Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510772
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser une requérante pour carence fautive dans son relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement malgré une décision de priorité de la commission de médiation. Elle a alloué à la requérante une somme de 800 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et a condamné l'État à payer la même somme au titre des frais irrépétibles à son avocate.
Avocat : PLEGAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510925
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de relogement urgent. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État, fondée sur l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour n'avoir pas proposé de logement dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation. Elle a condamné l'État à verser 5 500 euros à la requérante en réparation de son préjudice, mais a rejeté sa demande de remboursement de frais de procédure.
Avocat : PLEGAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511390
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État, considérant que l'absence d'offre de relogement dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation constituait une faute. Il a condamné l'État à verser 1 000 euros en réparation du préjudice et 800 euros au titre des frais irrépétibles, en application des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511404
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 100 euros à un demandeur pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive, celui-ci n'ayant pas exécuté une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la situation du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1, et rejette la demande de remboursement des frais d'avocat.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511410
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour défaut de relogement. Il a retenu la faute de l'État, engagée par l'absence d'offre d'hébergement dans le délai de six semaines suivant une décision de la commission de médiation reconnaissant le requérant comme prioritaire (articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation). Le tribunal a condamné l'État à verser 2 500 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence, mais a rejeté la demande de remboursement des frais d'avocat.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511417
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement d'une personne reconnue prioritaire par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (4e Section - 1re Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal condamne l'État à verser 7 500 euros à la requérante en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, mais rejette sa demande de frais de procédure. Il retient la responsabilité de l'État pour carence fautive, celle-ci ayant persisté au-delà du délai de six mois imparti après la décision de la commission. **Textes appliqués** : Principalement l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation (procédure de relogement urgent), ainsi que les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 (concernant les frais de procédure, dont la demande est rejetée).
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511583
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 10 000 euros à une requérante pour réparer le préjudice découlant de l'absence de relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive, celui-ci n'ayant pas proposé de relogement dans le délai de six mois suivant une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. La demande de remboursement de frais d'avocat a été rejetée.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511607
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement urgent. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État, fondée sur l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, et l'a condamné à verser 1 000 euros au requérant pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence et son préjudice moral. La demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire a été écartée, l'intéressé bénéficiant déjà d'une aide définitive.
Avocat : QUIENE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511650
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour défaut de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre dans le délai légal. Le tribunal a retenu la faute de l'État et l'a condamné à indemniser le préjudice résultant des troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CHAMAS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511877
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser un requérant pour carence fautive dans son relogement. Le juge a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de logement malgré une décision de priorité de la commission de médiation. Il a alloué au requérant 1 000 euros en réparation de ses préjudices et a mis à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre des frais exposés.
Avocat : CHAMAS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535104
**Sujet principal** : Demande de provision en référé par une entreprise (L'Art et le Bois) contre l'AP-HP pour le paiement du solde d'un marché public de travaux. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de provision. Il estime que l'obligation de payer le solde est sérieusement contestable, notamment en raison de désaccords sur la régularité de la procédure de décompte final et sur l'achèvement des travaux, ce qui empêche de considérer l'existence de la créance comme suffisamment certaine. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour accorder une provision) et les dispositions du cahier des clauses administratives générales des marchés publics de travaux (CCAG-Travaux) relatives au décompte final.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401492
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la requête de Mme C... visant à annuler la décision du département de la Seine-Maritime rejetant son recours contre un indu de RSA. Le tribunal estime que la décision attaquée du 29 février 2024 est suffisamment motivée, précisant la nature de l'indu, son montant, la période concernée et son fondement légal, à savoir un changement de situation non déclaré. La juridiction applique les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 262-25, L. 262-47 et R. 262-89.
Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401493
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de Mme B... C... visant à annuler des décisions de la CAF de la Seine-Maritime lui réclamant le remboursement d'indus de plusieurs prestations sociales. Le tribunal a jugé que la CAF avait légalement constaté une reprise de vie maritale avec M. D..., rendant la requérante indue de ces allocations, et a rejeté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles régissant les conditions d'attribution des prestations litigieuses.
Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400654
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu qui contestait une fouille corporelle intégrale subie en prison. Le tribunal a jugé que cette fouille, motivée par des soupçons d'introduction de produits stupéfiants et par le comportement du requérant, était conforme aux dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1 à L. 225-3 et R. 225-1) et ne constituait pas un traitement dégradant au sens de l'article 3 de la CEDH. En l'absence de faute de l'administration, la responsabilité de l'État n'est pas engagée.
Avocat : THEMIS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400176
**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de revalorisation de l'Allocation de Logement Sociale (ALS). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse, estimant que le calcul de son ALS, effectué sur la base de ses ressources et de sa situation personnelle, est conforme à la réglementation. **Textes appliqués** : Les articles L. 823-1, R. 822-3 et R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation, définissant les règles de calcul des aides personnelles au logement.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400607
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation de pôle des urgences, s'est déclaré incompétent pour connaître de l'opposition à contrainte relative au recouvrement d'un indu de pension alimentaire. Le juge a estimé que ce contentieux, lié à la mise en œuvre d'une décision judiciaire fixant une pension alimentaire et à la mission d'intermédiation financière de la caisse d'allocations familiales, relève exclusivement de la compétence du juge judiciaire, conformément aux articles L. 213-3 du code de l'organisation judiciaire et L. 582-1 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, la requête a été rejetée sur ce point.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400608
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné un recours en plein contentieux contre le refus de la CAF de la Seine-Maritime d'accorder une remise totale d'un indu de prime d'activité. Le juge, statuant en tant que juge de fond, a estimé que la situation de précarité de la requérante, reconnue handicapée et bénéficiant d'une faible retraite, justifiait une remise gracieuse. Il a donc annulé la décision de la CAF et ordonné la remise totale de la dette, en application des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et R. 772-9 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401215
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme D... A... visant à annuler le refus de lui attribuer une carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement ». Le juge a estimé que la requête était irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique à l'appui de ses demandes, en violation des exigences de procédure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la forme des requêtes.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401228
**Sujet principal** : Recours contre une décision de remise partielle d'un indu d'aide personnelle au logement (APL). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation des urgences). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il confirme le principe et le montant de l'indu, considérant qu'il résulte d'une reprise d'activité non déclarée par la requérante. Il estime également que les conditions pour une remise totale de la dette (notamment la précarité) ne sont pas établies. **Textes appliqués** : Articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, relatifs au recouvrement des indus de prestations sociales.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401229
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de décisions refusant la remise gracieuse totale de deux indus. Concernant l'indu d'allocation aux adultes handicapés, le tribunal s'est déclaré incompétent, relevant que ce contentieux relève du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Pour l'indu d'aide personnalisée au logement, le tribunal a jugé que la décision de remise partielle de dette n'était pas entachée d'erreur de droit ou d'appréciation, en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.