Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406225

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C..., reconnu prioritaire par la commission de médiation, afin d’obtenir réparation du préjudice né de l’absence de relogement. La responsabilité de l’État est engagée pour carence fautive à exécuter la décision de la commission, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Toutefois, le tribunal constate que M. C... ne justifie plus d’un titre de séjour en cours de validité à compter du 9 mai 2024, ce qui fait obstacle à l’attribution d’un logement social et rompt le lien de causalité entre la faute et le préjudice. Par conséquent, la requête est rejetée.

Avocat : NKOUM

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406242

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du droit au logement opposable le 2 février 2022, en raison de l'absence de relogement dans un délai de six mois. La carence de l'État constitue une faute engageant sa responsabilité, fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé 4 000 euros à M. A... pour les troubles dans ses conditions d'existence, incluant le préjudice moral lié à la suroccupation du logement avec son épouse et ses trois enfants, pour la période du 2 août 2022 à la date du jugement.

Avocat : COUSIN

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406245

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 23 mars 2022, qui demandait réparation du préjudice subi faute de relogement. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité pour faute, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à M. C... une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, compte tenu de son hébergement chez son père et du placement de sa fille, sur la période allant du 23 septembre 2022 à la date du jugement.

Avocat : BLONDEL

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406268

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 8 juin 2022, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à proposer un relogement dans le délai légal constituait une faute engageant sa responsabilité. Cependant, M. B... ayant été reconnu prioritaire uniquement en raison d'un délai d'attente excessif, il ne peut obtenir réparation que si son logement est inadapté à ses capacités financières et besoins. Constatant que le loyer était disproportionné par rapport à ses ressources, le tribunal a condamné l'État à lui verser 3 000 euros pour les troubles de jouissance subis du 8 décembre 2022 au 10 mai 2024, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : KANZA

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406300

Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par M. A... B... d'une opposition à une contrainte émise par la CAF de Paris pour un trop-perçu d'allocation de logement familiale de 982 euros, ainsi que d'une demande de remise gracieuse de cette dette. La juridiction a constaté que la créance avait été transférée à la CAF de la Seine-Saint-Denis, qui a été maintenue dans la cause. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, car la demande de remise gracieuse de la dette avait été présentée après l'introduction de la requête, ce qui ne permettait pas au juge de statuer sur une décision préalable de l'organisme payeur. Cette solution est fondée sur les articles L. 823-9, L. 812-1 et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation, combinés à l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

21 janvier 2026• 5ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406323

Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 2 800 euros à M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 4 mai 2022, en raison de l’absence de relogement dans le délai imparti. La carence fautive de l’État a été établie à compter du 4 novembre 2022, engageant sa responsabilité pour troubles dans les conditions d’existence, conformément à l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. L’indemnisation couvre la période du 4 novembre 2022 au 5 février 2025, durant laquelle la famille de quatre personnes, hébergée dans une chambre d’hôtel suroccupée, a subi des préjudices. La somme allouée inclut les intérêts au taux légal à compter de la demande préalable.

Avocat : BROCHARD

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406338

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'indemnisation de Mme C..., qui réclamait 8 000 euros à l'État pour absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 3 mai 2019. La requérante, locataire d'un logement privé, n'a pas démontré que son logement était inadapté à ses besoins, les éléments produits étant antérieurs à la décision de la commission ou insuffisants. En application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, la carence fautive de l'État n'engage sa responsabilité que si le maintien dans le logement cause des troubles dans les conditions d'existence, ce qui n'a pas été établi en l'espèce. La requête est donc rejetée.

Avocat : VANITOU

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406687

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B... contestant un indu d’allocation de logement familiale de 190 euros et le refus de remise gracieuse. La CAF de la Seine-Saint-Denis a annulé l’indu et remboursé la somme après l’introduction du recours. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. En revanche, les conclusions indemnitaires de Mme B... pour préjudice moral et temps passé ont été rejetées comme irrecevables, faute d’avoir été précédées d’une demande préalable à l’administration.

