Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305469

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme E... d’une demande d’indemnisation pour des préjudices subis suite à deux interventions chirurgicales au centre hospitalier universitaire de Bordeaux, notamment un oubli de fils non résorbables et une exérèse non consentie du mamelon. La requérante invoque la responsabilité pour faute de l’établissement sur le fondement de l’article L. 1142-1 I du code de la santé publique, un défaut d’information et un défaut de consentement, ainsi qu’une infection nosocomiale. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais la décision a été rendue par la 5ème chambre en formation collégiale. Les textes appliqués incluent les articles L. 1142-1, L. 1111-2, R. 4127-35 du code de la santé publique et l’article 16-3 du code civil.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

27 janvier 2026• 5ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404635

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... contestant le retrait d'une subvention de l'Anah pour des travaux énergétiques, accordée en 2013 et soldée en 2017, après la vente du logement en 2021. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure faute de saisine de la commission des recours prévue à l'article R. 321-6-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que cette commission n'avait pas à être consultée, car la décision de retrait et de reversement ne constituait pas une sanction mais une simple reprise d'une aide indûment perçue, et que la procédure contradictoire avait été respectée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de l'Anah fondée sur les articles R. 321-5 et R. 321-21 du même code.

Avocat : AVALLONE

27 janvier 2026• 6ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303342

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C... et Mme B... de deux requêtes visant à faire reconnaître l'emprise irrégulière d'ouvrages publics d'éclairage (candélabre, armoire électrique) implantés par la commune de Rezé et Nantes Métropole sur leurs parcelles, et à obtenir leur déplacement sous astreinte. Les requérants demandaient également l'annulation partielle d'un certificat d'urbanisme opérationnel et d'un certificat d'alignement. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant notamment que les conclusions relatives à l'emprise étaient irrecevables faute de décision préalable de refus, et que les moyens dirigés contre les certificats n'étaient pas fondés. Cette solution s'appuie sur les règles de recevabilité du code de justice administrative et les principes régissant l'occupation du domaine public.

Avocat : SELARL THOMAS TINOT

27 janvier 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311968

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de l'association Le Mans Métropole Environnement et d'autres requérants demandant l'annulation de l'arrêté du préfet de la Sarthe du 14 avril 2023, qui autorisait l'enregistrement d'un entrepôt logistique au titre des installations classées pour la protection de l'environnement. Le tribunal a retenu un vice de procédure substantiel, à savoir l'absence de consultation des communes de Fay et de Pruillé-le-Chétif, situées dans le périmètre d'un kilomètre du site, en méconnaissance des articles R. 512-46-11 et L. 512-7-3 du code de l'environnement. En conséquence, le tribunal a sursis à statuer et accordé un délai de cinq mois au préfet pour régulariser la procédure en sollicitant l'avis de ces communes, sans suspendre l'exécution de l'arrêté attaqué. Les autres moyens soulevés par les requérants, notamment ceux relatifs à l'absence d'évaluation environnementale et à l'insuffisance du dossier, n'ont pas été retenus comme fondés.

Avocat : DS AVOCATS PARIS

27 janvier 2026• 1ère Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303591

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. et Mme D... qui sollicitaient la condamnation de la commune de Saint-Etienne-le-Molard à leur verser 14 000 euros en réparation des préjudices causés par l’arrêté du 18 novembre 2019 refusant leur permis de construire. Le tribunal a estimé que l’arrêté n’était entaché d’aucune illégalité fautive, la signature par le premier adjoint étant régulière et la motivation suffisante. Il a également jugé que le certificat d’urbanisme positif délivré antérieurement ne créait pas de droit acquis et que le refus était fondé sur les dispositions du code de l’urbanisme. En conséquence, la responsabilité de la commune n’étant pas engagée, les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : LUCQUET

27 janvier 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405076

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B... contestant son imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu et aux contributions sociales pour 2013, résultant d'un complément de prix perçu lors de la cession de titres. L'administration fiscale avait requalifié ce complément en traitements et salaires, estimant qu'il s'agissait d'une rémunération. Le tribunal a jugé que le complément de prix, versé en contrepartie d'une garantie d'actif et de passif spécifique et distincte des déclarations limitées du contrat de cession, constituait un élément du prix de cession des titres et non une rémunération salariale. En conséquence, il a prononcé la décharge des cotisations supplémentaires et des pénalités correspondantes, en application des articles 79 et 82 du code général des impôts.

