Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602593

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée, avait procédé à un examen sérieux de sa situation et ne méconnaissait pas les exigences des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile concernant la vulnérabilité. La demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle a été accordée en raison de l’urgence.

Avocat : BLANC

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602602

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son arrêté de remise aux autorités espagnoles. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les autorités françaises n'avaient pas méconnu les dispositions du règlement Dublin (UE n° 604/2013), notamment ses articles 10 et 17, l'Espagne étant l'État membre responsable de l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a appliqué le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier son article L. 572-1, et a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : BLANC

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602622

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme B..., ressortissante angolaise, visant l'annulation d'un arrêté de reconduite à la frontière vers le Portugal pris au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment en raison de la délégation de signature régulière, d'une motivation suffisante et du respect des procédures prévues par le règlement (UE) n° 604/2013 et l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a toutefois prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence.

Avocat : GERIN

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603241

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune d'Echirolles en désignant un expert pour évaluer un bâtiment menaçant ruine. La juridiction a appliqué les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, qui encadrent cette procédure d'urgence. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, vérifier l'existence d'un péril imminent et proposer les mesures de sécurité nécessaires.

25 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2202205

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un litige contractuel entre la société La Cité et un groupement de coopération sanitaire (GCS) concernant l'application de pénalités dans le cadre d'un bail emphytéotique hospitalier. Le tribunal a jugé que la procédure de recouvrement des pénalités par le GCS était irrégulière, notamment en raison de l'absence de titre exécutoire ou de recette préalablement émis, méconnaissant ainsi les stipulations contractuelles et les dispositions du décret du 7 novembre 2012. En conséquence, il a annulé le titre exécutoire litigieux et a condamné le GCS à rembourser les sommes perçues, tout en rejetant sa demande reconventionnelle en réparation de préjudice.

Avocat : SARL ARCHYS

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209790

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que le ministre de l'intérieur, en vertu de son large pouvoir d'appréciation (article 48 du décret du 30 décembre 1993 et article 21-15 du code civil), a pu légalement fonder sa décision sur des faits de violence datant de 2014, considérés comme ni anciens ni dépourvus de gravité. Les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 21-27 du code civil, sont écartés comme inopérants ou sans incidence.

Avocat : TRAORE

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212689

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que la décision du ministre de l'intérieur du 5 septembre 2022, prise sur recours administratif préalable, se substituait à celle du préfet et était suffisamment motivée. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 45 et 48 du décret du 30 décembre 1993, rappelant le pouvoir discrétionnaire du ministre pour apprécier l'intérêt à accorder la naturalisation.

Avocat : BERNARD

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212709

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision du ministre de l'intérieur du 8 septembre 2022, statuant sur le recours administratif préalable, se substituait à la décision préfectorale initiale et était régulière. Il a notamment écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et du respect des procédures d'instruction, en application des articles du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : BERBAGUI

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310925

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a été saisi par le département de Maine-et-Loire pour obtenir réparation suite à l'installation d'un ascenseur défectueux dans un collège. Le tribunal a retenu la responsabilité solidaire des sociétés Camille Ascenseur (constructeur), Ascaudit (contrôle) et Eko (certification) pour les travaux de remplacement, en application des règles de la garantie de parfait achèvement et des obligations des marchés publics. Il a condamné les sociétés à payer solidairement 70 200 euros pour les travaux de réparation, mais a rejeté la demande d'indemnisation de 10 000 euros pour préjudice d'utilisation, considérant ce chef de préjudice non justifié.

Avocat : ARMEN - NANTES

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312789

**Sujet principal :** Litige contractuel entre une commune et une entreprise de BTP concernant des désordres (fuites d'eau, installation non conforme) sur des travaux de plomberie dans une salle de sport municipale. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la majeure partie des demandes de la commune. Il juge que les défauts allégués (mitigeur non isolé, modèle non conforme) relèvent de la garantie de parfait achèvement, qui est prescrite, ou ne sont pas établis comme étant à l'origine du préjudice. La demande de paiement d'une facture par l'entreprise est également rejetée. **Textes appliqués :** Le jugement s'appuie sur les règles du droit des marchés publics, notamment concernant la prescription de la garantie de parfait achèvement après la réception définitive des travaux (article 1792-6 du code civil, applicable par référence).

