Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2403516
Cette décision du Tribunal Administratif de Strasbourg concerne un litige fiscal portant sur une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu pour l’année 2020. Le requérant, M. B..., contestait la régularité de la procédure de vérification de comptabilité, invoquant un dépassement du délai de trois mois prévu à l’article L. 52 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a rejeté ce moyen, considérant que la comptabilité présentait de graves irrégularités privant de valeur probante, ce qui permettait à l’administration de prolonger la vérification jusqu’à six mois en application du 4° du II de l’article L. 52. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi l’imposition et les pénalités appliquées.
Avocat : BARRY MAMADOU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404551
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2020 à 2022. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l'administration fiscale, estimant que la requête était tardive. La décision de rejet de la réclamation préalable, notifiée le 25 avril 2024, n'avait pas été contestée dans le délai de deux mois prévu à l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été déclarée irrecevable sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403896
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a rejeté la demande de Mme A... tendant à obtenir une remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 600,98 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité, étant mère isolée de trois enfants sans revenus. Le tribunal a rappelé que la remise de dette est conditionnée par l'état de précarité du débiteur, en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Constatant que Mme A... n'avait pas justifié de sa situation financière actuelle et qu'elle avait soldé sa dette, le juge a estimé qu'elle ne démontrait pas une précarité l'empêchant de rembourser le solde.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403913
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les demandes de remise gracieuse d’indu d’allocation personnelle au logement (APL) et de prime d’activité présentées par Mme B..., estimant qu’elle ne justifiait pas d’une situation de précarité contemporaine l’empêchant de rembourser ses dettes. Les indus, d’un montant total de 917,91 euros, résultaient de l’absence de déclaration d’une rente perçue et de la situation professionnelle de sa fille. Le juge, statuant en plein contentieux, a appliqué les dispositions des codes de la construction et de l’habitation, de l’action sociale et des familles, et de la sécurité sociale, rappelant qu’une remise de dette peut être accordée en cas de précarité, sauf en cas de fausses déclarations.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403914
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté les demandes de Mme B... tendant à la remise d’indu d’allocation personnelle au logement (APL) et de prime d’activité, pour un montant total de 917,91 euros. La requérante contestait les décisions de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Maritime du 13 septembre 2024 refusant la remise gracieuse de ces dettes. Le tribunal a estimé que, malgré la bonne foi non contestée de l’intéressée, celle-ci ne justifiait pas d’une situation de précarité suffisante pour justifier une remise, ses ressources mensuelles s’élevant à environ 2 733 euros. La solution est fondée sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation, du code de l’action sociale et des familles, et du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403919
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. C... contestant les indus d’allocation logement et de revenu de solidarité active (RSA) mis à sa charge par la CAF de l’Eure et le département de l’Eure. Le tribunal a estimé que l’administration avait valablement démontré l’existence d’un concubinage entre M. C... et Mme B..., caractérisé par une mise en commun des ressources et des charges, justifiant ainsi le réexamen de ses droits aux prestations. Il a également écarté le moyen tiré du défaut d’assermentation de l’agent contrôleur, la CAF ayant produit la carte professionnelle attestant de son agrément. Les décisions attaquées des 11 juillet 2024 et 1er avril 2025 ont donc été confirmées, sur le fondement des articles L. 262-1 et suivants du code de l’action sociale et des familles pour le RSA, et des dispositions relatives à l’allocation logement.
Avocat : STURBOIS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404172
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné la demande de M. C... tendant à obtenir la remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 978,47 euros, résultant d’omissions déclaratives de ses ressources. Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, une remise peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fausse déclaration caractérisée par une volonté de dissimulation. Pour apprécier la bonne foi, le juge doit tenir compte de la nature des ressources omises, de l’information reçue et du caractère réitéré ou non de l’omission. En l’espèce, la solution retenue n’est pas explicitée dans le texte fourni, mais le tribunal a examiné les moyens de M. C... (ignorance de l’obligation déclarative et impact sur son reste à vivre) au regard de ces critères.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502259
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. C... contestant les indus d’allocation logement et de revenu de solidarité active (RSA) mis à sa charge. Le tribunal a estimé que la CAF avait valablement justifié de l’assermentation de l’agente de contrôle, conformément à l’article L. 114-10 du code de la sécurité sociale. Il a également considéré que l’administration avait démontré, par un faisceau d’indices concordants, l’existence d’une vie de couple stable et continue (concubinage) entre M. C... et Mme B..., justifiant la prise en compte de leurs ressources communes pour le calcul des prestations. En conséquence, les décisions de la commission de recours amiable de la CAF de l’Eure et du département de l’Eure ont été confirmées.
Avocat : STURBOIS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2506112
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par la société RTE sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour obtenir l'accès à une parcelle privée afin de réaliser des travaux urgents sur un pylône électrique. La société propriétaire du terrain contestait la compétence du juge administratif et l'existence d'une servitude d'accès. Le juge a rejeté l'exception d'incompétence, considérant que le litige, relatif à un ouvrage public et à une mission de service public, relevait de la juridiction administrative. Il a fait droit à la demande de RTE en raison de l'urgence liée au risque de chute des câbles et de perturbation majeure du réseau électrique, et de l'utilité de la mesure pour la sécurité publique. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'énergie, notamment l'article L. 323-4, et du code de justice administrative.