21 janvier 2026• 5ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407078

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 22 mars 2023, qui demandait réparation du préjudice subi faute de relogement. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter cette décision dans le délai légal constitue une faute engageant sa responsabilité. Toutefois, M. A... ayant été reconnu prioritaire au seul motif d'un délai d'attente excessif, son droit à réparation est subordonné à la démonstration que son logement de 40 m² pour cinq personnes est inadapté à ses capacités financières et besoins. La solution retenue est fondée sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : TOMAS

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407191

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 1er mars 2023, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée. En effet, le requérant vivait seul dans un logement de 24,99 m², non suroccupé, et son loyer de 512,14 euros n'était pas disproportionné par rapport à ses revenus mensuels d'environ 1 656 euros. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : DA COSTA CRUZ

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407228

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par la commission de médiation le 12 avril 2023, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser une somme de 3 000 euros à M. B... en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, incluant les intérêts au taux légal à compter du 17 mai 2024, avec capitalisation. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée comme sans objet, M. B... ayant déjà obtenu l'aide juridictionnelle totale.

Avocat : DA COSTA CRUZ

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407388

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 776 euros à M. B... pour le préjudice subi du fait de son absence de relogement, après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation le 15 juin 2022. La carence fautive de l’État a été constatée à partir du 15 décembre 2022, date d’expiration du délai de six mois imparti pour proposer un logement. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que l’article R. 441-16-1 du même code. La somme accordée couvre les troubles dans les conditions d’existence, incluant les intérêts au taux légal à la date du jugement.

Avocat : GHERON

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407573

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme A..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation le 19 décembre 2018, en raison de l'absence de relogement. La carence de l'État, qui n'a pas proposé de logement dans le délai légal ni après une injonction judiciaire, constitue une faute engageant sa responsabilité. Le tribunal a évalué le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence subis par Mme A... et ses deux enfants, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : DEBARD

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408003

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, annule la décision implicite de la commission de recours amiable refusant à M. B... le bénéfice du revenu de solidarité active (RSA). Le juge constate que la CAF n'a pas produit le dossier de l'intéressé ni démontré le bien-fondé du refus, alors que M. B... soutient remplir les conditions légales. La solution retenue est fondée sur les articles L. 262-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Le tribunal renvoie M. B... devant l'administration pour la fixation de ses droits.

Avocat : MOUTOUSSAMY

21 janvier 2026• 5ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408655

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 883 euros à M. C... B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 12 janvier 2022, en raison de l’absence de relogement. La carence fautive de l’État a été constatée à compter du 12 juillet 2022, engageant sa responsabilité pour troubles dans les conditions d’existence, conformément à l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a fixé l’indemnisation en fonction de la situation de sans-domicile fixe du requérant et de la durée de la carence.

Avocat : BAGUET

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408961

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. C... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 12 octobre 2022. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a retenu que le logement de 39 m² pour cinq personnes, dont un enfant malade, était inadapté, et a accordé une somme de 5 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence.

Avocat : BAGUET

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409377

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 29 octobre 2021, pour son absence de relogement. La carence du préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas proposé de logement dans les délais légaux, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État à compter du 29 avril 2022. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a accordé une somme de 5 000 euros à M. B... pour les troubles dans ses conditions d'existence, incluant la suroccupation et la charge disproportionnée du loyer.

Avocat : M'HIMDI

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409429

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de M. B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu d'allocation de logement sociale de 2 336,38 euros. Le tribunal a rappelé que, statuant en plein contentieux, il lui appartient de se prononcer directement sur le bien-fondé de la demande de remise, et non sur les vices propres de la décision attaquée. Il a appliqué les articles L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise à l'absence de fausse déclaration ou de manœuvre frauduleuse. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné le moyen tiré de l'absence de déclaration des ressources de l'épouse de M. B..., ce qui constitue une omission déclarative.

21 janvier 2026• 5ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410108

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A... pour contester un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 2 317 euros, réclamé par la CAF de la Seine-Saint-Denis pour la période de décembre 2018 à décembre 2019, ainsi que la contrainte émise pour son recouvrement. En cours d’instance, la CAF a annulé l’indu et s’est désistée de la contrainte, rendant le litige sans objet. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.

21 janvier 2026• 5ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410331

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 715 euros à M. C..., reconnu prioritaire et sans domicile fixe par la commission de médiation, en raison de l’absence de relogement dans le délai imparti. La carence fautive de l’État a été établie à compter du 14 mars 2023, engageant sa responsabilité pour troubles dans les conditions d’existence. La solution s’appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : BAGUET

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)