Avocat : BSI AVOCATS

27 janvier 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405079

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B... contestant son assujettissement à l'impôt sur le revenu et aux contributions sociales au titre de 2013, suite à la requalification par l'administration fiscale d'un complément de prix perçu lors de la cession de titres en un complément de salaire. Le requérant soutenait que cette somme, versée en vertu d'une garantie d'actif et de passif distincte de l'acte de cession, constituait un complément de prix relevant du régime des plus-values et non des traitements et salaires. Le tribunal a rejeté la demande de décharge, considérant que l'administration avait correctement appliqué les articles 79 et 82 du code général des impôts en qualifiant ce complément de rémunération imposable dans la catégorie des traitements et salaires.

Avocat : BSI AVOCATS

27 janvier 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405111

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A... contestant son imposition à l'impôt sur le revenu et aux contributions sociales au titre de l'année 2013. Le litige portait sur la qualification fiscale d'un complément de prix perçu lors de la cession de titres, que l'administration avait requalifié en traitements et salaires. Le tribunal a jugé que ce complément, versé en rémunération d'une garantie d'actif et de passif distincte du contrat de cession initial, constituait un gain en capital imposable comme une plus-value de cession de valeurs mobilières, et non un salaire. En conséquence, il a prononcé la décharge des impositions supplémentaires et des pénalités correspondantes, en application des articles 79 et 82 du code général des impôts.

Avocat : BSI AVOCATS

27 janvier 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405112

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B... contestant son assujettissement à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2013, résultant de la requalification par l'administration fiscale d'un complément de prix perçu lors de la cession de titres en un complément de salaire. Le requérant soutenait que cette somme constituait la rémunération d'une garantie d'actif et de passif, distincte de son activité salariale, et non un traitement imposable. Le tribunal a rejeté la demande de décharge, considérant que l'administration avait correctement appliqué les articles 79 et 82 du code général des impôts en estimant que le complément de prix était lié à la qualité de dirigeant et de salarié du requérant au sein du groupe cédé.

Avocat : BSI AVOCATS

27 janvier 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405479

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B... contestant son imposition à l'impôt sur le revenu et aux contributions sociales au titre de l'année 2013, suite à la perception d'un complément de prix lors de la cession de titres. Le litige portait sur la qualification de cette somme : l'administration l'avait requalifiée en traitement et salaire, tandis que le requérant soutenait qu'il s'agissait d'une rémunération d'une garantie d'actif et de passif, distincte de son activité salariée. Le tribunal a rejeté la demande de décharge, considérant que le complément de prix était lié à la qualité de dirigeant et d'associé du requérant, et non à une garantie autonome, le rattachant ainsi à la catégorie des traitements et salaires conformément aux articles 79 et 82 du code général des impôts.

Avocat : BSI AVOCATS

27 janvier 2026• 4ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317888

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la SAS Diet Consult contestant des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour l'exercice 2018. La société invoquait notamment le dépassement de la durée légale de vérification de comptabilité prévue à l'article L. 52 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a retenu que la date de début des opérations de vérification était le 9 décembre 2021, et non une date antérieure, faute pour l'administration d'en justifier. En conséquence, le tribunal a jugé que la durée de la vérification n'avait pas excédé le délai légal de trois mois et a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, confirmant ainsi les impositions supplémentaires et les pénalités.

