Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2202049
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation de 5ème chambre, a examiné les requêtes de Mme A... contestant un titre de perception émis pour le recouvrement d’un trop-perçu d’aide du fonds de solidarité COVID-19 pour novembre 2020, ainsi que les saisies administratives à tiers détenteur subséquentes. Le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables, considérant que les recours n’avaient pas été introduits dans les délais légaux prévus par le livre des procédures fiscales. Il n’a donc pas examiné le bien-fondé des moyens soulevés par la requérante, relatifs à la motivation de la décision ou à l’éligibilité de son activité.
Avocat : SÉRÉE DE ROCH
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500544
Demande d’expertise en référé rejetée par le Tribunal Administratif de Toulouse. Les requérants sollicitaient la désignation d’un expert pour décrire des parcelles et déterminer le rôle de la commune de Centrès dans une prétendue spoliation, dans la perspective d’un futur litige. Le juge a estimé que la mesure n’était pas utile, car elle portait sur l’inexécution de décisions de justice judiciaires, dont le contentieux relève de l’ordre judiciaire et non administratif. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, faute de démontrer l’utilité de l’expertise pour un litige administratif.
Avocat : VIMINI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501918
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulouse concerne une demande d’expertise médicale présentée par une agente de La Poste, Mme A..., qui conteste le refus de reconnaissance de l’imputabilité au service de sa pathologie anxio-dépressive et son admission à la retraite d’office pour invalidité non imputable au service. La requérante sollicitait, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise pour déterminer l'imputabilité de son état de santé et évaluer ses préjudices. Le tribunal a rejeté la demande, jugeant que la mesure d'expertise ne présentait pas le caractère d'utilité requis, dès lors que Mme A... dispose déjà de plusieurs expertises médicales et que le juge du fond, déjà saisi de deux recours en annulation, pourra ordonner une expertise s'il l'estime nécessaire dans le cadre de ses pouvoirs d'instruction.
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502394
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, rejette la demande d'expertise médicale présentée par M. A..., gardien de la paix. Le requérant sollicitait cette mesure pour évaluer son aptitude professionnelle, en vue d'un éventuel contentieux contre l'administration. Le juge estime que la mesure est dépourvue d'utilité, car aucune décision administrative individuelle défavorable (comme un licenciement pour inaptitude) n'a encore été prise à son encontre, rendant la perspective contentieuse hypothétique.
Avocat : GEORGE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502681
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme C... d'une demande d'expertise médicale et d'une provision de 20 000 euros, suite à une intervention de pose de prothèse en 2015 au CHU de Toulouse. Le juge des référés a rejeté la demande d'expertise, estimant qu'elle était dépourvue d'utilité car la requête indemnitaire au fond serait manifestement prescrite. En effet, la décision de rejet de la demande indemnitaire préalable, notifiée le 22 mai 2017, mentionnait correctement les voies et délais de recours, et Mme C... n'a pas saisi le tribunal dans le délai de deux mois ni la commission régionale de conciliation et d'indemnisation pour le suspendre. La solution retenue est fondée sur les articles R. 532-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Avocat : MASCARAS LAURENT
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502967
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B..., propriétaire d'un immeuble à Saint-Lys, d'une demande d'expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer l'origine des désordres (infiltrations) qu'il attribue à des travaux publics réalisés en 2007 par la communauté d'agglomération. La collectivité s'est opposée à la demande en soulevant la prescription de la créance. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que les faits étaient déjà suffisamment documentés par plusieurs expertises amiables et contradictoires réalisées entre 2010 et 2021, qui identifiaient l'origine des désordres et chiffraient les travaux de reprise. En conséquence, la mesure d'expertise sollicitée a été jugée dépourvue d'utilité au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL DEPUY AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506329
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la demande de la SAS Evauto, qui sollicitait une expertise économique pour évaluer le préjudice subi en raison des travaux de la ligne C du métro. Le juge des référés estime que la mesure d’expertise n’est pas utile, car les travaux n’affectent ni la circulation ni les accès au commerce de la requérante. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’expertise à son utilité pour un litige potentiel.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507467
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise économique à la demande de la SASU Tabascos afin d'évaluer le préjudice commercial subi du fait des travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. La juridiction a considéré cette mesure utile au bon fonctionnement de la justice, l'absence de mémoire en défense de Tisséo valant acquiescement aux faits. L'expert devra déterminer si la baisse de chiffre d'affaires est imputable aux travaux et chiffrer le préjudice sur la période allant du 1er janvier 2026 jusqu'à la fin des travaux impactant l'exploitation. Cette décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508091
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise économique à la demande de la SAS Héma France. Cette société, qui exploite un commerce à proximité du chantier de la ligne C du métro, souhaite évaluer le préjudice économique résultant des travaux menés par Tisséo Ingénierie. La solution retenue fait droit à la requête, l’expertise étant jugée utile pour le bon fonctionnement de la justice, et ce sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. L’expert désigné devra notamment analyser l’évolution du chiffre d’affaires et chiffrer la perte de marge sur coût variable, avec des rapports périodiques jusqu’à la fin des travaux.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508119
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise économique à la demande de la SAS Joy4, qui exploite un commerce impacté par les travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. La requérante sollicitait cette mesure pour évaluer le préjudice commercial subi depuis le 1er juin 2025. Le juge a fait droit à la demande, considérant l’expertise utile pour le bon fonctionnement de la justice, et a désigné un expert avec une mission détaillée d’évaluation du préjudice. Cette décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’ordonner toute mesure utile d’expertise.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304286
