Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404233
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de M. D... visant à annuler plusieurs décisions de la caisse d'allocations familiales et du département de la Seine-Maritime relatives au recouvrement d'indu de prestations sociales (RSA, primes exceptionnelles et prime d'activité). Le tribunal a jugé que les procédures de contrôle et de recouvrement contestées étaient régulières et que les griefs soulevés (défaut de motivation, incompétence, vice de procédure, erreur de fait) n'étaient pas fondés. Les décisions s'appuient notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404234
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de M. D... visant à annuler plusieurs décisions de la CAF de la Seine-Maritime et du Département relatives au recouvrement d'indu de prestations sociales (RSA, primes exceptionnelles et prime d'activité). Le tribunal a jugé que les procédures de contrôle et de recouvrement étaient régulières et que les décisions contestées étaient suffisamment motivées, notamment au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles. Les demandes de condamnation à payer des sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404253
Sujet principal : Recours contre des décisions de mise en recouvrement d'indu de prestations sociales (RSA, primes exceptionnelles, prime d'activité). Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). Solution retenue : Le tribunal a rejeté les requêtes de M. D... visant à annuler ces décisions et à être déchargé des sommes réclamées. Les moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreur de fait, etc.) ont été écartés. Textes appliqués : Code de l'action sociale et des familles (notamment articles R. 262-5 et L. 262-46), Code de justice administrative (article L. 761-1) et loi du 10 juillet 1991 (article 37) concernant la demande de condamnation aux dépens.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404262
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la demande de Mme A... visant à obtenir une remise totale d'un trop-perçu de RSA. Le juge, statuant en plein contentieux, estime que l'indu, résultant de l'omission de déclarer des salaires importants, ne permet pas de caractériser la bonne foi de la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionne la remise de dette à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504564
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes d'un ressortissant marocain contestant le refus d'abroger son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et le refus de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet de la Seine-Maritime n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article 3 de l'accord franco-marocain et de l'article L. 435-1 du CESEDA pour une régularisation, notamment au regard de ses attaches dans son pays d'origine et de l'absence d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SIMON
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504934
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle et professionnelle du requérant. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404354
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le tribunal a jugé que l'état de santé de la requérante, bien qu'entraînant une incapacité de 65%, ne remplissait pas les critères légaux stricts d'une réduction importante et durable de l'autonomie de déplacement à pied ou de la nécessité d'un accompagnement systématique, tels que définis par les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2304122
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la demande d'annulation du refus implicite du maire de Jouars-Pontchartrain de dresser un procès-verbal pour des infractions au code de l'urbanisme et de saisir le juge judiciaire pour une occupation illégale du domaine public routier. Le juge estime que le maire dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour constater les infractions d'urbanisme et que les faits reprochés ne constituent pas une occupation privative du domaine public routier justifiant une saisine judiciaire. La décision s'appuie sur les articles L. 480-1 du code de l'urbanisme et L. 116-1 du code de la voirie routière.
Avocat : PITTI-FERRANDI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306961
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... contre la commune de Versailles. Le tribunal a jugé que l'abrogation de l'autorisation de changement d'usage pour location meublée, intervenue en 2022, était légale car fondée sur une fraude du requérant, ce qui permet un retrait à tout moment selon l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, la responsabilité de la commune n'est pas engagée et aucun préjudice indemnisable ne découle de cette décision légale.
Avocat : GANNAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308615
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. A... visant à annuler un courrier du maire lui enjoignant de régulariser une construction. La juridiction estime que ce courrier, qui rappelle simplement l'obligation de se conformer aux prescriptions des autorisations d'urbanisme antérieures et à celles de l'architecte des Bâtiments de France, ne constitue pas une décision faisant grief. La demande est donc déclarée irrecevable.
Avocat : SELARL GOUTAL & ALIBERT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404026
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé la décision de la commission de médiation de l'Essonne qui avait rejeté le recours amiable de la requérante visant à obtenir la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur de droit en rejetant le recours pour incomplétude sans démontrer que l'absence des pièces sollicitéées l'empêchait d'apprécier le fond de la demande, notamment l'allégation d'habiter un logement insalubre. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603095
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que le requérant, un réfugié afghan, n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate justifiant la mesure, malgré la séparation d'avec son épouse résidant en Afghanistan. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604187
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de liquidation provisoire complémentaire d'une astreinte. Le juge a considéré que l'injonction de réexamen de la demande de titre de séjour avait été exécutée par la décision préfectorale du 9 mars 2026, mettant ainsi fin au délai de retard. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 911-7 du code de justice administrative relatives à la liquidation des astreintes.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521495
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant ivoirien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de renouvellement de carte de séjour. Le juge estime que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ne présente pas le caractère d'urgence requis, notamment au regard des délais de validité du titre en cours. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance des récépissés.
Avocat : KOUASSI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503586
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la mère d'un élève visant à annuler la décision rectorale confirmant son exclusion définitive du lycée. Le tribunal a jugé que les faits reprochés à l'élève (comportements inadaptés et manquements répétés au règlement intérieur) étaient suffisamment établis et que la sanction n'était pas disproportionnée. Il a notamment appliqué les articles R. 511-49 et R. 511-51 du code de l'éducation, relevant que le recours juridictionnel ne peut porter que sur la décision rectorale et non sur les éventuelles irrégularités de la procédure initiale devant le conseil de discipline.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503667
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant marocain, qui contestait le refus d'abroger son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et le refus de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet de la Seine-Maritime n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions de l'article 3 de l'accord franco-marocain et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour obtenir un titre de séjour salarié. Il a également considéré que le refus d'abroger l'OQTF et le refus de délivrance du titre de séjour ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SIMON
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504424
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante algérienne, visant l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, avait procédé à un examen personnalisé et suffisamment motivé de sa situation au regard des dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a considéré que le droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante ne justifiait pas, en l'espèce, une régularisation.
Avocat : LEXGLOBE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505121
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant nigérian. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime n'avait pas correctement pris en compte l'intérêt supérieur des deux enfants de l'intéressé, né en France d'une union avec une résidente légale, au regard de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a également relevé une insuffisance de motivation concernant le pays de renvoi désigné.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309826
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de l'association du Rassemblement des Disciples de Jésus-Christ, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 à 2023. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions pour 2021 et 2023, faute d'une réclamation préalable obligatoire dans les délais légaux prévus par l'article L. 199 du Livre des Procédures Fiscales. Concernant l'année 2022, la demande a été rejetée au fond, le tribunal estimant que le local n'était pas affecté à l'exercice du culte à la date d'exigibilité de l'impôt, ne remplissant donc pas les conditions de l'exonération prévue par le code général des impôts.
Avocat : NGAFAOUNAIN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304065
La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de taxes foncières (TF) et de cotisation foncière des entreprises (CFE). La société Linex Panneaux contestait l'assiette de ces impôts pour plusieurs années, en invoquant l'exonération de l'outillage prévue par l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la majeure partie des demandes, considérant que les immobilisations litigieuses (fondations, charpentes, équipements électriques, etc.) ne pouvaient être regardées comme de l'outillage exonéré mais constituaient des éléments de la construction elle-même, intégrés à son coût. Il a toutefois prononcé un non-lieu à statuer pour les années où des dégrèvements avaient été accordés par l'administration en cours d'instance.
Avocat : FIDAL LE MANS