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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

356 975

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2201861

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Nogent-le-Rotrou pour un défaut de diagnostic d'ischémie le 22 janvier 2019, ayant conduit à une amputation. La juridiction a retenu une faute de l'hôpital, caractérisée par l'absence de diagnostic malgré des symptômes évocateurs, et a estimé que ce manquement avait fait perdre à la patiente une chance d'éviter l'amputation. Le tribunal a condamné le centre hospitalier à réparer l'intégralité des préjudices subis par Mme B..., en application du principe de solidarité entre co-responsables, et a également condamné l'établissement à rembourser à la CPAM les débours exposés. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif et sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais de justice.

Avocat : SCP SAIDJI & MOREAU

22 janvier 2026• 4ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2203027

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SASU Coaching Pyramide contestant une décision de la préfète de la région Centre-Val de Loire du 8 juillet 2022. Cette décision ordonnait à la société, sur le fondement des articles L. 6362-6 et L. 6362-7-1 du code du travail, le versement de 18 099 euros au Trésor public pour défaut de justification de formations dispensées. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 6362-10 du code du travail avait été respectée, la société ayant pu présenter ses observations lors du contrôle sur place.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELAS ADMINIS AVOCATS

22 janvier 2026• 4ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512262

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B., ressortissante rwandaise, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler et l'accélération de la fabrication de sa carte de séjour "étudiant". Le juge a constaté que la demande de renouvellement de titre, déposée le 10 juillet 2025, était complète et que l'attestation de prolongation d'instruction avait expiré le 8 décembre 2025, sans que le préfet du Nord, qui n'a pas produit de mémoire, ne justifie de la remise du titre ou d'une nouvelle attestation. En application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme B. une nouvelle attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours, et a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LEMALEU TCHOUBOU

22 janvier 2026
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503229

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la commune du Puy-en-Velay pour obtenir le versement de provisions en réparation de désordres affectant un ouvrage public. La commune recherchait la responsabilité solidaire du groupement de maîtrise d'œuvre et des entreprises (SARL Pays Bordel, EURL EGGE 43) au titre de la garantie décennale pour des fissurations, des problèmes d'humidité et de joints de dilatation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les défenderesses (EGGE 43 et SARL Pays Bordel) ont contesté leur responsabilité, soulevant des contestations sérieuses quant à l'imputabilité des désordres et au caractère décennal des malfaçons. L'affaire porte sur l'application des principes de la responsabilité décennale des constructeurs et des règles de procédure de référé-provision.

Avocat : DJEFFAL

22 janvier 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407958

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... contestant deux indus d'allocation de solidarité spécifique notifiés par France Travail. La requête a été jugée irrecevable car elle n'avait pas été précédée de la médiation préalable obligatoire prévue à l'article L. 213-11 du code de justice administrative, en application des articles R. 5312-47 et R. 5312-48 du code du travail. Le tribunal a donc rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris sa demande subsidiaire de remise gracieuse.

22 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407984

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique (chambre sociale), a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu d’allocation de solidarité spécifique de 2 799,08 euros réclamé par France Travail. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’erreur de l’administration, car la requérante ne contestait pas le bien-fondé de l’indu. S’agissant de la demande de remise gracieuse, le tribunal a estimé que la bonne foi de Mme A... n’était pas établie, l’indu résultant d’un manquement à ses obligations déclaratives. La décision s’appuie sur les articles L. 5426-8-3 du code du travail et R. 222-13 du code de justice administrative.

22 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409616

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux social, était saisi par Mme B... d’une demande de remise totale de ses dettes d’aide personnalisée au logement (APL) et de revenu de solidarité active (RSA), après que la CAF du Rhône ne lui a accordé qu’une remise partielle. Le tribunal a constaté que la dette d’APL restante avait été intégralement soldée par des retenues antérieures à l’instance, rendant sans objet les conclusions sur ce point. S’agissant de la dette de RSA, le juge a rejeté la demande de remise totale, estimant que la situation de précarité et la bonne foi invoquées par la requérante ne justifiaient pas une remise supplémentaire au-delà de l’abandon partiel déjà accordé par la CAF. La décision se fonde sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale relatives aux remises gracieuses d’indu.

22 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410008

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la décision de la caisse d’allocations familiales de la Loire du 4 septembre 2024. Cette décision ne lui accordait qu’une remise partielle de 210,35 euros sur un trop-perçu de prime d’activité de 1 389,72 euros. Le tribunal a estimé que la situation de précarité de Mme A... n’était pas suffisamment établie par les pièces du dossier pour justifier une remise supplémentaire, et a rejeté sa demande de remise totale. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise gracieuse à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.

22 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431215

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 7 400 euros à Mme A..., reconnue prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation en décembre 2019, en raison de la carence fautive du préfet à lui proposer un logement dans le délai légal de six mois. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, pour les troubles dans les conditions d’existence subis par la requérante et ses trois enfants, toujours hébergés dans un logement suroccupé. Le tribunal a rejeté le surplus des demandes, notamment les frais d’avocat.

