Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505214

Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête de Mme B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour. La juridiction estime que les décisions du préfet des Hautes-Pyrénées du 16 juin 2025 sont suffisamment motivées et que le droit d'être entendu a été respecté, l'intéressée ayant eu la possibilité de présenter ses observations. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 612-8, L. 612-10) et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BENOIT

25 mars 2026• 7ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505255

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler les décisions préfectorales de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire (OQTF) et de fixation du pays de renvoi. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation du refus de séjour, considérant que l'OQTF, fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile (article L. 611-1 4° du CESEDA), se suffisait à elle-même sans nécessiter une décision distincte de refus de titre. Les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE, ont été écartés.

Avocat : DUJARDIN

25 mars 2026• 7ème Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502019

**Sujet principal** : Demande d'expertise judiciaire en référé pour déterminer le préjudice consolidé en vue d'une indemnisation définitive au titre de la solidarité nationale pour une affection iatrogène. **Juridiction** : Tribunal administratif de La Réunion (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que l'expertise nécessaire doit prioritairement être menée sous l'égide de l'ONIAM, l'organisme indemnitaire, et non par voie judiciaire, car elle ne présente pas, à ce stade, le caractère d'utilité requis. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire des mesures d'expertise utiles.

Avocat : SEBAN AUVERGNE

25 mars 2026
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301493

La société Planet conteste devant le Tribunal Administratif de Marseille les retenues à la source appliquées par l'administration fiscale sur des versements effectués à une société maltaise au titre des années 2017 et 2018. Le tribunal rejette sa demande, considérant que les sommes versées en contrepartie de la sous-distribution exclusive de programmes de fitness sous la marque « Les Mills » constituent des redevances pour l'exploitation d'un droit de propriété intellectuelle. Par conséquent, elles relèvent bien du régime de la retenue à la source prévu par l'article 182 B du code général des impôts et ne peuvent être qualifiées de simples rémunérations pour prestations de services.

Avocat : SCP O. RENAULT ASSOCIES (LAMARTINE CONSEIL)

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306297

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à engager la responsabilité de la commune d'Allauch pour les dommages causés par l'effondrement d'un mur. La juridiction a jugé que le mur, situé entre deux propriétés privées, était présumé mitoyen en application de l'article 653 du code civil et ne constituait donc pas un ouvrage public. Par conséquent, le régime de responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics n'était pas applicable, et le requérant a été condamné à verser 3 000 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CONSTANZA

25 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307708

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge d'une pénalité pour manquement délibéré. Le requérant contestait l'application de cette pénalité, prévue à l'article 1729 a) du code général des impôts, suite à l'omission de déclarer une plus-value sur cession de parts sociales. La juridiction estime que l'administration a rapporté la preuve du caractère délibéré du manquement, notamment au vu de l'expérience professionnelle du contribuable en matière de gestion d'entreprise, ce qui rendait l'omission inexcusable.

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510159

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. B..., demandant l'annulation de son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet des Alpes-de-Haute-Provence avait légalement pris sa décision, fondée sur le rejet définitif de la demande d'asile, et que les moyens soulevés (vice de procédure et erreur d'appréciation) n'étaient pas établis. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603478

Le Tribunal Administratif de Marseille statue sur un recours en référé-suspension (article L. 521-1 du CJA) concernant le refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge rejette la demande de suspension, estimant que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : YOUCHENKO

25 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604054

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale". Le juge a suspendu l'exécution de cette décision, estimant qu'il existait un doute sérieux sur sa légalité, notamment quant au respect de la vie privée et familiale du requérant et à l'intérêt supérieur de ses enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 423-7 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CAVÉ

25 mars 2026
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600865

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision ministérielle prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu. Le juge estime que les conditions d'urgence ne sont pas réunies, considérant notamment le comportement antérieur du requérant et les garanties entourant sa mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code pénitentiaire.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS ET ASSOCIES

