du code de l'éducation et du décret du 26 mai 2011) et dans la composition du corps électoral (violation de l'article 6 du décret du 29 décembre 2023 concernant l'inscription de vacataires). Ces manquements, portant atteinte à la sincérité du scrutin et à l'égalité entre les candidats, justifient l'annulation de l'élection contestée.

Avocat : BOUTEILLER

3 mars 2026• 2ème chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600749

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancrage du requérant en France depuis son enfance. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

Avocat : AHAMADA

3 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600750

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison notamment de ses liens familiaux stables à Mayotte (enfants nés sur place, contribution à leur entretien). En revanche, la juridiction a rejeté la demande de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, considérant que la suspension de l'OQTF n'impliquait pas une telle mesure.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

3 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600751

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a été saisi par un ressortissant comorien contestant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge constate que le préfet a retiré l'arrêté litigieux après l'introduction du recours, privant ainsi la demande de suspension d'objet. Par conséquent, il se déclare non-lieu à statuer sur cette demande et rejette les autres conclusions, tout en accordant provisoirement l'aide juridictionnelle au requérant.

Avocat : AHAMADA

3 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600752

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement, prise à l'encontre d'une personne arrivée en France à l'âge de quatre ans et y ayant effectué toute sa scolarité, portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et 8 de la CEDH, tout en rejetant les autres conclusions de la requête, notamment celles visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour.

Avocat : AHAMADA

3 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600758

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'éloignement et d'interdiction de retour. Le juge estime que l'urgence est caractérisée pour la mesure d'éloignement, mais que l'atteinte au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'est pas manifestement illégale, compte tenu de la situation personnelle de la requérante et de l'intérêt de l'ordre public. La demande de délivrance d'un titre de séjour est également rejetée, n'entrant pas dans le cadre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

Avocat : GHAEM

3 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600764

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à l'encontre d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement, fondée sur une condamnation ancienne, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, l'urgence étant caractérisée par le placement du requérant en rétention administrative.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

3 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600765

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a ordonné au préfet d'enregistrer sans délai la demande d'asile d'un mineur non accompagné et de saisir le procureur de la République pour la désignation d'un administrateur ad hoc. Le juge a considéré que le refus persistant du préfet constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, une liberté fondamentale, justifiant l'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 521-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAYON

3 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402032

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'indemnisation des ayants droit d'une patiente décédée après avoir quitté un établissement psychiatrique. La juridiction a estimé que le centre hospitalier Edouard Toulouse n'avait pas commis de faute dans la surveillance de la patiente, qui était en soins libres, et qu'aucun lien de causalité n'était établi entre la sortie de l'établissement et le décès. La décision s'appuie sur les articles L. 1142-1 et L. 3211-2 du code de la santé publique concernant la responsabilité pour faute des établissements de santé et le régime des soins psychiatriques libres.

Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS

3 mars 2026• 7ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501326

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. B..., agent victime d'un accident de service. Le juge a estimé que le montant de la créance indemnitaire de 15 600 €, fondée sur un déficit fonctionnel permanent, était sérieusement contestable par la métropole Aix-Marseille-Provence, notamment au regard des taux d'incapacité et des antécédents médicaux. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l'octroi d'une provision à l'absence de contestation sérieuse de l'obligation.

Avocat : GLC AVOCAT

3 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506623

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision à la société Orange pour le paiement de prestations de télécommunications fournies à la commune de Marseille après l'expiration du marché initial. Le juge a estimé que la créance de 183 947,73 euros, ainsi que les intérêts moratoires et les frais de recouvrement, n'était pas sérieusement contestable, la commune n'ayant pas produit de défense. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 2192-13 du code de la commande publique concernant les délais de paiement et les intérêts moratoires.

Avocat : SELARL ISEE

3 mars 2026
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500136

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de M. A... concernant le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissement corse. Le tribunal a jugé que l'investissement dans un appartement destiné à la location saisonnière avec prestations parahôtelières constituait un meublé de tourisme, exclu du bénéfice du crédit d'impôt par l'article 244 quater E du code général des impôts. Il a également refusé de transmettre la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par le requérant, la considérant comme dépourvue de caractère sérieux dans le cadre de ce litige.

Avocat : SELARL MALGOYRE AVOCAT

3 mars 2026• 1ère chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400190

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de 2017. Le requérant contestait l'imposition de ses gains aux paris sportifs, mais le tribunal a jugé que sa pratique habituelle, lui permettant de maîtriser significativement l'aléa et de générer des revenus importants, relevait des bénéfices non commerciaux imposables au sens de l'article 92 du code général des impôts. La majoration de 25% pour défaut d'adhésion à un organisme de gestion agréé avait déjà fait l'objet d'un dégrèvement par l'administration, rendant cette partie du litige sans objet.

3 mars 2026• 1ère chambre
TA101Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600364

La société Oppidom Affichage contestait devant le Tribunal Administratif de La Réunion un avis de taxe locale sur la publicité extérieure. Le tribunal a rejeté la requête, estimant qu'il n'était pas compétent pour connaître du litige. Il a jugé que cette taxe, en tant que recette communale fiscale, relevait de la catégorie des taxes assimilées aux contributions indirectes, et que le contentieux relevait donc de la compétence du tribunal judiciaire, conformément aux articles L. 199 du livre des procédures fiscales et L. 2333-6 du code général des collectivités territoriales.

3 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600763

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a ordonné au préfet d'enregistrer sans délai la demande d'asile d'un mineur non accompagné et de saisir le procureur de la République pour la désignation d'un administrateur ad hoc. Le juge a considéré que le refus persistant du préfet, malgré les interventions du Département et du Défenseur des droits, constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 521-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent ces obligations à l'administration.

Avocat : BAYON

3 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2410707

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante, Mme D... F..., qui estimait que sa prise en charge médicale par l'AP-HM et le centre hospitalier d'Aubagne avait été défectueuse, conduisant à l'amputation de son membre. La juridiction a considéré, sur le fondement des articles L. 1142-1 du code de la santé publique, qu'aucune faute des établissements hospitaliers n'était établie. Elle a également écarté la qualification d'infection nosocomiale ouvrant droit à indemnisation au titre de la solidarité nationale, au vu notamment des conclusions d'une expertise judiciaire antérieure.

Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES

3 mars 2026• 7ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508832

**Sujet principal** : Demande de provision en référé par une société de construction contre une commune pour le paiement de travaux. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a rejeté la demande de provision, estimant que l'obligation de payer n'était pas suffisamment établie pour être considérée comme "non sérieusement contestable" au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative, relatif à la provision en référé lorsque l'obligation n'est pas sérieusement contestable, a été appliqué. Les clauses du cahier des clauses administratives générales (CCAG) de 2009, intégrées au marché, ont été examinées pour évaluer les délais et les obligations de paiement.

Avocat : HEBERT

3 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603441

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de la décision invalidant son permis de conduire. Le juge a constaté une irrecevabilité d'ordre public, car le requérant n'avait pas préalablement introduit de recours au fond en annulation contre cette décision, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans examen du fond, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

3 mars 2026