Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304389
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme B..., praticien contractuel du CHU de Nîmes, qui contestait le refus de l'établissement de lui verser l'indemnité de précarité prévue à l'article L. 1243-8 du code du travail et à l'article R. 6152-418 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le CHU, considérant que le courriel de la requérante du 26 juillet 2023 constituait un recours gracieux ayant prorogé le délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a fait droit à la demande de Mme B..., condamnant le CHU de Nîmes à lui verser la somme de 4 165 euros au titre de cette indemnité, assortie des intérêts au taux légal à compter de la réception de sa demande préalable.
Avocat : AARPI HORTUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500591
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la commune de Toulouse visant à ordonner une expertise. La requête concerne des infiltrations d'eau et des défauts d'étanchéité affectant le centre d'accueil petite enfance Guillaumet, réceptionné en décembre 2024. Le juge a estimé la mesure utile car les tentatives de règlement amiable n'ont pas permis de déterminer les causes et l'étendue des désordres. L'expertise est ordonnée au contradictoire des constructeurs (architectes, bureau d'études, entreprises) pour déterminer l'origine des infiltrations, les travaux de reprise nécessaires et en chiffrer le coût.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501077
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. K..., qui impute au CHU de Toulouse des préjudices consécutifs à une intervention chirurgicale du 5 septembre 2022 (implantation d’une électrode de neuromodulation). L’expertise, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer l’origine et l’étendue des préjudices liés à la persistance de troubles, à une infection et à la présence d’un corps étranger. Le tribunal a rejeté la demande de provision de 5 000 euros et n’a pas fait droit à la mise hors de cause de l’ONIAM, tout en réservant les droits de la CPAM.
Avocat : BENAYOUN
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506357
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise économique à la demande de la SAS TS LAB. Cette expertise vise à évaluer le préjudice commercial que la société estime subir en raison des travaux de la ligne C du métro, menés par Tisséo Ingénierie à proximité de son commerce. La mission de l'expert, désigné pour analyser la période allant du 1er janvier 2025 jusqu'à la fin des travaux, consiste notamment à déterminer le lien de causalité entre les travaux et la baisse d'activité, puis à chiffrer le préjudice économique. La solution retenue est l'organisation d'une mesure d'instruction utile, à laquelle Tisséo Ingénierie ne s'est pas opposée, afin d'éclairer un éventuel futur litige indemnitaire.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402408
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision de la caisse d’allocations familiales de la Dordogne du 1er mars 2024, qui lui avait accordé une remise partielle de 75 % (252,16 euros) sur un indu de prime d’activité de 336,21 euros. La requérante, qui contestait l’existence du trop-perçu et sollicitait une remise totale, n’a pas apporté de précisions suffisantes sur le bien-fondé de sa contestation. Le juge a reconnu sa bonne foi, mais a estimé qu’elle ne justifiait pas d’une situation de précarité l’empêchant de rembourser le reliquat de 84,05 euros. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402455
Opposition à une contrainte de France Travail pour le recouvrement d’un trop-perçu d’allocation de solidarité spécifique (878,28 euros). Le Tribunal administratif de Bordeaux constate que France Travail a accordé une remise gracieuse de l’indu et annulé la contrainte, et que la requérante s’est désistée. En conséquence, le litige a perdu son objet et il n’y a plus lieu de statuer.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402631
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 832,28 euros. Le juge a estimé que, bien que la requérante soit de bonne foi, elle n’a pas démontré une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale ou partielle de sa dette. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402643
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a examiné la requête de M. B... contestant un indu de prime d'activité de 1 343,79 euros réclamé par la CAF de la Gironde. Le requérant invoquait une erreur de déclaration due à un conseil de la CAF et sa difficulté à rembourser. Le tribunal a jugé que les indemnités journalières perçues par M. B... au-delà de trois mois constituent des revenus de remplacement, et non des revenus d'activité, ce qui ne lui ouvre pas droit à la prime d'activité. En conséquence, la décision de la CAF a été confirmée, rejetant la demande de remise de dette.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402645
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant une décision de la CAF de la Gironde qui lui avait accordé une remise partielle de 25% sur un indu de prime d'activité de 380,22 euros, laissant un solde de 250,16 euros. Le juge a estimé que le requérant était de bonne foi, mais qu'il n'avait pas démontré une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale, d'autant que la dette était déjà soldée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600447
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Canet-d’Aude sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune demandait la désignation d’un expert pour constater les désordres affectant un immeuble et évaluer un danger imminent pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d’examiner l’immeuble et les bâtiments mitoyens, de déterminer l’existence d’un péril grave et imminent, et de proposer des mesures conservatoires. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600467
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Fabrezan sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater l'état d'un immeuble menaçant ruine et proposer des mesures de sécurité. Le juge a fait droit à cette demande, estimant que les désordres constatés présentaient un risque pour la sécurité publique. Il a désigné un expert avec pour mission d'examiner l'immeuble et les bâtiments mitoyens, de déterminer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer des mesures pour y remédier.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305690
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... contestant des retraits de points pour des infractions routières commises entre 2016 et 2019. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait, jugeant que cette notification ne conditionne pas la légalité des retraits. Il a également rejeté le moyen relatif au défaut d'information préalable, en se fondant sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, estimant que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations requises pour les infractions en cause.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS SAMSON & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2513616
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a examiné la demande de Mme B... épouse E... visant à obtenir une injonction de logement. La requérante contestait l'offre de logement qui lui avait été faite, la jugeant inadaptée à ses besoins d'accessibilité et à la scolarisation de ses enfants. Le tribunal a constaté que le préfet estimait que Mme B... avait perdu le bénéfice de la décision de la commission de médiation en refusant sans motif impérieux une offre correspondant à ses besoins et capacités. Par conséquent, le tribunal a rejeté la demande d'injonction, considérant que l'administration s'était estimée déliée de son obligation.
