Jurisprudence administrative

384 134 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

384 134

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA102Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2600201

**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une décision de rejet d'une offre dans le cadre d'un marché public, formée par la société Themiss contre le centre hospitalier universitaire de la Martinique. **Juridiction** : Tribunal administratif de la Martinique (formation de référé). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable, car la société n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti après avoir transmis ses pièces jointes dans un fichier unique non conforme. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1, R. 414-5, R. 611-8-2 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, relatifs à l'irrecevabilité pour défaut de régularisation des requêtes introduites par voie électronique.

Avocat : SELARL ANTOINE ALONSO GARCIA AVOCAT

20 mars 2026
TA105Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600349

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait l'annulation des deux tours des élections municipales du Gosier de mars 2026. Le tribunal estime la demande irrecevable car le premier tour de scrutin, contesté par le requérant, n'a abouti à la proclamation d'aucun candidat. Il fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.

20 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601095

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant comorien contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de la continuité de son séjour ni de l'existence de liens familiaux établis à Mayotte, et que son recours n'était donc pas fondé au regard de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée manifestement dénuée de fondement.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405792

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande principale de Mme B..., qui sollicitait une injonction au préfet pour l'attribution d'un logement adapté. Cette demande était devenue sans objet car la requérante avait signé un bail pour un logement convenable en octobre 2024, entraînant la radiation de sa demande de logement social. La juridiction a également rejeté sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'elle bénéficiait de l'aide juridictionnelle totale et que son avocat n'avait pas réclamé de frais.

Avocat : GIBON

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406206

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à obtenir une injonction de logement contre le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal constate que le recours, enregistré le 24 juin 2024, est manifestement tardif, car il a été introduit après l'expiration du délai de quatre mois prévu par l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Cette décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui encadrent la procédure de recours après une décision de priorité de la commission de médiation.

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406264

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui attribuer un logement. La juridiction estime que le recours, fondé sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est manifestement irrecevable car il a été introduit hors délai. En effet, la requête a été enregistrée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administratif, qui court à compter de l'expiration du délai accordé au préfet pour faire une offre de logement.

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406521

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A... demandant l'attribution d'un logement adapté. Cette décision est motivée par le fait que la requérante a signé un bail pour un tel logement en mai 2025, rendant sa demande sans objet. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette extinction de l'instance.

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604648

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral de fermeture administrative d'un restaurant-piscine. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, malgré l'allégation d'une menace pour la survie économique de l'établissement, car la requérante n'apporte pas d'éléments nouveaux suffisants par rapport à une précédente décision de rejet. La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative relatif à la sauvegarde des libertés fondamentales.

Avocat : MORIN CAMILLE

20 mars 2026
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502842

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de l'OPAC de Saône-et-Loire. Ce désistement est prononcé car le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions après que l'administration eut accordé le dégrèvement demandé, n'a pas répondu dans le délai imparti. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative pour constater ce désistement d'office, mettant ainsi fin à l'instance.

Avocat : SELARL ACC

20 mars 2026
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600124

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de contribuables demandant une réduction de leur impôt sur le revenu 2022 pour des versements sur un plan d'épargne retraite. La juridiction a jugé la réclamation irrecevable car elle avait été présentée à l'administration après l'expiration du délai légal du 31 décembre 2025, fixé par l'article R*196-1 du livre des procédures fiscales. Les moyens invoqués par les requérants (information tardive, indisponibilité des services bancaires) n'ont pas été retenus, conduisant au rejet de la requête en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

20 mars 2026
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600584

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de l'Yonne. La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas produit la pièce justifiant le dépôt de sa demande administrative, malgré une mise en demeure de régulariser, rendant sa requête irrecevable. Cette décision est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.

Avocat : BOY CAROLE

20 mars 2026
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600821

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... pour incompétence. Le sujet principal concernait des dysfonctionnements liés à une décision d'un tribunal judiciaire, ce qui ne relève pas du contentieux administratif. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement hors de sa compétence.

20 mars 2026
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602068

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande d'un requérant visant à obtenir son retour en France depuis le Tchad pour assister à l'examen de son recours devant la Cour nationale du droit d'asile. Le juge estime que le requérant, ayant fait l'objet d'une mesure d'éloignement exécutée, ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant une injonction en référé-liberté sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La juridiction considère également que le droit au recours effectif, garanti notamment par la Convention européenne des droits de l'homme, n'est pas méconnu puisqu'il peut être exercé à distance.

Avocat : JOUBIN

20 mars 2026
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602239

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne d’héberger d’urgence la requérante et ses enfants, sous astreinte. Le juge a estimé que la carence des autorités, laissant une famille avec un enfant malade à la rue malgré ses appels, constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l’hébergement d’urgence, une liberté fondamentale. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : GALINON

20 mars 2026
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508851

Le Tribunal administratif de Rennes rejette par ordonnance un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un avis médical. Le requérant contestait le taux d'incapacité de 7 % fixé par le conseil médical départemental, mais la juridiction rappelle que cet avis ne constitue pas une décision attaquable. Seule la décision de l'autorité de nomination (le président de Brest Métropole) peut faire l'objet d'un recours, conformément à l'article 6 du décret n° 2005-442 du 2 mai 2005 et à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

20 mars 2026
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602041

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre l'administration de lui délivrer un récépissé de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'urgence nécessaire pour une mesure sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, malgré son argument sur le blocage du délai d'instruction. La décision s'appuie sur les dispositions du code civil (article 21-25-1) et du code de justice administrative (articles L. 521-3 et L. 522-3) pour conclure au défaut manifeste de fondement de la requête.

20 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602501

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de liquidation et d'augmentation d'une astreinte, la préfète ayant finalement délivré le titre de séjour sollicité. Il condamne néanmoins l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais exposés pour le procès, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6, L. 911-7 et L. 521-4 du même code.

Avocat : COUTAZ

20 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2417229

Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un rejet implicite de recours contre le refus de visas de long séjour pour réunification familiale. La juridiction constate que la requérante, ayant vu son recours en référé rejeté, n'a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois, comme l'exige l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Par conséquent, elle est réputée s'être désistée, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.

Avocat : KOUAMO

20 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518105

Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance la requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus de visa de long séjour. La requête est jugée manifestement irrecevable car le requérant, résidant en Algérie, n'a pas régularisé son recours en élisant domicile en France ou dans l'UE comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative, et n'a pas démontré l'exercice préalable du recours administratif obligatoire devant la commission des visas prévu aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du CESEDA.

20 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518180

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... visant à contester le refus d'un visa de long séjour pour études. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car l'intéressée n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission compétente, pourtant indiqué dans la décision contestée. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent ce préalable.

Avocat : ENAM

20 mars 2026