Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213468

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre le rejet d'une demande de naturalisation. Le juge a estimé que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur des violences commises sur une personne dépositaire de l'autorité publique en 2019, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son large pouvoir d'opportunité. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.

Avocat : CHERON

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2418663

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et fixant un pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir, notamment en tenant compte de l'intérêt supérieur de l'enfant de M. A... conformément à l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et que les autres moyens (défaut de motivation, violation du droit d'être entendu, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DANET

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601379

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. H..., un ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour, lui enjoignant de quitter le territoire et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la préfète du Loiret n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour un séjour au titre de la vie privée et familiale (article L. 435-1 du CESEDA) et que les décisions litigieuses ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Il a également rejeté les conclusions visant à enjoindre la délivrance d'un titre de séjour et à condamner l'État à payer des sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GREFFARD-POISSON

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506716

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la demande d'expertise présentée par la Chambre des Métiers et de l'Artisanat (CMA) du Centre-Val de Loire contre l'entreprise Révil, concernant des retards et désordres dans l'exécution d'un marché public de travaux. Le juge des référés a estimé que la mesure d'expertise sollicitée, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, n'était pas utile, considérant notamment que le litige portait sur des éléments déjà connus et que la demande intervenait alors que le marché était encore en cours d'exécution. La juridiction a également rejeté les demandes de condamnation aux dépens présentées par les deux parties.

Avocat : VAILLANT ET ASSOCIES

25 mars 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601492

Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. H... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant l'Algérie comme pays de renvoi. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que la décision est régulière et que l'autorité administrative n'avait pas à motiver les éléments de la situation personnelle de l'intéressé dans ce cadre. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : DIOP

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601262

**Sujet principal** : Le préfet d'Indre-et-Loire demande l'expulsion en référé d'une famille de demandeurs d'asile d'un hébergement d'urgence, après le rejet définitif de leur demande. **Juridiction** : Le Tribunal administratif d'Orléans (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête du préfet. Il estime que l'expulsion immédiate, qui exposerait la famille, notamment deux enfants mineurs et une personne sous traitement médical, à la rue et à une grande précarité, ne constitue pas une mesure d'urgence justifiée au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions de l'urgence) et prend en compte la Convention internationale des droits de l'enfant pour évaluer les conséquences de la mesure sur les mineurs.

Avocat : SELARL EQUATION AVOCATS

25 mars 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601694

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant la Turquie comme pays de renvoi d'un ressortissant turc faisant l'objet d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait légalement exercé son pouvoir de désignation conformément aux articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'absence de procédure contradictoire étaient inopérants ou non fondés.

Avocat : DUFOUR

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA51Décision

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600813

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un arrêté municipal s'opposant à l'installation d'une antenne de téléphonie mobile. La juridiction constate le désistement pur et simple des sociétés requérantes de leur demande, ainsi que le désistement de la commune de ses conclusions sur les frais. En conséquence, le juge se borne à donner acte de ces désistements, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.

Avocat : CABINET GENTILHOMME AVOCATS

25 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209685

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de la société Allianz Iard, subrogée dans les droits de son assuré, pour des préjudices liés à des blocages présumés d'un centre commercial lors du mouvement des "gilets jaunes". La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve que les dommages résultaient directement de crimes ou délits commis par un attroupement précisément identifié, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. Elle a également écarté le fondement de la rupture d'égalité devant les charges publiques, considérant que les troubles invoqués ne présentaient pas un caractère suffisamment anormal et spécial.

Avocat : SOULIE COSTE-FLORET & AUTRES

25 mars 2026• 3ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306891

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'annulation de la décision de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) lui attribuant une aide de 7 000 euros. Le tribunal a jugé que la requérante, qui contestait le montant de l'aide accordée au titre du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, n'apportait aucun élément démontrant une erreur dans l'appréciation de sa situation par l'administration. L'ONACVG avait légalement fixé ce montant en appliquant le barème de son instruction interne après avoir pris en compte les critères légaux, notamment la durée de séjour en camp et les ressources de l'intéressée.

