Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600135

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que, faute de réponse dans un délai de quatre-vingt-dix jours à compter de sa demande de carte « recherche d’emploi ou création d’entreprise », une décision implicite de rejet est née le 19 janvier 2026 en application des articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 422-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce qui n’est pas permis par l’article L. 521-3.

20 janvier 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303636

Le Tribunal Administratif de Dijon rejette la demande indemnitaire de M. A..., détenu, qui contestait son placement en régime contrôlé de détention. Le tribunal écarte les moyens de légalité externe (vice de forme et incompétence) en se fondant sur les pièces produites par l'administration. Il juge également que le placement est légal au regard des articles L. 211-4, R. 112-23 et D. 211-36 du code pénitentiaire, qui permettent au chef d'établissement de prévoir des régimes différenciés. En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'est retenue.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

20 janvier 2026• CH 2 JU
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600385

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur demande de la commune de Capendu, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La requête visait à faire constater l'état de désordres affectant deux immeubles menaçant la sécurité des occupants et du public. Le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner les lieux, de déterminer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer des mesures conservatoires. La solution retenue est l'organisation d'une mesure d'instruction préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.

20 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600601

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune des Sables d'Olonne. La commune sollicitait une expertise préventive afin de constater l'état d'un immeuble riverain, propriété de M. B..., avant le début de travaux de rénovation du cœur de ville, susceptibles de provoquer des désordres. Le juge a estimé la mesure utile et a désigné un expert pour réaliser un état des lieux et, le cas échéant, analyser les causes et l'étendue des dommages futurs. En revanche, la demande de la commune visant à imposer à l'expert la rédaction d'un pré-rapport a été rejetée, cette modalité relevant de la libre appréciation de l'expert dans le respect du contradictoire.

Avocat : MAUDET-CAMUS AVOCATS

20 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301943

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de l'association Soliha Métropole Nord, qui sollicitait la condamnation de Partenord Habitat à lui verser 207 109,33 euros pour la résiliation d'un contrat de mandat de gestion et le solde de prestations. Le tribunal a considéré que le contrat, conclu de gré à gré, était irrégulier car il aurait dû être précédé d'une procédure de publicité et de mise en concurrence, en application du code de la commande publique. Partenord Habitat pouvait donc légalement résilier unilatéralement le contrat. L'association n'a pas démontré de préjudice indemnisable, et la responsabilité a été partagée, limitant l'indemnité à 15 280,40 euros.

Avocat : CABINET MONTESQUIEU AVOCATS

20 janvier 2026• 2ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2305595

Le Tribunal Administratif de Lille était saisi par la société GSP Sécurité, représentée par son liquidateur, d’une demande indemnitaire dirigée contre la CPAM de Roubaix-Tourcoing suite à la résiliation d’un marché de gardiennage. Le tribunal a soulevé d’office son incompétence, estimant que le contrat litigieux, conclu entre deux personnes morales de droit privé, est un contrat de droit privé. Il a jugé que les dispositions de l’article L. 124-4 du code de la sécurité sociale n’ont pas pour effet de rendre applicable le code de la commande publique ni de conférer un caractère administratif à ce contrat. Par conséquent, le litige relatif à son exécution relève de la compétence de la juridiction judiciaire.

Avocat : BLANCO

20 janvier 2026• 2ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406047

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. B... qui demandait la liquidation d'une astreinte de 100 euros par jour pour inexécution du jugement n°2102169 du 23 janvier 2024. Cette demande est rejetée car la Cour Administrative d'Appel de Douai a annulé ce jugement par un arrêt du 28 novembre 2024, privant ainsi la décision initiale de tout fondement juridique. En conséquence, les conclusions relatives aux frais d'instance sont également rejetées, l'État n'étant pas la partie perdante. La solution s'appuie sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative.

Avocat : DEWAELE

20 janvier 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305889

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B..., détenu, qui demandait la condamnation du Groupe hospitalier de la Région de Mulhouse Sud Alsace (GHRMSA) pour une prise en charge médicale insuffisante lors de sa détention. Le tribunal estime que les soins prodigués, notamment des séances de kinésithérapie et un suivi médical régulier, étaient conformes aux prescriptions médicales et que les soins d’ergothérapie et de balnéothérapie relevaient du confort. Aucune faute de nature à engager la responsabilité du GHRMSA n’est retenue, sur le fondement des articles L. 115-2 du code pénitentiaire et L. 6111-1-2 du code de la santé publique. Les conclusions indemnitaires et les demandes de frais d’instance sont rejetées.

Avocat : CABINET MONHEIT-ANDRE-MAI

20 janvier 2026• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306471

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., détenu au centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 200 000 euros pour des conditions de détention dégradantes liées à la privation de son fauteuil roulant électrique. Le tribunal a estimé que les éléments fournis par le requérant ne permettaient pas de caractériser une atteinte à la dignité humaine constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration pénitentiaire. La décision s'appuie notamment sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 2, L. 6, L. 7 et L. 322-1 du code pénitentiaire.

Avocat : SALKAZANOV

20 janvier 2026• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509427

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A..., ressortissante russe, afin d’enjoindre au préfet du Bas-Rhin de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a fait droit à la demande de l’intéressée en lui délivrant une carte de résident valable dix ans. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

20 janvier 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400405

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de Mme A... tendant à la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) à laquelle elle a été assujettie au titre de 2023 pour son activité de « concept artist ». La requérante invoquait l’exonération prévue au 2° de l’article 1460 du code général des impôts, réservée aux artistes (peintres, sculpteurs, etc.) ne vendant que le produit de leur art. Le tribunal a jugé que son activité, principalement réalisée sur commande et soumise aux contraintes des clients, ne présentait pas le caractère d’une création personnelle suffisante pour entrer dans le champ de cette exonération, laquelle est d’interprétation stricte. Il a également écarté l’argument tiré de son affiliation au régime de sécurité sociale des artistes auteurs, cette circonstance étant sans incidence sur l’application de la législation fiscale autonome.