Avocat : UGGC & ASSOCIES
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2401834
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... et Mme D... qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour la durée excessive de traitement de leur demande de regroupement familial. Le tribunal a jugé qu'aucune faute ne pouvait être reprochée à l'administration, car l'absence de décision expresse dans le délai de six mois prévu par l'article R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait fait naître une décision implicite de rejet. Cette décision implicite fait obstacle à la reconnaissance d'une carence fautive de l'État.
Avocat : LEVY
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402235
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de Mme A..., infirmière de l’Éducation nationale, qui contestait le compte rendu de son entretien professionnel pour l’année 2022-2023. La requérante invoquait notamment un non-respect du délai de convocation de huit jours prévu par le décret n°2010-888 du 28 juillet 2010, la présence irrégulière d’un tiers lors de l’entretien, et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal écarte le moyen tiré du vice de procédure, estimant que le non-respect du délai n’a pas privé l’intéressée d’une garantie ni influencé le sens de la décision. Il juge également que la présence de la principale adjointe n’est pas prohibée par les textes et que les autres moyens ne sont pas fondés, confirmant ainsi la légalité du compte rendu d’entretien professionnel.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400087
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en matière d’aide sociale, a rejeté la requête de M. A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 273,68 euros pour la période d’août 2021 à mars 2022. Le requérant soutenait ne pas avoir dissimulé sa situation, mais le tribunal a appliqué les articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l’action sociale et des familles, qui conditionnent le versement du RSA à une résidence stable et effective en France. La solution retenue est le rejet de la demande, confirmant ainsi la décision de la commission de recours amiable de la CAF du Var.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403855
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 12 779,90 euros mis à sa charge par le département du Var. Le requérant soulevait des moyens relatifs à la motivation de la décision, à la compétence de l'auteur de l'acte, à la procédure de contrôle et à l'absence d'intention de transférer sa résidence hors de France. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants ou non fondés, en application des articles L. 262-13 et suivants du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. C..., y compris celles présentées au titre des frais de justice.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501103
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux sur le recours de M. B..., a examiné sa demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Le requérant invoquait son état de santé (asthme, dyspnée) et des difficultés de lecture et d'écriture en français. Le tribunal a rappelé que la RQTH, définie par l'article L. 5213-1 du code du travail, nécessite la preuve d'une altération substantielle réduisant les possibilités d'emploi. Constatant que les pièces médicales produites ne démontraient pas l'existence d'un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles, le tribunal a rejeté la requête de M. B....
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501292
Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de Mme D... contestant un indu de prime d’activité de 1 279,30 euros pour la période de janvier à août 2024. La requérante n’a pas démontré l’erreur de calcul alléguée, alors que la caisse d’allocations familiales a établi que des indemnités journalières et complémentaires perçues par son époux n’avaient pas été déclarées. Le tribunal rappelle que les difficultés financières invoquées sont sans incidence sur la légalité de l’indu, et renvoie Mme D... à une éventuelle demande de remise gracieuse. La décision est fondée sur les articles L. 842-1, L. 842-3 et L. 842-4 du code de la sécurité sociale.
Conseil d'État — N° 511666
Avocat : CAZANAVE
Conseil d'État — N° 511328
Avocat : SCP POUPET & KACENELENBOGEN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315938
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... et M. B... qui demandaient la condamnation de la communauté d'agglomération Val Parisis pour les nuisances causées par un point d'apport volontaire de déchets situé devant leur domicile. Les requérants invoquaient une faute de la collectivité dans l'exercice de ses pouvoirs de police spéciale ainsi que la responsabilité sans faute pour préjudice anormal et spécial. Le tribunal a considéré que les conclusions indemnitaires étaient mal dirigées et que les préjudices allégués n'étaient pas établis comme étant directs et certains en lien avec une faute ou un défaut d'implantation imputable à la communauté d'agglomération. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET DS AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415580
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... et M. B..., qui demandaient la condamnation du syndicat mixte « Azur » pour les nuisances causées par un point d’apport volontaire de déchets situé face à leur domicile. Le tribunal a estimé que les préjudices invoqués (troubles de jouissance, préjudice moral et perte de valeur vénale) ne présentaient pas un caractère anormal et spécial de nature à engager la responsabilité sans faite du syndicat. La solution retenue s’appuie sur les principes régissant la responsabilité du fait des ouvrages publics, sans application spécifique de textes particuliers.
Avocat : SEP LACHAUD MANDEVILLE COUTADEUR & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301722
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, était saisi par la SARL Moved d’une demande d’indemnisation de 77 000 euros contre l’État et la commune de Brive-la-Gaillarde pour le préjudice résultant de la mise en fourrière et de la vente de son véhicule. Le tribunal a relevé d’office un moyen tiré de l’incompétence de la juridiction administrative, considérant que la mise en fourrière avait été ordonnée par un officier de police judiciaire dans le cadre d’une opération de police judiciaire. En conséquence, le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, qui relève de la compétence des juridictions judiciaires.
Avocat : AZGHAY