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme D... et de sa fille, Mme F..., visant à obtenir réparation des préjudices résultant de l’administration d’Ilomédine au CHU de Bordeaux en mars 2019, à l’origine d’un accident vasculaire cérébral. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions indemnitaires, estimant que la prescription et l’administration du médicament n’étaient pas constitutives de fautes, et que les conditions d’une indemnisation par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) au titre de la solidarité nationale n’étaient pas remplies. Il a également écarté le manquement à l’obligation d’information et le préjudice moral allégué par Mme F..., tout en mettant hors de cause le Dr E.... Les demandes fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : SELARL BIROT-RAVAUT ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303309
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B..., qui sollicitait l'indemnisation des dommages subis par son véhicule le 27 octobre 2022, après qu'une borne escamotable automatique soit remontée sur le quai des Queyries à Bordeaux. Le tribunal a rejeté la requête dirigée contre Bordeaux Métropole, jugeant que la commune de Bordeaux était le maître d'ouvrage de la borne. Concernant la responsabilité de la commune, le tribunal a estimé que le lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage n'était pas établi, et que M. B. avait commis une faute en ne tenant pas compte du feu de signalement rouge clignotant de la borne, ce qui exonérait totalement la commune de sa responsabilité. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. B... ont été rejetées, ainsi que ses demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PETARD
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302644
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la famille B... pour obtenir réparation des préjudices subis par M. I... B... à la suite d'une infection nosocomiale contractée lors d'une intervention chirurgicale au CHU de Bordeaux le 17 juillet 2017. Dans la première instance (n°2302644), les requérants demandaient la condamnation de l'ONIAM sur le fondement de la solidarité nationale (articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique), mais l'ONIAM a été mis hors de cause car le déficit fonctionnel permanent de M. B..., inférieur à 25%, ne remplissait pas les conditions de gravité requises. Dans la seconde instance (n°2500413), les requérants se sont retournés contre le CHU de Bordeaux, sans que la décision finale sur le fond ne soit précisée dans l'extrait fourni. Le tribunal a donc examiné la responsabilité de l'établissement de santé pour l'infection nosocomiale, sans retenir celle de l'ONIAM.
Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306744
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Beazley Furlonge Limited, qui contestait un titre exécutoire émis par l'ONIAM pour un montant de 14 586,39 euros. Le tribunal a jugé que la société, en tant qu'assureur du centre hospitalier d'Arcachon, était tenue de rembourser à l'ONIAM les indemnités versées à un patient victime d'une infection nosocomiale, sur le fondement des articles L. 1142-1 et L. 1142-15 du code de la santé publique. La solution retenue confirme la validité du titre exécutoire et la responsabilité de l'assureur, rejetant l'ensemble des moyens soulevés par la requérante.
Avocat : SELARL BIROT - RAVAUT AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400045
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par des riverains demandant le déplacement d’une tyrolienne municipale et l’indemnisation de leurs préjudices (nuisances sonores, perte d’intimité). La requête a été rejetée. Le tribunal a jugé que la décision de refus de la commune du 19 décembre 2023 avait pour seul objet de lier le contentieux, rendant inopérants les moyens tirés de son illégalité. Il a également estimé que les requérants ne justifiaient pas de troubles anormaux excédant ceux que doivent supporter les riverains d’un ouvrage public, et qu’aucune faute n’était imputable au maire dans l’exercice de ses pouvoirs de police.
Avocat : SELARL PHELIP ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400235
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, était saisi par M. C... d’une demande d’indemnisation pour un préjudice subi le 13 juin 2021, lorsqu’il a été blessé en marchant sur un terrain appartenant au Grand Port Maritime de Bordeaux. Le tribunal a examiné la nature du terrain et a jugé, sur le fondement de l’article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques, qu’il ne s’agissait pas d’un ouvrage public ni d’un bien affecté à l’usage direct du public, mais d’une dépendance du domaine privé. Par conséquent, le tribunal a retenu que la juridiction administrative était incompétente pour connaître du litige, rejetant ainsi la requête de M. C....
Avocat : RAIMBAULT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600444
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur demande du maire de Monsempron-Libos, a désigné un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette décision fait suite à un constat de péril imminent concernant un immeuble abandonné et dégradé, présentant un risque de chute de tuiles pour la sécurité publique. L'expert devra, sous vingt-quatre heures, décrire l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures conservatoires. La solution retenue est la nomination d'un expert pour éclairer la commune avant un éventuel arrêté de mise en sécurité.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600644
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur demande du maire de Mérignac, a désigné un expert pour constater l'état de péril imminent d'un immeuble abandonné et dégradé, dont la façade menace de s'effondrer. La décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge des référés de nommer un expert avant un éventuel arrêté de mise en sécurité. L'expert devra décrire l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures provisoires dans un délai de vingt-quatre heures.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303919
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la société Acorus Marteau contestant les contributions spéciale et forfaitaire de réacheminement mises à sa charge par l'OFII pour l'emploi de cinq salariés étrangers sans titre de séjour sur un chantier à Sète en 2017. Le tribunal a jugé que la prescription n'était pas acquise et que la décision était suffisamment motivée. Il a estimé que la société, en tant que donneur d'ordre, avait manqué à son obligation de vigilance en ne vérifiant pas la régularité des salariés de son sous-traitant, et que sa bonne foi n'était pas établie. La solution s'appuie sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur version applicable avant l'abrogation par la loi du 26 janvier 2024.
Avocat : CABINET CL AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600448
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Bédarieux visant à prévenir les risques liés à la démolition d’un immeuble. La juridiction a désigné un expert pour constater l’état des immeubles voisins avant travaux, sur le fondement des articles R. 531-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative. La solution retenue est une mesure d’expertise utile pour préserver les droits des parties, sans préjuger des responsabilités.
Avocat : SELARL VPNG AVOCATS