Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510161
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le juge a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de son entrée régulière en France, de son mariage avec une ressortissante française et de son activité professionnelle stable. La solution s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : DJELLOULI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510162
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, rejette la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant turc. La juridiction estime que la décision, prise par un adjoint dûment habilité, est régulière en compétence et suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaît pas les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : AKAR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510163
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction estime que le préfet a procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant et que le refus de séjour ne méconnaît pas l'article 6, 5) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, compte tenu de l'âge, de la situation familiale et de l'absence d'ancrage durable du requérant en France.
Avocat : KOUEVI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510166
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral, pris sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était régulier, notamment en écartant les moyens tirés d'un vice de compétence et d'un défaut d'examen particulier de sa situation. Les autres moyens, y compris ceux relatifs à la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été rejetés.
Avocat : CHARTIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603356
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'expulsion. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, un ressortissant marocain, ne sont pas propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, conformément à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : RAPPA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603426
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi en référé-suspension, a suspendu l'exécution du refus implicite de délivrer un certificat de résidence de dix ans à un ressortissant algérien, conjoint de Français. Le juge a retenu l'urgence en raison de la précarité administrative et économique du requérant, empêché de travailler, et un doute sérieux sur la légalité du refus au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : COLAS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604045
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour contraindre le préfet à délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande du requérant était complète et que l'urgence était caractérisée, le délai de quatre mois pour une décision implicite n'étant pas expiré. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande et a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer le récépissé dans un délai de 48 heures.
Avocat : BALDÉ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604046
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour à un ressortissant algérien. Le juge a estimé que le silence de l'administration, face à une demande complète et régulière, créait une situation d'urgence justifiant son intervention. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603936
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension d'une décision de préemption urbain. La SCI Jsquared, acquéreur évincé, n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision de l'EPF PACA. Le juge des référés a appliqué les conditions cumulatives de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans que l'urgence seule suffise à justifier la suspension.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE PARIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603946
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision de préemption urbain. La SCI Jsquared, acquéreur évincé, invoquait l'urgence présumée et un doute sérieux sur la légalité de la décision de l'EPF PACA, notamment quant à la compétence de l'auteur, à la réalité du projet et à son intérêt général. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision, appliquant les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 210-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : AARPI FRECHE ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604821
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour traiter une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant et délivrer un récépissé provisoire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il constate qu'un rejet implicite de la demande de renouvellement est né au plus tard le 28 février 2026, en application des délais légaux, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (procédure de référé et rejet pour absence d'urgence ou demande mal fondée), et articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délai et effets du silence de l'administration sur les demandes de titre de séjour étudiant).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604836
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour obtenir un récépissé ou une décision expresse sur une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la demande n'est pas recevable car elle cherche à faire obstacle à une décision implicite de rejet déjà formée. **Textes appliqués** : L'article L. 522-3 du code de justice administrative (rejet pour demande ne relevant pas manifestement de la compétence du juge des référés) et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA (décision implicite de rejet née du silence de l'administration au terme d'un délai de quatre mois).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604852
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en référé d'un étudiant étranger demandant l'examen de son renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le silence de la préfecture pendant 90 jours a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner les mesures sollicitées sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604944
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'un ressortissant syrien visant à obtenir une injonction, en référé, pour se voir délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail. Le juge estime que le silence gardé par le préfet pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, à laquelle il ne peut faire obstacle en procédure d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604951
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet d'instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire autorisant le travail. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet le 4 novembre 2025, à laquelle il ne peut faire obstacle en référé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 431-3, R. 431-12 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604962
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en procédure de référé, rejette la demande d'un ressortissant sénégalais visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur ses demandes de renouvellement a fait naître des décisions implicites de rejet. Il considère donc que l'urgence n'est pas caractérisée et que la demande est mal fondée, au regard des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et des articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604971
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, l'ordonnance sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne pouvait faire obstacle à cette décision de rejet.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605040
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Fontvieille. Le juge a ordonné la désignation d'un expert pour constater l'état d'un bâtiment présentant un risque pour la sécurité publique et proposer les mesures nécessaires. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative, relatifs à la procédure d'urgence en cas de péril imminent.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600545
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, fait droit à la demande de la collectivité de Corse de désigner un expert pour un constat préventif. Le juge estime utile, avant les travaux de reconstruction du pont du Poggio à Saint-Florent, de dresser un état descriptif des immeubles environnants afin de prévenir ou faciliter la résolution d'éventuels litiges liés aux dommages. Cette ordonnance est fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés de prescrire de telles mesures d'expertise lors de l'exécution de travaux publics.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600792
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande de suspension d'un permis de construire et de son permis modificatif, délivrés par le maire d'Auxerre pour l'extension d'une maison. Les juges ont estimé que les requérants, des voisins, n'avaient pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des arrêtés litigieux, notamment au regard des dispositions du code de l'urbanisme (article L. 152-4) invoquées concernant les dérogations pour l'accessibilité des personnes handicapées. La juridiction a également considéré que la condition d'urgence, requise pour une suspension en référé, n'était pas établie.
Avocat : SELARL BROCARD-GIRE