Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407984
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique (chambre sociale), a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu d’allocation de solidarité spécifique de 2 799,08 euros réclamé par France Travail. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’erreur de l’administration, car la requérante ne contestait pas le bien-fondé de l’indu. S’agissant de la demande de remise gracieuse, le tribunal a estimé que la bonne foi de Mme A... n’était pas établie, l’indu résultant d’un manquement à ses obligations déclaratives. La décision s’appuie sur les articles L. 5426-8-3 du code du travail et R. 222-13 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409616
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux social, était saisi par Mme B... d’une demande de remise totale de ses dettes d’aide personnalisée au logement (APL) et de revenu de solidarité active (RSA), après que la CAF du Rhône ne lui a accordé qu’une remise partielle. Le tribunal a constaté que la dette d’APL restante avait été intégralement soldée par des retenues antérieures à l’instance, rendant sans objet les conclusions sur ce point. S’agissant de la dette de RSA, le juge a rejeté la demande de remise totale, estimant que la situation de précarité et la bonne foi invoquées par la requérante ne justifiaient pas une remise supplémentaire au-delà de l’abandon partiel déjà accordé par la CAF. La décision se fonde sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale relatives aux remises gracieuses d’indu.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410008
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la décision de la caisse d’allocations familiales de la Loire du 4 septembre 2024. Cette décision ne lui accordait qu’une remise partielle de 210,35 euros sur un trop-perçu de prime d’activité de 1 389,72 euros. Le tribunal a estimé que la situation de précarité de Mme A... n’était pas suffisamment établie par les pièces du dossier pour justifier une remise supplémentaire, et a rejeté sa demande de remise totale. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise gracieuse à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431215
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 7 400 euros à Mme A..., reconnue prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation en décembre 2019, en raison de la carence fautive du préfet à lui proposer un logement dans le délai légal de six mois. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, pour les troubles dans les conditions d’existence subis par la requérante et ses trois enfants, toujours hébergés dans un logement suroccupé. Le tribunal a rejeté le surplus des demandes, notamment les frais d’avocat.
Avocat : FADIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431559
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 600 euros à M. B..., reconnu prioritaire et devant être relogé d’urgence par la commission de médiation de Paris le 11 mai 2023, en raison de la carence fautive de l’État à lui proposer un relogement dans le délai de six mois. Cette responsabilité est engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a estimé que M. B..., toujours dépourvu de logement, subissait des troubles dans ses conditions d’existence et un préjudice moral, justifiant cette indemnisation. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : BAGUET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601575
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait qu’il soit enjoint au directeur des services de greffe judiciaires du tribunal judiciaire de Paris de lui délivrer un récépissé de demande de certificat de nationalité française. Le juge a estimé que, conformément aux articles 1045-1 et 1045-2 du code de procédure civile, les litiges relatifs à la délivrance d’un certificat de nationalité française relèvent de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, et non de l’ordre administratif. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction manifestement incompétente.
Avocat : SAINT-MARTIN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500283
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a été saisi par le préfet de la Seine-Maritime d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. B..., capitaine d’un navire de plaisance, pour avoir franchi le pertuis de la passerelle Colbert malgré des feux rouges. Le tribunal a relaxé M. B... des fins de la poursuite. Il a estimé que, si les faits matériels étaient établis, la signalisation lumineuse litigieuse, située à 80 mètres en aval de la passerelle provisoire et dissimulée par celle-ci, ne permettait pas au prévenu d’y obtempérer, en application de l’article L. 5334-5 du code des transports.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2111083
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête du Syndicat des copropriétaires du centre commercial Orly Distribution, qui demandait la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) à laquelle il avait été assujetti au titre de l'année 2019. Le syndicat soutenait que le taux de la taxe était manifestement disproportionné par rapport aux dépenses du service, notamment en contestant la prise en compte des dépenses réelles d'investissement dans le calcul de la proportionnalité. Le tribunal a jugé que le produit de la TEOM et son taux ne doivent pas être manifestement disproportionnés par rapport aux dépenses du service, telles qu'elles peuvent être estimées à la date du vote de la délibération fixant le taux, et a estimé que le moyen n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des dispositions de l'article 1520 du code général des impôts.
Avocat : EGRET
Conseil d'État — N° 511243
Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412369
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 28 juin 2012 en raison de la suroccupation de son logement. La carence de l'État à exécuter cette décision constitue une faute engageant sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 000 euros à M. A... pour les troubles dans ses conditions d'existence subis entre le 28 octobre 2022 et la date du jugement.
