Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2401821
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête d'un fonctionnaire territorial visant à annuler l'arrêté municipal refusant la reconnaissance en maladie professionnelle de son syndrome dépressif réactionnel. Le juge estime que le requérant n'apporte aucun élément contestant le motif légal du refus, à savoir l'absence d'incapacité permanente prévisible d'au moins 25%, condition exigée par le code de la sécurité sociale et le décret du 30 juillet 1987 pour les maladies non inscrites aux tableaux. Les conclusions à fin de réformation et de suspension sont également écartées, respectivement pour incompétence du juge de l'excès de pouvoir et pour irrecevabilité de la demande de suspension.
Avocat : SEBAN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406456
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du maire de Frouzins qui s'opposait à l'implantation d'une antenne relais par la société Next Tower. Le tribunal a jugé que les motifs de refus, tirés d'un risque d'incendie (article R. 111-2 du code de l'urbanisme) et de la méconnaissance du code des postes et communications électroniques, étaient erronés ou inapplicables en matière d'urbanisme. La décision ordonne au maire de délivrer un arrêté de non-opposition.
Avocat : FRECHE ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503752
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 8 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet était compétent pour signer l'arrêté et que le refus de titre de séjour, fondé sur une amélioration de l'état de santé de la requérante, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les moyens tirés de la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des droits de l'enfant ont également été écartés.
Avocat : FRANCOS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503885
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté, pris par une autorité régulièrement habilitée, était suffisamment motivé au regard des résultats académiques de l'intéressé et de son absence d'inscription universitaire pour l'année 2024-2025. La décision s'appuie sur les dispositions de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 et de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GUEYE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504991
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé, reposait sur un examen individualisé de la situation, et que le rejet antérieur de sa demande de titre de séjour en Espagne par les autorités locales ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 611-1) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PINSON
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505197
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant bangladais, visant à annuler un arrêté préfectoral de janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que l'arrêté était légal, notamment car il était motivé et avait examiné la situation personnelle et familiale du requérant au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 435-1, L.611-1, L. 612-1) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a également déclaré irrecevable sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire, celle-ci étant devenue sans objet après son admission à l'aide juridictionnelle totale avant l'introduction du recours.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505723
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté préfectoral du 9 janvier 2025 refusant le titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à un ressortissant guinéen. La juridiction a estimé que le préfet du Tarn avait commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que la simple mention de l'intéressé au fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ) pour des faits anciens et non poursuivis constituait une menace à l'ordre public, sans procéder à une appréciation individualisée de sa situation. Les décisions d'OQTF et de fixation du pays de renvoi, étant fondées sur ce refus illégal, ont été également annulées.
Avocat : BOUIX
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506025
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête de Mme D... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction estime que la décision est régulière, suffisamment motivée et a été prise par une autorité compétente, après examen des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 611-1 4° et L. 612-10).
Avocat : GUEYE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507160
Le Tribunal Administratif de Toulouse statue sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'une ressortissante étrangère. Le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, considérant que l'arrêté attaqué, abrogé en cours d'instance, n'a reçu aucune exécution et que son abrogation est définitive. La juridiction se prononce également sur la charge des dépens liés au litige, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602210
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Le juge a constaté que la mesure contestée, notifiée le 18 septembre 2025 pour six mois, avait cessé de produire ses effets avant l'ordonnance, rendant la demande dépourvue d'objet. Par conséquent, il n'a pas eu à statuer sur la demande principale de suspension et a rejeté la demande d'allocation d'une somme d'argent.