25 mars 2026• 3ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310140

**Sujet principal** : Recours contre une réduction du revenu de solidarité active (RSA) pour manquement aux obligations d'insertion. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'allocataire. Il considère que la procédure de réduction a été régulièrement menée et que les manquements constatés (non-respect du projet personnalisé d'accès à l'emploi) justifient la sanction. **Textes appliqués** : Les articles L. 262-37 et R. 262-68 du code de l'action sociale et des familles, encadrant la procédure de réduction du RSA pour manquement aux obligations.

25 mars 2026• juge unique (6)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310387

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision de la CAF du Nord rejetant son recours gracieux contre la mise en demeure de remboursement d'aides exceptionnelles de fin d'année 2019 et 2020. Le juge a estimé que l'indu était fondé, constatant que Mme C... n'était pas séparée de son concubin comme déclaré, ce qui la rendait inéligible à ces aides. La décision s'appuie sur les décrets du 10 décembre 2019 et du 29 décembre 2020 définissant les conditions d'attribution de ces aides exceptionnelles liées au RSA.

25 mars 2026• juge unique (6)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2311097

**Sujet principal** : Demande d'attribution rétroactive de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville par une adjointe administrative de la protection judiciaire de la jeunesse. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requérante, affectée dans une unité éducative d'hébergement diversifié, n'apporte pas la preuve que ses fonctions spécifiques figurent parmi celles listées comme ouvrant droit à la NBI, malgré la localisation de son service dans un quartier prioritaire. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde principalement sur le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 et son arrêté d'application, qui définissent restrictivement les emplois éligibles à cette bonification.

25 mars 2026• 3ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400640

Le Tribunal Administratif de Lille a jugé une demande d'indemnisation contre le département du Nord pour des dommages causés par un mineur placé sous sa garde. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute du département, fondée sur l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, en tant que gardien du mineur. Il a condamné le département à indemniser la requérante pour son préjudice, conformément au jugement antérieur du tribunal pour enfants.

Avocat : PAWLETTA & ASSOCIES

25 mars 2026• juge unique (6)
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503921

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 26 mars 2025 qui refusait son titre de séjour et ordonnait son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-d'Oise avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation, notamment en considérant que l'intéressé ne justifiait pas d'une vie familiale normale en France au sens de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et qu'il constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que sur l'accord bilatéral franco-algérien.

Avocat : NAVY

25 mars 2026• 3ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504017

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant bangladais contre un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucun élément probant à l'appui de ses allégations concernant son insertion professionnelle en France ou le risque de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

25 mars 2026• 3ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601099

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E... B..., un ressortissant algérien, qui contestait les décisions de reconduite à la frontière prises par le préfet du Nord. Le tribunal a estimé que les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, de fixation de l'Algérie comme pays de destination et d'interdiction de retour pour deux ans étaient régulières et suffisamment motivées, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que les moyens soulevés, relatifs à l'incompétence, au défaut de motivation, au droit d'être entendu ou à la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.

Avocat : FOURDAN

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602607

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. F..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, le refus de délai de départ volontaire, la fixation de l'Algérie comme pays de destination et l'interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'autorité signataire était compétente en vertu d'un arrêté de délégation, que les décisions étaient suffisamment motivées et que la situation personnelle de l'intéressé, qui séjournait irrégulièrement depuis l'expiration de son visa, avait été examinée. Les décisions sont fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LEQUIEN

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602620

**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour, ainsi que d'une mesure de placement en rétention administrative. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille. **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent pour connaître de l'annulation du placement en rétention administrative, cette contestation relevant du juge judiciaire en vertu de l'article L. 741-10 du CESEDA. Il rejette le moyen d'incompétence de l'autorité signataire de l'OQTF, constatant l'existence d'un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment son article L. 741-10.

Avocat : FOURDAN

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400068

La décision concerne une demande de dégrèvement de taxe foncière sur une propriété bâtie pour vacance locative. Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la propriétaire, estimant que la vacance du logement n'était pas indépendante de sa volonté au sens de l'article 1389 du code général des impôts. La juridiction a considéré que les démarches de relocation, limitées à des annonces sur un seul site internet, n'étaient pas suffisamment actives pour caractériser une vacance involontaire ouvrant droit au dégrèvement.

25 mars 2026• JUGE UNIQUE 1