Avocat : BALBO
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412238
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 560 euros à Mme B... pour carence fautive dans son relogement, après qu’elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 26 mars 2021. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence de proposition de logement dans le délai imparti. Le préjudice a été évalué en fonction des troubles dans les conditions d’existence subis du 26 septembre 2021 au 19 décembre 2023, période durant laquelle Mme B... est restée sans domicile fixe.
Avocat : AMZALLAG
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402628
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d'une opposition à une contrainte émise par la CAF de la Seine-Saint-Denis pour le recouvrement d'un trop-perçu d'aide personnalisée au logement (APL) de 5 676 euros. Le requérant contestait le montant de la dette et invoquait notamment la prescription de la créance. Le tribunal a rejeté l'opposition, jugeant que la prescription biennale prévue à l'article L. 351-11 du code de la construction et de l'habitation avait été interrompue par l'envoi d'une lettre recommandée, et que le moyen tiré de l'erreur de montant n'était pas fondé. La contrainte a donc été validée pour son montant initial.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404306
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 23 310,57 euros pour la période de mars 2017 à février 2021, ainsi que le refus de remise gracieuse. Le tribunal a rejeté la demande, jugeant que l'indu était fondé sur l'absence de résidence stable et effective en France de la requérante, condition essentielle pour bénéficier du RSA. Il a également estimé que les omissions déclaratives de Mme A... concernant sa résidence constituaient des manœuvres frauduleuses, justifiant le refus de remise de dette. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment son article L. 262-2.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405113
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les demandes de M. B... tendant à l'annulation des refus de remise gracieuse d’indu de revenu de solidarité active (RSA) et d’allocation de logement sociale (ALS). Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les omissions déclaratives de M. B... concernant sa résidence hors de France constituaient des manœuvres frauduleuses. En application des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, la fraude fait obstacle à l’octroi d’une remise de dette.
Avocat : N'TSIKABAKA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405379
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A... B... d'une demande indemnitaire de 30 000 euros contre l'État pour absence de relogement, après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 23 mai 2018. Le tribunal a jugé que la carence du préfet de la Seine-Saint-Denis à proposer un relogement dans le délai légal constitue une faute engageant la responsabilité de l'État à compter du 23 novembre 2018. Cependant, cette faute n'ouvre droit à réparation que si le logement occupé est inadapté aux capacités financières et aux besoins du demandeur, ce qui doit être vérifié. La décision applique les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : MAAMOURI ABDELKARIM
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405401
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C... d'une demande d'indemnisation de 12 000 euros pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 15 décembre 2021 la reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a examiné la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a jugé que la carence fautive de l'État n'était établie qu'à compter du 15 juin 2022, et que la requérante ne justifiait de la présence effective que d'un seul enfant à son foyer, et non de trois comme allégué. En conséquence, le tribunal a limité l'indemnisation au préjudice résultant de cette période et de cette composition familiale réduite.
Avocat : SIME
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405408
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et urgente à reloger par la commission de médiation le 19 janvier 2022, qui n'a reçu aucune offre de logement. La carence du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter cette décision constitue une faute engageant la responsabilité de l'État à compter du 19 juillet 2022. Cependant, le tribunal a rejeté sa demande d'indemnisation de 8 400 euros, car Mme B... a été reconnue prioritaire uniquement en raison de l'ancienneté de sa demande de logement social, sans démontrer que son logement actuel était inadapté à ses besoins. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406005
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation de 5 000 euros pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 25 juin 2021. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État, qui n'a proposé un logement que le 27 mai 2024, engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a accordé à Mme A... une somme de 2 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, compte tenu de la durée de la carence et de son hébergement en structure d'urgence puis en foyer pour jeunes travailleurs.
Avocat : JAMIL
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406020
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement urgent par la commission de médiation le 8 février 2023, qui n'avait pas reçu de proposition de logement. Le tribunal a jugé que la carence du préfet de la Seine-Saint-Denis à exécuter cette décision dans le délai légal constituait une faute engageant la responsabilité de l'État. Cependant, la demande indemnitaire de M. A... a été rejetée car, ayant été reconnu prioritaire au seul motif d'un délai d'attente excessif, il ne démontrait pas que son logement actuel était inadapté à ses capacités financières et besoins, condition nécessaire pour ouvrir droit à réparation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406111
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 5 500 euros à Mme C... pour son absence de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 4 avril 2018, vivait avec ses deux enfants dans un logement sur-occupé de 28 m². La carence fautive de l'État à compter du 4 octobre 2018 a engagé sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice à 5 500 euros, rejetant la demande de 15 000 euros comme excessive.
Avocat : JURISDEMAT AVOCAT