Avocat : CABINET MB AVOCATS (AARPI)

27 janvier 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-1909663

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de M. B... qui sollicitait la déduction de ses revenus imposables d'une pension alimentaire de 5 039 euros versée en 2018 à ses beaux-parents. La juridiction a estimé que l'état de besoin des ascendants n'était pas suffisamment établi et que les dépenses engagées, notamment pour les enfants majeurs de ces derniers, ne relevaient pas de l'obligation alimentaire prévue aux articles 205 à 211 du code civil. Le tribunal a également jugé que les justificatifs produits ne démontraient pas la réalité des versements effectués à titre de pension alimentaire déductible au sens de l'article 156 du code général des impôts.

Avocat : CABINET LARA

27 janvier 2026• 9ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306863

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté les requêtes de la SCI D... Parc Loisir contestant deux arrêtés municipaux de Villiers-Saint-Frédéric liquidant des astreintes pour non-respect d'une mise en demeure de remédier à des dépôts de déchets et exhaussements illicites sur son terrain. La société invoquait notamment l'absence de motivation, le non-respect du contradictoire et l'illégalité des procès-verbaux fondant les astreintes. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des arrêtés pris sur le fondement des articles L. 541-3 du code de l'environnement et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. La demande de la SCI a été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET ARVIS AVOCATS

27 janvier 2026• 9ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510917

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Yvelines. Le tribunal a estimé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : MARTIN-PIGEON

27 janvier 2026• 9ème chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2401879

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. B... d'un recours en plein contentieux contre la décision de la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) de l'Aisne du 3 mai 2024 confirmant la réduction de 50 % de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) pour un mois. Le requérant invoquait sa situation de surendettement et des difficultés personnelles. Le tribunal a rejeté sa demande, en application des articles L. 262-35 et L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, au motif que le non-respect des stipulations du contrat d'engagements réciproques justifiait la sanction prise par le président du conseil départemental.

27 janvier 2026• CHAMBRE PRESIDENT
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2402423

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise de sa dette de prime d’activité (357,10 €) pour novembre et décembre 2023. La requérante, qui avait tardivement déclaré son concubinage, ne pouvait être considérée comme isolée. Le tribunal a jugé le bien-fondé de l’indu établi sur le fondement des articles L. 842-1, L. 843-1 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, ainsi que de l’article 515-8 du code civil.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

27 janvier 2026• CHAMBRE PRESIDENT
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 511415

Avocat : JAEGER

26 janvier 2026ECLI:FR:CEORD:2026:511415.20260126• Juge des référés
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600002

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... en raison de l'inexécution d'une précédente ordonnance du 28 novembre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant le défaut d'exécution, non contesté par le préfet, le juge a considéré qu'il s'agissait d'un élément nouveau justifiant la modification de la mesure initiale. En conséquence, il a assorti les deux injonctions d'une astreinte de 200 euros par jour de retard, avec des délais différents pour leur exécution.

Avocat : HELALIAN

26 janvier 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2514926

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de M. A... contestant un indu total de 877,99 euros d’allocation de logement sociale et d’aide personnalisée au logement. Le requérant soutenait que le calcul de ses droits devait tenir compte de ses indemnités journalières pour accident du travail, partiellement imposables avant juillet 2024. Le tribunal a jugé que le moyen n’était pas fondé, sans préciser les textes appliqués dans l’extrait fourni, mais en se référant au code de la construction et de l’habitation et au code de la sécurité sociale. La décision confirme le bien-fondé de l’indu et rejette l’ensemble des conclusions de M. A....

Avocat : SELARL VERPONT AVOCATS

26 janvier 2026• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2513662

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du 6 juin 2025 de la commission de médiation du Val-d’Oise. Cette commission avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social, au motif que sa demande datait de moins de cinq ans (délai non anormal dans le département) et que ses conditions d’hébergement ne justifiaient pas une urgence. Le tribunal a écarté les moyens de la requérante, jugeant la décision suffisamment motivée et non entachée d’erreur manifeste d’appréciation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : HAIK

26 janvier 2026• Pole Social (JU)