Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311355
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... épouse B... contestant l'obligation de payer un indu de 630 euros réclamé par l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC). La requérante avait perçu une indemnité pour perte de revenus dans le cadre d'une formation intitulée « Prise en charge non médicamenteuse de la douleur chronique », suivie en 2021. Le tribunal a jugé que l'ANDPC ne peut financer que des actions s'inscrivant dans les orientations pluriannuelles prioritaires définies par les ministres chargés de la santé, et qu'il lui appartient de contrôler ce respect. La solution retenue est fondée sur les articles L. 4021-1, L. 4021-2, L. 4021-6 et R. 4021-7 du code de la santé publique.
Avocat : PIERSON
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400002
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... qui demandait la condamnation de l'État pour le refus de délivrance d'un troisième récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née le 6 janvier 2022, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la préfète n'était pas tenue de lui délivrer un récépissé après cette date, et l'absence de faute de l'administration a conduit au rejet des conclusions indemnitaires.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400798
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme B... tendant à la décharge des cotisations de taxe d'habitation des années 2022 et 2023 pour un appartement dont elle est copropriétaire indivis. La juridiction a considéré que, conformément aux articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, la taxe est légalement établie au nom de tout indivisaire ayant la disposition ou la jouissance du bien, même sans occupation effective. Le tribunal a également relevé l'irrecevabilité des conclusions pour l'année 2022, faute de réclamation préalable, et pour la contestation de l'obligation de payer, faute de procédure prévue à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401997
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A... d’une demande d’indemnisation des préjudices qu’elle estime avoir subis après une injection du vaccin Comirnaty contre la Covid-19 le 30 mars 2021, sur le fondement de la solidarité nationale. La requérante imputait ses troubles (paresthésies, douleurs thoraciques) à cette vaccination, mais l’ONIAM a rejeté sa demande après une expertise concluant à l’absence de lien de causalité. Le tribunal a rappelé que, pour engager la responsabilité de l’ONIAM sur le fondement des articles L. 3131-1 et L. 3131-4 du code de la santé publique, il doit d’abord vérifier, au vu des connaissances scientifiques, s’il n’existe aucune probabilité de lien de causalité entre la vaccination et l’affection. En l’espèce, la solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le cadre juridique impose de rejeter la demande si ce lien est jugé improbable.
Avocat : NOMENYO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402415
Le Tribunal Administratif de MELUN était saisi par la SAS Le Carrefour des Nations d’une contestation relative au calcul de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2021, portant sur l’application des dispositifs de planchonnement et de lissage prévus aux articles 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts. L’administration fiscale a accordé un premier dégrèvement partiel, puis un second en cours d’instance, conduisant à un non-lieu à statuer sur une partie des conclusions. Le tribunal a rejeté le surplus des demandes, estimant que la société ne pouvait obtenir un dégrèvement supérieur à celui déjà prononcé, faute d’avoir correctement appliqué le coefficient d’actualisation départemental dans le calcul de la valeur locative neutralisée.
Avocat : MAS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405327
Le Tribunal administratif de Melun a examiné l'opposition de M. B... à une contrainte de la CAF de Seine-et-Marne pour recouvrer un solde d'indu d'aide personnelle au logement (APL) de 2 986,35 euros, ainsi que sa demande de décharge d'un indu de prime d'activité de 874,89 euros. Le tribunal a constaté que M. B... n'avait pas saisi la commission de recours amiable de la CAF avant de contester l'indu de prime d'activité, rendant ses conclusions irrecevables pour défaut de recours préalable obligatoire, conformément aux articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. S'agissant de l'opposition à contrainte, le tribunal a relevé que M. B... n'invoquait aucun moyen de fond, se bornant à mentionner ses remboursements partiels, et a donc rejeté sa requête. La décision confirme ainsi la validité de la contrainte et le bien-fondé de l'indu d'APL.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407908
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision « 48 SI » du 6 juin 2024 constatant le solde nul de son permis de conduire et les cinq retraits de points sous-jacents. La requérante soutenait ne pas avoir reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et contestait la réalité des infractions. Le tribunal a jugé que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires ou l'émission de titres exécutoires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route.
Avocat : FERTE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410116
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A... contestant la décision « 48 SI » du 21 mai 2024 constatant un solde de points nul et l'invalidation de son permis de conduire, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, car le ministre de l'Intérieur a retiré la décision « 48 SI » et le retrait de points lié à l'infraction du 29 septembre 2023, le solde de points étant redevenu positif. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de M. A... concernant les huit autres infractions, en application des articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : CABINET D'AVOCATS IOSCA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410210
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B... contestant la décision « 48 SI » du ministre de l’Intérieur constatant un solde de points nul et l’invalidation de son permis de conduire, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté que les retraits de points liés aux infractions des 16 avril 2022 et 29 mars 2023 avaient été supprimés du dossier, rendant le solde de points positif, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Concernant l’infraction du 22 février 2023, le point retiré avait été restitué avant l’introduction de la requête, rendant les conclusions irrecevables. Enfin, pour l’infraction du 17 mai 2023, le tribunal a rejeté les conclusions de M. B... au fond, considérant que les moyens soulevés, notamment le défaut d’information préalable, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la route, notamment les articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3.
