Jurisprudence administrative
384 134 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 134
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519049
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant dans son recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête, n'ayant pas répondu dans le délai imparti, est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La juridiction a ainsi mis fin à la procédure sans examen du fond.
Avocat : CALVO-PARDO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520361
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA) de sa requête initiale visant à obtenir le remboursement d'une indemnisation de l'université Paris-Cité. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorisent à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond.
Avocat : CABINET BOISSONNET, RUBI, RAFFIN, GIFFO (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600776
Le Tribunal administratif de Paris rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant à annuler une note éliminatoire obtenue à un concours. La juridiction estime que la note contestée, isolée, ne constitue pas une décision juridiquement détachable susceptible d'être attaquée séparément, seule la décision finale du jury pouvant faire l'objet d'un recours. La requête est donc jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601457
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui demandait l'annulation d'un refus implicite de désigner un médecin expert par la rectrice de l'académie de Paris. La juridiction estime que la requête est manifestement irrecevable car, à la date de son enregistrement, aucun délai de deux mois n'était encore écoulé depuis la demande de la requérante, de sorte qu'aucune décision implicite de rejet n'était encore formée. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours et applique le pouvoir de rejet par ordonnance prévu à l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537321
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un ancien vacataire contre Sorbonne Université. Le juge estime que les conclusions principales, qui demandaient des injonctions à l'administration (comme la requalification du contrat), sont manifestement irrecevables, car il ne lui appartient pas d'en adresser dans ce type de litige. Les conclusions indemnitaires sont également jugées irrecevables, l'agent n'ayant pas formé de réclamation préalable obligatoire, conformément aux articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600172
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a renvoyé l'affaire au Tribunal administratif de Limoges pour incompétence territoriale. Le litige principal concerne une demande de provision sur une indemnité de licenciement abusif d'un fonctionnaire. La juridiction a appliqué les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent la compétence au tribunal du lieu de la dernière affectation de l'agent, en l'occurrence Limoges.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600917
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'un arrêté ministériel accordant un congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS). **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Rejet de la requête pour tardiveté, celle-ci ayant été introduite hors du délai légal de recours contentieux. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables) et article R. 421-1 du même code, combiné avec l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration (délai de recours contentieux et interruption par recours administratif).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603834
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonctions présentée par une ressortissante américaine concernant la clôture de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la situation ne justifie pas une nouvelle mesure d'urgence, une précédente ordonnance ayant déjà suspendu la décision litigieuse et enjoint à l'administration de reprendre l'instruction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, relevant que l'exécution de l'ordonnance antérieure s'impose aux parties.
Avocat : IL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603862
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un rejet implicite d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui a attendu plusieurs années avant de solliciter un titre de séjour et a exercé une activité sans autorisation, n'établissait pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La condition d'urgence n'était pas remplie car la situation de précarité invoquée résultait en partie de son propre comportement.
Avocat : EL IDE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604111
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant bangladais visant à suspendre une décision implicite de refus de titre de séjour et à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la demande d'annulation, de nature définitive, est irrecevable dans le cadre du référé provisoire de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il constate par ailleurs qu'une décision implicite de rejet est née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA, faisant obstacle à l'injonction sollicitée.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605269
**Sujet principal** : Compétence territoriale d'un tribunal administratif pour un recours contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Montreuil. Il constate que le requérant résidait à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. **Textes appliqués** : Les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent la compétence au tribunal du lieu de résidence de l'intéressé.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605890
Le Tribunal administratif de Paris statue sur une demande d'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'une interdiction de retour. Il constate que le requérant résidait à Brest (Finistère) à la date des décisions attaquées. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal administratif de Rennes.
Avocat : MARAL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607182
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, se prononce sur une requête en excès de pouvoir visant des arrêtés préfectoraux d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il constate que le requérant résidait à Sevran (Seine-Saint-Denis) à la date des décisions attaquées. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il déclare incompétent et transmet le dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Montreuil.
Avocat : ZANJANTCHI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601616
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension des modalités de contrôle d'une assignation à résidence. Le requérant, un étranger devant subir une intervention chirurgicale, invoquait une atteinte grave à son droit fondamental à la santé du fait d'une obligation de pointage quotidien incompatible avec son hospitalisation. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car l'intéressé n'avait pas préalablement sollicité auprès de l'autorité administrative l'aménagement de ses obligations pour raisons médicales, comme le permet le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604555
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de Mme A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé avant l'expiration de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, car la requérante n'apportait pas la preuve du dépôt de sa demande de renouvellement, de l'existence de son contrat de travail ou de l'imminence d'une rupture. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond de l'atteinte à une liberté fondamentale.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2407044
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur une requête relative à des charges d'occupation d'un logement militaire. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales d'annulation et d'injonction, le tribunal en prend acte par ordonnance. Il rejette sa demande subsidiaire de condamnation de l'État aux dépens au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, appliquant les dispositions de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : SELAS NAUSICA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2407206
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a enjoint à la préfète de l'Essonne de proposer un logement adapté à Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, est prononcée sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le délai légal de six mois pour une proposition de logement étant expiré. La juridiction a rejeté la demande de l'allocation prévue par l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GANNAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2407923
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur une requête relative à des charges d'occupation d'un logement militaire. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales d'annulation et d'injonction, le tribunal en prend acte par ordonnance. Il rejette également sa demande indemnitaire au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, appliquant les dispositions de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : SELAS NAUSICA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501577
Le Tribunal administratif de Versailles rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant une prétendue décision implicite de refus de délivrer un récépissé de titre de séjour. Le juge estime la demande manifestement irrecevable car le simple dépôt d'un dossier sur une plateforme dématérialisée, encore en attente d'examen, ne fait pas naître de décision implicite de rejet au sens des articles R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc dirigée contre un acte inexistant.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513120
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un ressortissant dominicain demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de carte de résident. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable car la demande, fondée sur l'article R. 433-2 du CESEDA, a été présentée par voie postale alors que la procédure requérait une comparution personnelle en préfecture, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du même code. Par conséquent, le silence gardé par la préfète sur cette demande irrégulière ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir.
Avocat : RAAD