Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311262
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande d'indemnisation pour erreur de diagnostic prénatal. Il a retenu la responsabilité de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris pour faute médicale, en application de l'article L. 114-5 du code de l'action sociale et des familles. La juridiction a condamné l'établissement à indemniser les requérants pour leur préjudice d'impréparation, en fixant le quantum de la responsabilité.
Avocat : ADAGE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601491
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, compte tenu du profil pénal et pénitentiaire du requérant, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'est établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article L. 521-1) et du code pénitentiaire.
Avocat : DAVID
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601757
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime la requête irrecevable, car la décision attaquée avait déjà fait l'objet d'un rejet en annulation avant l'introduction de la demande en référé. La solution s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui conditionnent la suspension d'exécution à l'existence d'une requête en annulation parallèle.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601274
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi en référé, a rejeté la demande de liquidation d'une astreinte prononcée contre le préfet du Var pour inexécution d'une injonction d'examiner une demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a estimé que l'envoi d'un formulaire d'examen par le préfet constituait le début de l'exécution de l'injonction, rendant la liquidation de l'astreinte inopérante. Elle a toutefois condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais exposés par l'avocat de la requérante, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : RIOU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609255
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa liste pour les élections des conseillers des Français de l'étranger. La juridiction a jugé que le dépôt du dossier complet après l'heure limite de 18h, fixée par l'article 19 de la loi du 22 juillet 2013, constituait un motif légal de refus, plaçant le consul général en situation de compétence liée. Les arguments de l'électeur concernant une erreur technique imputable à l'administration n'ont pas été retenus comme suffisants pour écarter l'application stricte du délai réglementaire.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600811
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de provision d'un million d'euros formée par un patient contre l'ONIAM. Le juge estime que l'obligation de l'ONIAM d'indemniser un accident médical non fautif est sérieusement contestable, notamment sur le lien de causalité entre l'acte médical et les préjudices allégués. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l'indemnisation des accidents médicaux et sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2100483
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'une demande en responsabilité contre le centre hospitalier de Valence concernant la prise en charge par le SAMU d'une patiente décédée. Les requérants invoquaient des fautes du médecin régulateur et sollicitaient une indemnisation pour perte de chance et divers préjudices. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que les dysfonctionnements allégués dans l'organisation du service n'étaient pas établis comme étant à l'origine du décès, et qu'aucune faute caractérisée n'était démontrée. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute de service.
Avocat : RICOUARD
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2201896
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a statué sur la responsabilité de la commune des Martres de Veyre suite à la chute d'un usager dans un regard situé sur un espace public. La juridiction a retenu la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien normal de cet ouvrage public, en application des principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics. En conséquence, la commune a été condamnée à indemniser la victime pour ses préjudices, ainsi qu'à rembourser les sommes avancées par son assureur et par la caisse primaire d'assurance maladie.
Avocat : DMMJB AVOCATS
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202765
La société Viamedis contestait devant le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand des titres de recettes et des saisies administratives à tiers détenteur émis par le CHU de Clermont-Ferrand. Le tribunal a jugé irrecevable une partie des conclusions, relevant que les contestations portant sur l'exigibilité et le montant des créances relèvent du contentieux du recouvrement des créances non fiscales, de la compétence exclusive du juge de l'exécution en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Il a néanmoins examiné les autres moyens, notamment ceux relatifs à la prescription de l'action en recouvrement.
Avocat : AUGURE AVOCAT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601999
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension d'urgence (référé-suspension) formée par un ressortissant turc contre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment au regard des articles L. 421-1 et L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. En conséquence, les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étaient pas remplies pour ordonner la suspension.
Avocat : SABATAKAKIS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602514
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de Mme C... visant à annuler le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. La juridiction estime que la décision de l'OFII, fondée sur le dépôt tardif de la demande d'asile sans motif légitime, est légalement motivée et conforme aux dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle écarte également les griefs tirés d'une erreur d'appréciation de la vulnérabilité, d'une atteinte au droit d'asile et au principe de dignité humaine.
Avocat : GRÜN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507514
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation d'un ressortissant bangladais pour le préjudice lié au rejet illégal de sa demande de regroupement familial. Le tribunal a reconnu une faute de l'État pour la période allant du refus (18 mars 2022) à l'acceptation de la demande (19 juillet 2023), mais a jugé que les préjudices financiers et moraux allégués n'étaient pas établis ou n'étaient pas directement causés par cette faute. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FRERY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411510
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation du fils d'un tirailleur sénégalais décédé lors du massacre de Thiaroye en 1944. Le tribunal a jugé que l'action en responsabilité était prescrite, le délai de cinq ans prévu par la loi du 31 décembre 1945 étant écoulé depuis la connaissance du décès. La juridiction a ainsi fait primer les règles de prescription sur la reconnaissance historique des faits par les autorités françaises.
Avocat : CABINET FABIANI (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2225944
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'un syndicat de copropriétaires concernant des désordres (humidité) dans une cave, imputés à des travaux de construction adjacents réalisés pour des bailleurs sociaux. Le tribunal a rejeté la requête du syndicat, la jugeant irrecevable pour défaut de réclamation préalable obligatoire, et a également déclaré irrecevable l'intervention volontaire de particuliers. Les textes de procédure administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours ont été appliqués.
Avocat : BOCCARA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510350
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'une personne reconnue prioritaire par une commission de médiation. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai de six mois imparti. Il a condamné l'État à verser 2 500 euros à la requérante en réparation de son préjudice, mais a rejeté sa demande initiale plus élevée ainsi que sa demande de frais irrépétibles.
Avocat : BAGUET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510476
Le Tribunal administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement urgent. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 300 euros au requérant pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence et son préjudice moral, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Les autres conclusions, notamment celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais, ont été rejetées.
Avocat : CHAMAS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510491
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 300 euros à un demandeur pour réparer les préjudices résultant de l'absence de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement d'une carence fautive, celui-ci n'ayant pas exécuté une décision de la commission de médiation reconnaissant le demandeur comme prioritaire, conformément aux articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation. En revanche, la demande de remboursement des frais d'avocat a été rejetée.
Avocat : PLEGAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510495
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 000 euros à un requérant pour réparer le préjudice découlant de l'absence de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive, celui-ci n'ayant pas proposé de logement dans le délai de six mois suivant une décision de la commission de médiation le reconnaissant comme prioritaire. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, tout en rejetant la demande de remboursement des frais d'avocat.
Avocat : THISSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510587
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour défaut de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre dans le délai légal. Le tribunal a retenu la faute de l'État et l'a condamné à verser 1 000 euros en réparation des préjudices, en application des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LUBAKI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510752
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à indemniser une requérante pour carence fautive dans son relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État, engagée par l'absence d'offre de relogement dans le délai de six mois suivant une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. Le préjudice, évalué à 4 500 euros, répare les troubles dans les conditions d'existence résultant de cette carence, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : JACQUIER