Avocat : FADIER

22 janvier 2026• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431559

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 600 euros à M. B..., reconnu prioritaire et devant être relogé d’urgence par la commission de médiation de Paris le 11 mai 2023, en raison de la carence fautive de l’État à lui proposer un relogement dans le délai de six mois. Cette responsabilité est engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a estimé que M. B..., toujours dépourvu de logement, subissait des troubles dans ses conditions d’existence et un préjudice moral, justifiant cette indemnisation. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BAGUET

22 janvier 2026• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601575

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait qu’il soit enjoint au directeur des services de greffe judiciaires du tribunal judiciaire de Paris de lui délivrer un récépissé de demande de certificat de nationalité française. Le juge a estimé que, conformément aux articles 1045-1 et 1045-2 du code de procédure civile, les litiges relatifs à la délivrance d’un certificat de nationalité française relèvent de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, et non de l’ordre administratif. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction manifestement incompétente.

Avocat : SAINT-MARTIN

22 janvier 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500283

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a été saisi par le préfet de la Seine-Maritime d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. B..., capitaine d’un navire de plaisance, pour avoir franchi le pertuis de la passerelle Colbert malgré des feux rouges. Le tribunal a relaxé M. B... des fins de la poursuite. Il a estimé que, si les faits matériels étaient établis, la signalisation lumineuse litigieuse, située à 80 mètres en aval de la passerelle provisoire et dissimulée par celle-ci, ne permettait pas au prévenu d’y obtempérer, en application de l’article L. 5334-5 du code des transports.

22 janvier 2026• Juge Unique 3
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2111083

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête du Syndicat des copropriétaires du centre commercial Orly Distribution, qui demandait la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) à laquelle il avait été assujetti au titre de l'année 2019. Le syndicat soutenait que le taux de la taxe était manifestement disproportionné par rapport aux dépenses du service, notamment en contestant la prise en compte des dépenses réelles d'investissement dans le calcul de la proportionnalité. Le tribunal a jugé que le produit de la TEOM et son taux ne doivent pas être manifestement disproportionnés par rapport aux dépenses du service, telles qu'elles peuvent être estimées à la date du vote de la délibération fixant le taux, et a estimé que le moyen n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des dispositions de l'article 1520 du code général des impôts.

Avocat : EGRET

22 janvier 2026• 9ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 511243

Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES

21 janvier 2026ECLI:FR:CEORD:2026:511243.20260121• Juge des référés
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412369

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 28 juin 2012 en raison de la suroccupation de son logement. La carence de l'État à exécuter cette décision constitue une faute engageant sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 000 euros à M. A... pour les troubles dans ses conditions d'existence subis entre le 28 octobre 2022 et la date du jugement.

Avocat : BALBO

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412238

Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 560 euros à Mme B... pour carence fautive dans son relogement, après qu’elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 26 mars 2021. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence de proposition de logement dans le délai imparti. Le préjudice a été évalué en fonction des troubles dans les conditions d’existence subis du 26 septembre 2021 au 19 décembre 2023, période durant laquelle Mme B... est restée sans domicile fixe.

Avocat : AMZALLAG

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402628

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d'une opposition à une contrainte émise par la CAF de la Seine-Saint-Denis pour le recouvrement d'un trop-perçu d'aide personnalisée au logement (APL) de 5 676 euros. Le requérant contestait le montant de la dette et invoquait notamment la prescription de la créance. Le tribunal a rejeté l'opposition, jugeant que la prescription biennale prévue à l'article L. 351-11 du code de la construction et de l'habitation avait été interrompue par l'envoi d'une lettre recommandée, et que le moyen tiré de l'erreur de montant n'était pas fondé. La contrainte a donc été validée pour son montant initial.

21 janvier 2026• 5ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404306

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 23 310,57 euros pour la période de mars 2017 à février 2021, ainsi que le refus de remise gracieuse. Le tribunal a rejeté la demande, jugeant que l'indu était fondé sur l'absence de résidence stable et effective en France de la requérante, condition essentielle pour bénéficier du RSA. Il a également estimé que les omissions déclaratives de Mme A... concernant sa résidence constituaient des manœuvres frauduleuses, justifiant le refus de remise de dette. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment son article L. 262-2.

21 janvier 2026• 5ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405113

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les demandes de M. B... tendant à l'annulation des refus de remise gracieuse d’indu de revenu de solidarité active (RSA) et d’allocation de logement sociale (ALS). Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les omissions déclaratives de M. B... concernant sa résidence hors de France constituaient des manœuvres frauduleuses. En application des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, la fraude fait obstacle à l’octroi d’une remise de dette.

Avocat : N'TSIKABAKA

21 janvier 2026• 5ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405379

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A... B... d'une demande indemnitaire de 30 000 euros contre l'État pour absence de relogement, après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 23 mai 2018. Le tribunal a jugé que la carence du préfet de la Seine-Saint-Denis à proposer un relogement dans le délai légal constitue une faute engageant la responsabilité de l'État à compter du 23 novembre 2018. Cependant, cette faute n'ouvre droit à réparation que si le logement occupé est inadapté aux capacités financières et aux besoins du demandeur, ce qui doit être vérifié. La décision applique les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : MAAMOURI ABDELKARIM

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)