Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602769
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de La Ricamarie en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire examiner un bâtiment présentant un danger pour la sécurité publique. La mission de l'expert, dont les modalités sont précisées par l'ordonnance, est de constater l'état de l'immeuble, de vérifier l'existence d'un danger imminent et de proposer les mesures nécessaires pour y remédier.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510926
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'expertise médicale et d'une provision sur une demande d'indemnisation par un usager victime d'un accident sur une route départementale. Le juge a rejeté la demande de provision au titre de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, estimant que les conditions de gravité et d'urgence n'étaient pas établies. En revanche, il a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du CJA pour éclairer le juge du fond sur l'étendue des préjudices.
Avocat : BAGHDASARIAN CHARLES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400557
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concernait la contestation de l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et d'un retrait de points. La juridiction a retenu que le recours contentieux était tardif, la décision litigieuse ayant été régulièrement notifiée le 13 août 2022, ce qui rendait irrecevable la demande d'annulation formée bien après l'expiration du délai de deux mois prévu par les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Avocat : SCP ABCG - ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507668
**Sujet principal** : Demande d'indemnité par une AESH (Accompagnant des Élèves en Situation de Handicap) au titre du décret n° 2015-1087 relatif aux sujétions particulières en zone REP+. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (ordonnance du président de la 6ème chambre). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable pour défaut de délai. Le recours, formé le 2 juin 2025, est tardif car le délai de deux mois pour contester la décision implicite de rejet née du silence de l'administration avait expiré le 2 mai 2024. **Textes appliqués** : Articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative (délais de recours) et article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration (excluant l'application de certaines garanties procédurales aux agents publics).
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202490
Le Tribunal Administratif de Toulon a jugé un recours en plein contentieux visant l'annulation d'une suspension de fonctions d'un adjoint de sécurité de la police nationale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision préfectorale du 4 mars 2021 n'était pas entachée d'incompétence, son signataire ayant agi en vertu d'une délégation régulièrement publiée. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la sécurité intérieure et du décret du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de l'État.
Avocat : BEN HASSINE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301200
**Sujet principal** : Contestation par une SARL de la réduction de son crédit d'impôt en faveur des métiers d'art (CIMA) et des suppléments d'impôt sur les sociétés qui en ont découlé pour les années 2018 à 2020 (et 2021 dans une seconde requête). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre). **Solution retenue** : La décision finale n'est pas explicitement indiquée dans l'extrait fourni. Le litige porte sur la recevabilité de la requête (l'administration la contestant pour défaut de réclamation préalable) et sur le fond concernant l'éligibilité au CIMA. Le tribunal devra statuer sur ces deux points. **Textes appliqués** : L'article 244 quater O du code général des impôts (CGI) définissant le CIMA, et l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales concernant l'obligation de réclamation préalable. La doctrine administrative (BOFIP) et la jurisprudence (notamment de la CAA de Nantes) sont également invoquées par les parties.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301967
**Sujet principal** : Demande de remboursement d'un crédit de TVA par une SCI portant sur l'achat de mobil-homes pour une activité de location. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la SCI. Il considère que l'activité de location de mobil-homes, même avec des services annexes prévus, n'était pas effectivement exercée avec des prestations para-hôtelières au moment des faits générateurs, relevant ainsi d'une exonération de TVA. Par conséquent, la société n'avait pas droit à la déduction de la TVA grevant ces achats. **Textes appliqués** : Articles 256, 261 D (4°), 271 du Code général des impôts et articles 205, 206 de son Annexe II, relatifs au champ d'application, à l'exonération et aux règles de déduction de la TVA.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502752
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... visant à contester le rejet de sa demande de pension de réversion par la ministre des armées. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car, malgré une mise en demeure, la requérante n'a pas régularisé son dossier en produisant la décision attaquée et en justifiant d'une élection de domicile conforme. Cette décision de rejet est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 431-8 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603256
Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le caractère prématuré du recours contentieux contre le refus implicite de réinscription au RSA, car le recours administratif préalable obligatoire n'avait pas encore abouti à une décision implicite de rejet à la date de l'ordonnance. La juridiction applique les dispositions du code de justice administrative (articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 612-1) ainsi que celles de la loi de finances pour 2022 et du code de l'action sociale et des familles relatives à la procédure de recours amiable préalable.
Avocat : NAISSEH
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600728
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu les effets de l'arrêté du 25 février 2026 par lequel le préfet de Mayotte faisait obligation de quitter le territoire français sans délai à M. A..., ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte résultait de sa résidence continue à Mayotte depuis 2005, de sa scolarisation et de son insertion familiale auprès de sa mère en situation régulière et de ses frères et sœurs.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604034
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la demande d'injonction contre le ministre de l'intérieur. Le juge considère que l'urgence n'est pas caractérisée, car les autorités consulaires françaises ont déjà fourni aux autorités émiraties, avant l'audience, la confirmation de l'authenticité des visas délivrés aux requérants. Dès lors, il n'existe plus de risque de refoulement imminent vers l'Afghanistan justifiant une mesure d'injonction.
Avocat : BENVENISTE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600735
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français sans délai et l'interdiction de retour d'un an prononcées par le préfet de Mayotte le 26 février 2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais que la requérante ne justifiait pas d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), faute de preuves suffisantes de l'ancienneté de son séjour à Mayotte et de la réalité de ses attaches familiales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais d'instance.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600727
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 février 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le requérant avait déjà été éloigné de Mayotte avant l'audience, rendant sans objet ses demandes principales de suspension et d'injonction. Il a également estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie pour les conclusions subsidiaires visant à organiser son retour, et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de ses enfants.
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600723
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de Mayotte. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, mais a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), faute pour le requérant de démontrer une insertion stable et durable à Mayotte. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600716
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... demandant la suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de Mayotte le 25 février 2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de l'ancienneté de son séjour à Mayotte ni de la réalité de ses attaches familiales, et n'établissant pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais d'instance.
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600718
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante comorienne, pour suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à son encontre. La requérante invoquait une atteinte grave à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), en raison de sa présence à Mayotte depuis 2020 et de la naissance de ses enfants sur l'île. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence était certes remplie, mais que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations conventionnelles précitées.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600757
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante malgache, qui demandait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. La juge a estimé que l'atteinte alléguée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE) n'était pas grave et manifestement illégale, faute pour la requérante de justifier de l'ancienneté de son séjour ou de liens familiaux suffisamment établis à Mayotte. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction contradictoire ni audience, en application de l'article L.522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600767
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L.521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant comorien, qui contestait l’obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le juge a estimé que l’atteinte alléguée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’était pas grave ni manifestement illégale, faute pour le requérant de justifier d’attaches familiales suffisantes à Mayotte et de l’absence de liens dans son pays d’origine. La condition d’urgence n’a pas été examinée, la requête étant manifestement mal fondée.
Conseil d'État — N° 513173
Avocat : SARLU TLA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2514799
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Batigere qui contestait des cotisations de taxe foncière pour 2017. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car introduite en août 2025, bien au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision de l'administration fiscale du 6 décembre 2018. Cette irrecevabilité, insusceptible de régularisation, a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, après application des dispositions du livre des procédures fiscales relatives aux délais de recours contentieux.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI FIONA