Avocat : TAKROUNI
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301987
**Sujet principal :** Recours en responsabilité contractuelle et quasi-délictuelle d'une entreprise (Axima Concept) contre le maître d'ouvrage (Ville de Rennes), le maître d'œuvre et une autre entreprise, suite à des retards sur un chantier public. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue :** Le tribunal a rejeté la demande principale de la société Axima Concept. Il a jugé que les retards imputés aux autres intervenants ne constituaient pas une faute de nature à engager leur responsabilité à son égard, et que la Ville de Rennes n'avait pas commis de faute contractuelle en n'usant pas plus tôt de mesures coercitives. La demande relative aux travaux supplémentaires a également été rejetée pour défaut de preuve de leur caractère indispensable. **Textes appliqués :** Principes généraux du droit de la responsabilité contractuelle et quasi-délictuelle (non spécifiés dans l'extrait).
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS AVOXA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303052
**Sujet principal :** Recours en indemnisation d'une entreprise de travaux (GTM Ouest) contre les membres d'un groupement de maîtrise d'œuvre pour des préjudices liés à l'exécution d'un marché public. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Rennes (formation de 2ème Chambre). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la requête de la société GTM Ouest. Il estime que la demande, fondée sur la responsabilité quasi-délictuelle des maîtres d'œuvre, est irrecevable car elle tend à remettre en cause, de manière détournée, les stipulations financières définitives d'un décompte général de marché public. **Textes appliqués :** Le raisonnement s'appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs, notamment le caractère définitif et intangible du décompte général (article 13.3.2 du CCAG Travaux évoqué dans les débats), qui fait obstacle à une action indemnitaire postérieure portant sur les mêmes éléments.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BRG
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400085
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l'association ADPEP 56, qui contestait son assujettissement à la taxe d’habitation pour les locaux de son centre médico-psycho-pédagogique. La juridiction a jugé que les locaux, utilisés pour un accueil non public d'enfants et adolescents en situation de handicap, étaient bien des "locaux meublés occupés à titre privatif" par une association au sens de l’article 1407 du code général des impôts. L’administration fiscale a donc légalement pu imposer ces locaux à la taxe d’habitation, dès lors qu'ils n'étaient pas retenus pour la cotisation foncière des entreprises.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400249
**Sujet principal** : Demande de réduction de l'impôt sur le revenu au titre d'une indemnité perçue lors d'un départ de la fonction publique dans le cadre d'une restructuration. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande du requérant. Il juge que l'indemnité versée constitue une rémunération imposable et ne relève pas du régime d'exonération prévu par l'article 80 duodecies du code général des impôts, car ce dernier s'applique aux ruptures de contrat de travail et non aux départs volontaires de fonctionnaires, même dans un contexte de restructuration. **Textes appliqués** : Article 80 duodecies du code général des impôts (CGI) et article 62 bis de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 (statut de la fonction publique de l'État).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204571
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. La juridiction estime que la décision était régulière, suffisamment motivée et ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire du préfet. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien de 1968, le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209105
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que le préfet de Maine-et-Loire avait légalement refusé le titre au motif que le requérant, père d'enfants français, ne justifiait pas d'une contribution effective à leur entretien et éducation, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'une insuffisance de motivation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH ont également été écartés.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209789
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le juge a retenu que la requérante, parent isolé avec un enfant mineur, enceinte et sans hébergement stable, présentait une vulnérabilité particulière au sens des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le refus de l'OFII a donc été jugé entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : BEARNAIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209913
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII du 16 juin 2022, considérant qu'elle était entachée d'un vice de procédure pour avoir été prise avant l'expiration du délai légal de quinze jours accordé au requérant pour présenter ses observations, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement ces conditions d'accueil.
Avocat : KHATIFYIAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211748
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII du 12 août 2022 mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A..., demandeur d'asile. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que la décision avait été prise avant l'expiration du délai de quinze jours laissé à l'intéressé pour présenter ses observations, en méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'OFII a été enjoint de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211832
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le juge a estimé que le ministre de l'intérieur, dans l'exercice de son large pouvoir d'appréciation, n'avait pas commis d'erreur manifeste en retenant l'absence de ressources suffisantes et stables du requérant ainsi que ses dettes locative et fiscale. La décision est fondée sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.