Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308324
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait la décision de la CNRACL fixant à 20 % le taux d’invalidité pour son cancer du sein, dans le cadre de sa pension d’invalidité. La requérante soutenait que ce taux aurait dû être de 60 % en raison d’un cancer localement avancé ou métastatique. Le tribunal a jugé que l’expertise médicale du 28 février 2022 établissait une stabilisation de la maladie sans récidive, et que les pièces produites ne remettaient pas en cause cette évaluation. La solution retenue est fondée sur l’article 39 du décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003, renvoyant au barème indicatif de l’article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400161
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de Mme B... visant à engager la responsabilité des Hôpitaux civils de Colmar (HCC) pour une faute chirurgicale lors d'une exostosectomie du pied gauche en 2020. Le tribunal a estimé que l'état du dossier, incluant une expertise amiable contradictoire, permettait de statuer sans ordonner une nouvelle expertise judiciaire. Il a également rejeté les conclusions accessoires relatives à l'exécution provisoire et aux dépens, jugées irrecevables. La décision s'appuie sur les articles R. 621-1 du code de justice administrative et L. 1142-1 du code de la santé publique.
Avocat : WOLFANGEL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509916
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C..., détenu, qui demandait d'enjoindre au préfet du Bas-Rhin de procéder à son expulsion vers l'Algérie. Le juge estime que la mesure sollicitée ne présente pas de caractère d'utilité, dès lors que l'administration a accompli toutes les diligences nécessaires auprès des autorités algériennes et que l'absence d'exécution de la mesure d'éloignement n'est pas imputable à une inertie des services préfectoraux. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : KEMPF
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400667
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation du département du Rhône pour les dommages subis par son véhicule suite à la chute d’un arbre sur la route départementale 385 le 13 mars 2023. Bien que le lien de causalité entre l’ouvrage public et le préjudice soit établi, le tribunal a estimé que le département apportait la preuve de l’entretien normal de l’arbre, en raison de la surveillance régulière des abords de la voie et de l’absence de signes de fragilité (pourriture, attaque lignivore) constatés après la chute. La responsabilité du département n’a donc pas été engagée sur le fondement du défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, en application des principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : SELURL PHELIP & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400920
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. et Mme B... tendant à la décharge de la majoration de 40 % pour manquement délibéré appliquée à leur imposition supplémentaire d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux de 2019. Les requérants contestaient l'intention d'éluder l'impôt, mais le tribunal a jugé que l'administration avait suffisamment établi cette intention, en se fondant sur l'importance des revenus fonciers omis (63 210 euros, soit 41 % des revenus totaux) et sur la récurrence de ces revenus, que les contribuables connaissaient et devaient déclarer. La décision s'appuie sur l'article 1729 du code général des impôts et l'article 195 A du livre des procédures fiscales.
Avocat : SELARL CABINET JURIDIQUE ET FISCAL MOULINIER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400928
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... et de la société Axa France Iard, qui demandaient la condamnation solidaire du département du Rhône et de l'État pour un accident de moto survenu le 17 avril 2022 sur la RN 7. Les requérants invoquaient un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public dû à la présence de gravillons non signalés. Le tribunal a jugé que la preuve du lien de causalité entre l'état de la chaussée et l'accident n'était pas rapportée, les photographies produites n'étant pas datées et ne permettant pas d'établir l'état de la route au moment des faits. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir soulevées par les défendeurs.
Avocat : SELURL PHELIP & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401595
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., qui recherchait la responsabilité de la métropole de Lyon pour un accident de vélo survenu le 13 juin 2020 sur le pont Raymond Barre. La requérante invoquait un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, en raison d’une cornière de séparation des pistes cyclable et piétonne qu’elle estimait dangereuse et mal signalée. Le tribunal a jugé que le dommage trouvait sa cause dans la manœuvre d’évitement de deux cyclistes arrivant en sens inverse, et non dans l’ouvrage public lui-même, rompant ainsi le lien de causalité direct et certain. À titre surabondant, il a estimé que l’ouvrage ne présentait pas de dangerosité particulière et faisait l’objet d’une signalisation adéquate, écartant tout défaut d’entretien normal. La demande d’expertise avant dire-droit a été rejetée comme sans objet.
Avocat : ROBAGLIA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401821
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. E... et Mme B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 à 2018. Ces impositions faisaient suite à la vérification de comptabilité de la société Le Tacos de Charlieu, dont Mme B... était présidente et associée, et à la reconstitution de recettes considérées comme des revenus distribués. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, estimant que les propositions de rectification avaient été régulièrement notifiées. Sur le fond, il a jugé que Mme B..., en tant que seule maître de l'affaire, était présumée avoir appréhendé les distributions, sans que les requérants n'apportent la preuve contraire, et a ainsi confirmé le bien-fondé des impositions sur le fondement des articles 109 et 110 du code général des impôts.
Avocat : LEX EDERIM
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2504694
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D..., agent municipal victime d’un accident de service le 16 novembre 2023. La mesure vise à évaluer l’ensemble de ses préjudices extra-patrimoniaux, à réévaluer son taux d’incapacité permanente partielle et à fixer la date de consolidation. Le juge a considéré cette expertise utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits, sans préjuger du fond, et a rejeté la demande de la commune de Montpellier tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du même code.