Avocat : JAMIL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600341
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le tuteur d’une personne bénéficiaire de la protection subsidiaire afin d’enjoindre au préfet de la Sarthe de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a convoqué l’intéressée pour remettre le titre, rendant la demande sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes de frais d’instance. L’aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
Avocat : MICHEL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601092
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de Nantes Métropole visant à désigner un expert pour examiner un immeuble situé à Nantes, présentant un danger pour la sécurité publique. La décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert désigné devra constater l'état du bâtiment, évaluer les risques, et proposer des mesures pour mettre fin au danger, dans un délai de vingt-quatre heures compte tenu de l'urgence.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2201861
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Nogent-le-Rotrou pour un défaut de diagnostic d'ischémie le 22 janvier 2019, ayant conduit à une amputation. La juridiction a retenu une faute de l'hôpital, caractérisée par l'absence de diagnostic malgré des symptômes évocateurs, et a estimé que ce manquement avait fait perdre à la patiente une chance d'éviter l'amputation. Le tribunal a condamné le centre hospitalier à réparer l'intégralité des préjudices subis par Mme B..., en application du principe de solidarité entre co-responsables, et a également condamné l'établissement à rembourser à la CPAM les débours exposés. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit administratif et sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais de justice.
Avocat : SCP SAIDJI & MOREAU
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2203027
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SASU Coaching Pyramide contestant une décision de la préfète de la région Centre-Val de Loire du 8 juillet 2022. Cette décision ordonnait à la société, sur le fondement des articles L. 6362-6 et L. 6362-7-1 du code du travail, le versement de 18 099 euros au Trésor public pour défaut de justification de formations dispensées. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 6362-10 du code du travail avait été respectée, la société ayant pu présenter ses observations lors du contrôle sur place.
Avocat : SELAS ADMINIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512262
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B., ressortissante rwandaise, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler et l'accélération de la fabrication de sa carte de séjour "étudiant". Le juge a constaté que la demande de renouvellement de titre, déposée le 10 juillet 2025, était complète et que l'attestation de prolongation d'instruction avait expiré le 8 décembre 2025, sans que le préfet du Nord, qui n'a pas produit de mémoire, ne justifie de la remise du titre ou d'une nouvelle attestation. En application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme B. une nouvelle attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours, et a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LEMALEU TCHOUBOU
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503229
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la commune du Puy-en-Velay pour obtenir le versement de provisions en réparation de désordres affectant un ouvrage public. La commune recherchait la responsabilité solidaire du groupement de maîtrise d'œuvre et des entreprises (SARL Pays Bordel, EURL EGGE 43) au titre de la garantie décennale pour des fissurations, des problèmes d'humidité et de joints de dilatation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les défenderesses (EGGE 43 et SARL Pays Bordel) ont contesté leur responsabilité, soulevant des contestations sérieuses quant à l'imputabilité des désordres et au caractère décennal des malfaçons. L'affaire porte sur l'application des principes de la responsabilité décennale des constructeurs et des règles de procédure de référé-provision.
Avocat : DJEFFAL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407958
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... contestant deux indus d'allocation de solidarité spécifique notifiés par France Travail. La requête a été jugée irrecevable car elle n'avait pas été précédée de la médiation préalable obligatoire prévue à l'article L. 213-11 du code de justice administrative, en application des articles R. 5312-47 et R. 5312-48 du code du travail. Le tribunal a donc rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris sa demande subsidiaire de remise gracieuse.