Avocat : FRANCK COHEN AVOCAT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410361
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... contestant le retrait de 3 points sur son permis de conduite suite à une infraction routière du 30 décembre 2022. Le tribunal a jugé que l'absence de notification préalable du retrait de points est sans incidence sur sa légalité, ce moyen étant inopérant. Il a également considéré que la réalité de l'infraction était établie conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, sans que la requérante ne démontre avoir été privée des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du même code. La demande de restitution des points et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516791
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé provision, a partiellement fait droit à la demande de M. B..., surveillant pénitentiaire. Il a condamné l’État à lui verser une provision de 937,94 euros, assortie des intérêts moratoires, correspondant à une retenue sur traitement pour absence injustifiée, annulée par un arrêté de retrait mais non remboursée, l’obligation étant jugée non sérieusement contestable. En revanche, la demande de provision pour heures supplémentaires (3 637,94 euros) a été rejetée, faute d’éléments probants sur leur réalité et leur validation. La demande de provision pour préjudices moral et professionnel (5 000 euros) a également été rejetée, faute de justification.
Avocat : EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303065
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SCI Vallat, qui contestait l'arrêté du 16 février 2023 du maire de Jouy-en-Josas la rendant redevable d'une astreinte journalière de 200 euros pour inexécution des travaux prescrits par un précédent arrêté de mise en sécurité du 14 décembre 2022. La juridiction a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 511-11 et L. 511-15 du code de la construction et de l'habitation. Elle a également estimé que le délai de deux mois accordé pour réaliser les travaux était adapté aux circonstances, rejetant ainsi le moyen tiré de l'inexactitude des faits. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes de la SCI Vallat au titre des frais de justice.
Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RICHTERS & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307471
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation de la commune de Thiverval-Grignon à lui verser 3 800 000 euros en réparation d'un préjudice financier. La requérante soutenait que la commune avait commis des fautes en délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel erroné, puis en informant de l'infaisabilité du projet immobilier et en refusant de proroger le certificat. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour Mme A... de justifier d'un intérêt pour agir, et a subsidiairement écarté ses moyens comme infondés. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Avocat : ASSOCIATION ROUX PIQUOT-JOLY
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307741
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de la SCI Vallat demandant l'annulation d'un titre exécutoire émis par la commune de Jouy-en-Josas pour le recouvrement d'une astreinte de 18 000 euros. La SCI contestait la régularité du titre, notamment l'absence de signature du bordereau par l'ordonnateur compétent. Le tribunal a relevé que le bordereau de titre de recettes avait été signé par un adjoint au maire, et non par la maire elle-même, sans que cette délégation soit mentionnée sur l'ampliation notifiée. En application de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, cette irrégularité de forme a conduit le tribunal à annuler le titre exécutoire.
Avocat : ADMINIS AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308243
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SCI Vallat, qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire émis par la commune de Jouy-en-Josas pour le recouvrement d'une astreinte de 18 400 euros. Cette astreinte avait été prononcée en raison du non-respect par la SCI d'un arrêté de mise en demeure de réaliser des travaux de réparation sur un immeuble, pris sur le fondement du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'irrégularité de signature, jugeant que le titre, émis par un adjoint dûment habilité, était régulier. La demande de la SCI a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RICHTERS & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2503873
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de M. E... et Mme A... visant à désigner un nouvel expert pour examiner les désordres affectant leur domicile à Beynes. Les requérants contestaient l’utilité du rapport d’expertise du 3 septembre 2024, estimant que les constatations initiales étaient insuffisantes. Le juge des référés a considéré que cette nouvelle expertise n’était pas utile, car elle ne pourrait pas remédier à l’absence de constats avant travaux et ne portait sur aucun fait nouveau ou aggravation. La décision s’appuie sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne la mesure à son utilité pour un litige principal.
Avocat : CABINET TRIANON AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405012
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 5 000 euros à M. A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement de sa famille, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 27 novembre 2019. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision dans le délai imparti. Le tribunal a rejeté les conclusions présentées au nom de l'épouse et des enfants, la réparation n'étant due qu'au seul demandeur. Les troubles dans les conditions d'existence ont été évalués en fonction de la durée de la carence et de la situation de suroccupation et d'insalubrité du logement.
Avocat : PARTOUCHE-KOHANA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405181
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation de 35 000 euros pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 18 novembre 2020. Le tribunal a examiné la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a jugé que, la reconnaissance de priorité étant fondée sur le seul délai d'attente d'un logement social, le maintien dans le logement actuel ne peut ouvrir droit à réparation que si ce logement est inadapté. En l'espèce, la suroccupation alléguée doit être appréciée selon l'article R. 822-25 du même code, mais le tribunal n'a pas retenu de faute de l'État engageant sa responsabilité. La requête de Mme B... a donc été rejetée.
Avocat : CHILOT-RAOUL
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405398
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 2 000 euros à Mme B... pour les troubles dans ses conditions d’existence résultant de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 27 juin 2018. La carence fautive de l’État a été retenue du 27 décembre 2018 au 24 mai 2022, date de son relogement. La solution s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
Avocat : RIMBON
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406108
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme B..., qui sollicitait 10 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, faute de relogement par l'État après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation en 2017. Le tribunal a estimé que la responsabilité de l'État n'était pas engagée, car la requérante avait trouvé un logement en 2022 puis un bail en 2023, sans démontrer que ces logements étaient inadaptés, excessivement coûteux ou précaires. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : JURISDEMAT AVOCAT