Avocat : BETROM
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600381
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur demande de la commune de Lodève, a ordonné une expertise concernant un immeuble situé rue de la Sous-Préfecture, appartenant au centre imaginaire scientifique et technique. L’expert désigné devra examiner l’état du bâtiment, déterminer s’il existe un péril grave et imminent pour la sécurité des occupants et du public, et proposer les mesures nécessaires pour y remédier. Cette décision est fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, qui permet à l’autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600388
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Fabrezan sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater l'état d'un immeuble menaçant ruine et proposer des mesures de sécurité. Le juge a fait droit à cette demande, estimant que les désordres constatés étaient susceptibles de constituer un risque pour la sécurité publique. Il a désigné un expert avec pour mission d'examiner les lieux, de déterminer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer les mesures nécessaires pour y remédier.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505326
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. A... visant à obtenir le versement de l’aide à la reprise et à la création d’entreprise (ARCE) par le CHU de Rennes. Le juge a estimé que l’obligation dont se prévalait le requérant n’était pas suffisamment certaine, faute pour lui de démontrer qu’il remplissait les conditions légales et réglementaires pour bénéficier de cette aide, notamment en justifiant de l’octroi de l’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (ACRE) par l’URSSAF. En conséquence, la condition d’urgence n’a pas été examinée, et les conclusions accessoires (intérêts, astreinte, frais de justice) ont également été rejetées. La décision s’appuie sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : DEGIRMENCI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600391
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B... C..., qui demandait la délivrance d’un document provisoire de séjour. La requérante s’est désistée de sa requête le 16 janvier 2026, et le juge a constaté qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce désistement. Par ordonnance du 20 janvier 2026, il a donné acte du désistement d’instance, sans faire droit aux demandes d’injonction et d’astreinte initialement formulées. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des dispositions procédurales du code de justice administrative.
Avocat : SENOUCI BEREKSI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303318
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B..., détenu au centre de détention de Salon-de-Provence, d’une demande de versement d’un solde de salaire pour son travail en atelier de janvier 2021 à août 2022. Le tribunal a appliqué les articles L. 412-20 du code pénitentiaire et R. 381-99, R. 381-105 et R. 381-107 du code de la sécurité sociale. Il a jugé que l’administration avait correctement imputé les cotisations sociales obligatoires (CSG, CRDS et assurance vieillesse) et que les sommes restant dues s’élevaient à 1 712,38 euros pour 2021 et 1 290,78 euros pour 2022. En conséquence, le tribunal a condamné l’État à verser à M. B... la somme totale de 3 003,16 euros.
Avocat : AARPI THEMIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600128
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante thaïlandaise demandant au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a mis à disposition de la requérante une attestation valable jusqu’au 7 avril 2026. Le juge des référés a constaté que la demande était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402766
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A... d’un recours contre le rejet implicite de son recours administratif préalable obligatoire, contestant le retrait de la prime « MaPrimeRénov’ ». En cours d’instance, l’Agence nationale de l’habitat (Anah) a régularisé le dossier de la requérante et lui a attribué la prime de 4 080 euros, qui a été versée. Constatant que Mme A... a ainsi obtenu satisfaction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, la requête ayant perdu son objet. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402874
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant le rejet implicite de leur demande de prime « MaPrimeRénov » pour l’installation d’une pompe à chaleur. La juridiction a estimé que l’Agence nationale de l’habitat (Anah) n’avait commis ni erreur de droit ni erreur de fait en refusant la prime, faute pour les requérants de démontrer que leur logement était achevé depuis au moins quinze ans, condition prévue par le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l’Anah.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402950
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. et Mme C... contestant le retrait total de la prime de transition énergétique (MaPrimeRénov’) par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). L’Anah avait initialement motivé ce retrait par l’absence de réponse des requérants à des demandes de programmation d’un contrôle, mais le tribunal a constaté que ce motif était erroné en fait. L’Anah a alors demandé une substitution de motif, invoquant la non-conformité des factures produites par les requérants. Le tribunal a rejeté cette demande, jugeant que le motif substitué n’était pas fondé, et a annulé la décision de retrait de la prime. La solution retenue s’appuie sur le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et l’arrêté du 14 janvier 2020 relatifs à la prime de transition énergétique.
Avocat : Rivière | Avocats | Associés
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500100
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A... d’un recours contre le rejet implicite de sa demande de prime « MaPrimeRénov » par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). En cours d’instance, l’Anah a accordé à la requérante une prime de 2 000 euros, qui lui a été versée. Le tribunal constate que Mme A... a ainsi obtenu satisfaction, rendant sa requête sans objet. Par conséquent, il prononce un non-lieu à statuer, sans examiner le fond du litige.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600097
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a été saisi par le maire de Corte sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. Le maire sollicitait la désignation d’un expert pour examiner un immeuble situé rue du professeur D..., présentant des désordres structurels graves (risque d’effondrement du linteau et d’une voûte) menaçant la sécurité des occupants et des tiers. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l’état du bâtiment, d’évaluer le danger et son caractère imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-2, L. 511-4 et L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.