25 mars 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400038

Sujet principal : Recours contre des décisions de mise en recouvrement d'indu de prestations sociales (primes exceptionnelles et RSA) par une CAF. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon (juge unique, 2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal a annulé les décisions litigieuses de la CAF de la Haute-Saône et de la CAF du Doubs, mettant à la charge de M. E... les indus de primes exceptionnelles et de RSA, et a enjoint aux organismes de lui restituer les sommes déjà recouvrées. Il a également condamné les départements concernés à payer des sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Textes appliqués : Code de justice administrative (article L. 761-1), loi du 10 juillet 1991 (article 37), code de l'action sociale et des familles (articles L. 262-47, R. 262-87 à R. 262-91) et code de la sécurité sociale (articles L. 114-10, L. 114-21).

Avocat : BAPCERES

25 mars 2026• Juge unique 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600567

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une délibération municipale autorisant la vente d'un bien immobilier communal (la "maison Vercel"). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Besançon (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas caractérisée, notamment au regard du délai de validité de la promesse de vente (jusqu'au 31 janvier 2027) et de l'existence de conditions suspensives. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension, en particulier l'urgence).

Avocat : DRAVIGNY

25 mars 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401218

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de Mme D... visant à contester la mise à sa charge d'un indu de RSA et d'indus de prime d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de remise de dette, car elle n'avait pas préalablement exercé un recours gracieux obligatoire devant l'administration, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence, à la procédure ou aux droits de la défense, n'ont pas été retenus comme de nature à entacher la régularité des décisions de recouvrement.

Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY

25 mars 2026• Juge unique 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401222

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de la CAF du Doubs lui réclamant un indu d'APL. Le juge a estimé que la procédure de recours préalable obligatoire n'avait pas été respectée, rendant sa demande irrecevable, et que les moyens soulevés contre la régularité de la décision de l'organisme n'étaient pas fondés. La demande de remise de dette a également été jugée irrecevable pour défaut de demande préalable. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus et à la procédure de recours.

Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY

25 mars 2026• Juge unique 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601137

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonction de la société Hectare visant à obtenir la délivrance d'un permis d'aménager. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la présomption prévue par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, et qu'aucun moyen ne crée un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal de refus. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : SELARL AUREA AVOCATS

25 mars 2026
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502472

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de titre de séjour pour raisons de santé et en qualité d'ascendant à charge. La juridiction a jugé que les vices de procédure allégués, notamment concernant la délibération du collège médical de l'OFII, n'étaient pas établis et que le refus était légal au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ont également été écartés.

Avocat : TERCERO

25 mars 2026• 1ère Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502792

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que l'avis médical du collège de l'OFII, contesté pour vice de procédure, avait été régulièrement rendu et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a également considéré que le renvoi vers l'Angola ne méconnaissait pas les engagements internationaux de la France, notamment l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : TERCERO

25 mars 2026• 1ère Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2201478

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête d'un agent territorial contestant le refus de la commune de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident de travail. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment le vice d'incompétence et le défaut de motivation, n'étaient pas fondés et que la procédure suivie était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de justice administrative.

Avocat : SEBAN & ASSOCIES

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503238

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 avril 2025 refusant son titre de séjour pour raisons de santé et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, suffisamment motivée (notamment par l'avis médical de l'OFII), et que le préfet avait compétence pour la signer. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'accord franco-algérien de 1968.

Avocat : RUINIER-CAUBET NICOLAS

25 mars 2026• 1ère Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2403089

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus d'abroger le classement en espace boisé (EBC) de sa parcelle dans le PLU de Toulouse. La juridiction a considéré que la demande avait perdu son objet, car un nouveau PLU intercommunal (PLUi-H), approuvé postérieurement, a substantiellement modifié l'emprise de l'EBC litigieux, rendant l'ancienne servitude inapplicable. Le tribunal s'est fondé sur les principes gouvernant le recours pour excès de pouvoir contre un refus d'abrogation, relevant que le juge apprécie la légalité de l'acte au jour de sa décision.

Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

25 mars 2026• 6ème Chambre