Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603733
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête de Mme C... qui demandait une mesure utile pour connaître le statut de son recours contre un refus de visa. Le juge estime que la demande est irrecevable, car une décision implicite de rejet est déjà intervenue et qu'une injonction y ferait obstacle, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600672
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à enjoindre à la caisse d'allocations familiales de procéder au versement provisoire de ses prestations. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas établi le caractère utile de sa demande, faute de préciser la date de sa saisine de la caisse, ni justifié d'une situation d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet d'une requête manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601186
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au maire d'Acquigny d'installer un colombarium communal et à accorder une indemnisation pour préjudice moral. Le juge a estimé que l'ordonnance sollicitée ferait obstacle à l'exécution du refus implicite du maire, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également rappelé que le juge des référés statuant sur ce fondement n'est pas compétent pour accorder des indemnités.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602509
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un titre de séjour à une ressortissante guinéenne, malgré une décision favorable antérieure non exécutée. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, due aux conséquences préjudiciables du retard, et a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par l'administration. Il a également prononcé une astreinte et accordé l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante.
Avocat : MERIENNE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600522
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé à un étranger dont la demande de renouvellement de titre de séjour complète était instruite sans suite. Le juge a estimé que l'absence de ce document, malgré un dossier complet, créait une situation d'urgence justifiant l'injonction, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La demande d'astreinte a été rejetée.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601427
Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de la société ATHEA comme manifestement irrecevable. Le tribunal constate que le recours, dirigé contre une décision fiscale du 6 octobre 2025, a été introduit hors du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600250
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé la décision du préfet refusant d'enregistrer la liste « Gourbeyre Autrement » pour les élections municipales. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant qu'une candidate figurait simultanément sur deux listes, alors qu'elle avait clairement et préalablement manifesté son retrait de la première liste. La décision s'appuie sur les articles L. 263 et L. 265 du code électoral relatifs à l'interdiction de candidatures multiples et aux conditions de dépôt des listes.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600772
Sujet principal : Recours contre le refus d'enregistrement d'une liste de candidature pour les élections municipales à Dembéni (Mayotte). Juridiction : Tribunal Administratif de Mayotte (siégeant au Tribunal Administratif de La Réunion). Solution retenue : Le tribunal a rejeté la requête de Mme E..., estimant qu'aucune décision de refus de dépôt n'avait été prise et que le dossier de candidature n'était pas complet. Textes appliqués : Articles L. 260, L. 264 et L. 265 du code électoral relatifs aux conditions de dépôt des listes électorales.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600726
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'éloignement sans délai. Le juge estime que l'urgence est caractérisée mais que l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'est pas manifestement illégale, notamment au regard d'une condamnation pénale du requérant. La décision s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600729
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à suspendre un arrêté d'éloignement et à obtenir le retour sur le territoire d'un ressortissant comorien. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Concernant la demande d'injonction de retour, la juridiction a considéré qu'elle n'était pas compétente pour en connaître dans le cadre de la procédure de référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), cette demande relevant du plein contentieux.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600730
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'éloignement et d'injonction de retour formulée par un ressortissant comorien. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant était déjà éloigné au moment de l'enregistrement de sa requête, rendant impossible la sauvegarde effective d'une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600731
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a suspendu l'exécution d'un arrêté d'éloignement sans délai pris à l'encontre d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), au regard des attaches anciennes et familiales du requérant à Mayotte. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600743
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'éloignement sans délai. Le juge estime que l'atteinte alléguée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'est pas manifestement illégale, notamment au regard du casier judiciaire défavorable du requérant. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est en revanche accordée.
Avocat : AHAMADA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600745
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a examiné la demande d'un ressortissant comorien éloigné de Mayotte. Le juge a constaté que le préfet avait déjà organisé le retour du requérant, rendant cette demande sans objet. Cependant, il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour à l'arrivée de l'intéressé, et a condamné l'État à lui verser 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et les règles de procédure du référé-liberté (article L. 521-2 du CJA).
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600746
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'éloignement. Le juge a estimé que l'éloignement du requérant, malgré ses allégations d'ancrage familial et professionnel à Mayotte, ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme. La décision a été rendue en application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : DJAFOUR NACIMA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600747
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté d'éloignement pris à l'encontre d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et que l'éloignement porterait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 511-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600748
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'éloignement et d'interdiction de retour du territoire. Le juge estime que le requérant, bien que faisant état d'une situation d'urgence, ne démontre pas par les pièces produites l'ancienneté et la réalité de ses attaches familiales à Mayotte. Par conséquent, il ne caractérise pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : KALED
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602586
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé d'une ressortissante ougandaise majeure, ancienne titulaire d'un visa de long séjour, qui demandait l'injonction au préfet de lui permettre de déposer une demande de carte de séjour via la solution de substitution prévue par l'arrêté du 1er août 2023. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour une telle injonction. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-2, et son arrêté d'application du 1er août 2023.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603404
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du sous-préfet d'Istres refusant de délivrer un récépissé définitif de candidature pour une élection municipale. La juridiction a jugé que le contrôle préfectoral, limité par l'article L. 265 du code électoral, ne permet pas de vérifier les conditions d'éligibilité de l'article L. 231, qui s'apprécient à la date du scrutin. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande de la requérante et a enjoint au sous-préfet de délivrer le récépissé.
Avocat : BLUTEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602950
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de suspension en référé de l'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence, au regard de la gravité et du caractère répété des infractions commises sur une courte période, qui révèlent un comportement dangereux justifiant des exigences de sécurité routière. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et une appréciation des dispositions du code de la route.