Avocat : SELARL BOIZARD - GUILLOU

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313155

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société OGF visant à annuler un titre exécutoire de 93 092,43 € émis par la commune de Saint-Nazaire pour des travaux de remise en état d'un crématorium. Le tribunal a jugé que la créance était fondée en principe et en montant, considérant que les obligations contractuelles de la société, issues d'un contrat de concession, incluaient la remise en bon état de fonctionnement des équipements à l'expiration du contrat. La fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête a été écartée, la commune n'ayant pas rapporté la preuve de la notification du titre.

Avocat : CABANES - NEVEU

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2412143

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale judiciaire pour évaluer la prise en charge d'un patient au CHU de Nantes et les préjudices qu'il estime avoir subis suite à une ischémie aiguë du membre inférieur droit. Le juge a considéré que cette mesure était utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consistera à déterminer si les soins ont été conformes aux règles de l'art et à évaluer les préjudices.

Avocat : SELARL BIROT-MICHAUD-RAVAUT

25 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2417711

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus implicite de titre de séjour et l'arrêté préfectoral de 2024 (retrait d'attestation d'asile et obligation de quitter le territoire). La juridiction a estimé que les décisions contestées n'étaient entachées ni d'un défaut de motivation, ni d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SMATI

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419771

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi de trois requêtes en excès de pouvoir visant à annuler des arrêtés préfectoraux de Maine-et-Loire du 4 novembre 2024. Ces arrêtés retiraient les attestations de demande d'asile de trois requérants et leur notifiaient une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'un pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales.

Avocat : ROULLEAU

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419965

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral de novembre 2024 lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et a estimé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était légale au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment après le rejet définitif de sa demande d'asile. Les moyens invoqués, fondés sur la Convention européenne des droits de l'homme ou une erreur d'appréciation, n'ont pas été retenus.

Avocat : L'HELIAS

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2420067

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus était légalement motivé, que le préfet avait examiné la situation personnelle du requérant, et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée au regard des conditions strictes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés du défaut de motivation et de l'absence de base légale pour l'obligation de quitter le territoire ont également été écartés.

Avocat : SCHAUTEN

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601294

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de réexamen de sa situation administrative. La juridiction a estimé que la naissance de son enfant français ne constituait pas, en l'espèce, un élément nouveau justifiant un tel réexamen, compte tenu notamment de son entrée irrégulière et de son non-respect d'une précédente assignation à résidence. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HILMY

25 mars 2026• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603253

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Suisse au titre du règlement Dublin III. La juridiction estime que la décision, signée par une autorité délégataire compétente, est suffisamment motivée au regard de l'article L. 572-1 du CESEDA et du règlement (UE) n° 604/2013. Elle écarte également les griefs relatifs à une méconnaissance des droits procéduraux et des garanties fondamentales.

Avocat : BEARNAIS

25 mars 2026• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603254

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., un demandeur d'asile somalien, qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Autriche au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que le préfet de Maine-et-Loire n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation, notamment en ne mettant pas en œuvre la clause discrétionnaire de prise en charge prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La décision s'appuie sur le droit de l'Union européenne, en particulier le règlement Dublin III, et écarte les moyens invoqués par le requérant relatifs à ses droits procéduraux et à sa situation personnelle.

Avocat : DAHANI

25 mars 2026• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603313

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. D... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que la décision attaquée a été prise par une autorité compétente, en l'occurrence un directeur territorial dûment habilité par délégation. Il considère également que l'OFII a procédé à l'évaluation de la vulnérabilité du requérant conformément aux articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Avocat : CESSE

25 mars 2026• - Etrangers - 15 jours