20 janvier 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600706

Le Tribunal Administratif de Lyon est saisi par la commune de Sury-le-Comtal d'une demande de désignation d'un expert pour constater l'état de péril persistant d'un immeuble, propriété de Mme B... et M. C..., malgré des arrêtés de mise en sécurité et des expertises antérieures. La commune sollicite cette mesure sur le fondement des articles L.511-4 à L.511-18 du code de la construction et de l'habitation, afin de définir des mesures durables pour conjurer le danger. Le juge des référés fait droit à la demande et désigne un expert, en application de l'article L.511-9 du même code, pour examiner l'immeuble, dresser un constat actualisé des désordres et proposer des mesures de nature à mettre fin au péril.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

20 janvier 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303690

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Odyssée chaussures, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de TVA pour les années 2016 à 2018. La juridiction a estimé que la comptabilité de la société, présentant des anomalies (omissions de factures et d’avoirs, justificatifs incomplets), n’était pas probante, justifiant son rejet par l’administration. En conséquence, la charge de la preuve incombait à la société, qui n’a pas démontré le bien-fondé de ses demandes de décharge. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, notamment l’article L. 192.

Avocat : KRIEF

20 janvier 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405253

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de l'EURL Trans Groupage Services, qui contestait des rappels de TVA (juillet 2016 à juin 2020) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2017 à 2020). La société invoquait l'irrégularité de la procédure pour non-respect du délai de réponse aux observations prévu à l'article L. 57 A du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que la réponse de l'administration, bien que tardive, n'était pas nécessaire car les observations de la société ne contestaient pas le bien-fondé des rectifications. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions et pénalités.

Avocat : YONAN-MERCADIER

20 janvier 2026• 1 ère Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206252

Le Tribunal Administratif de MELUN était saisi par la SAS Le Carrefour des Nations d’un litige relatif au calcul de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2021, concernant des locaux situés à Chennevières-sur-Marne. La société contestait le refus de l’administration fiscale d’appliquer les dispositifs de planchonnement et de lissage prévus aux articles 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts, en l’absence de tout changement substantiel de consistance, d’affectation ou d’utilisation de ses locaux depuis 2017. L’administration a partiellement fait droit à sa demande en cours d’instance par deux dégrèvements successifs, mais la société a maintenu ses conclusions pour obtenir un dégrèvement supplémentaire. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, considérant que la société n’avait pas correctement appliqué le coefficient d’actualisation départemental dans le calcul de la valeur locative, et que le montant de la taxe foncière après application des dispositifs de lissage et de planchonnement s’élevait à 67 878 euros, montant déjà inférieur à celui réclamé après les dégrèvements accordés.

Avocat : QUENTIN

20 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301893

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B..., agent contractuel des services pénitentiaires, qui contestait le remboursement d’un trop-perçu de rémunération de 8 516,08 euros, consécutif à une erreur de liquidation lors de son congé maladie. Le tribunal a rejeté sa demande d’annulation de la décision de rejet de sa demande indemnitaire préalable, cette décision ayant simplement lié le contentieux. Sur le fond, le juge a rappelé que le maintien du versement d’un avantage financier constitue une simple erreur de liquidation non créatrice de droits, mais que l’administration peut voir sa responsabilité engagée si la perception prolongée est imputable à sa carence. En l’espèce, la solution retenue n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions de l’article L. 711-6 du code général de la fonction publique et l’article 37-1 de la loi du 12 avril 2000.

Avocat : SCP GILLES THOUVENIN - OLIVIER COUDRAY - MANUELA GREVY

20 janvier 2026• 6ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409787

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B... contestant treize décisions de retrait de points sur son permis de conduire, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 24 novembre 2019, car celle-ci n'avait entraîné aucun retrait de points. Pour les douze autres infractions, le tribunal a constaté que le requérant n'avait pas contesté dans les délais légaux la décision "48 SI" du 19 décembre 2023, qui lui avait été notifiée et qui récapitulait ces retraits. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond, sur le fondement des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI

20 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410088

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. C... demandant l'annulation de l'arrêté du 8 juillet 2024 du préfet de la Seine-et-Marne suspendant son permis de conduire pour huit mois suite à une conduite en état alcoolique. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation des droits de la défense, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également considéré que l'infraction d'alcoolémie caractérisait un danger grave et immédiat justifiant la suspension, sans que l'administration ait à démontrer un risque supplémentaire. Enfin, le tribunal a estimé que le requérant ne pouvait se prévaloir du dispositif éthylotest anti-démarrage (EAD) dans le cadre d'une suspension administrative provisoire.

Avocat : JOSSEAUME

20 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410468

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de Mme B... contestant onze décisions de retrait de points sur son permis de conduire. Le tribunal a constaté que pour six infractions commises entre 2017 et 2022, la requérante n'a pas contesté dans les deux mois suivant la notification de la décision "48 SI" qui lui a été adressée le 11 avril 2023. En application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ces conclusions sont irrecevables car tardives. Pour les cinq autres infractions, le ministre de l'Intérieur a démontré qu'elles n'avaient donné lieu à aucun retrait de points effectif. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble de la requête de Mme B....

Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI

20 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504371

Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été saisi par la commune de Maisons Laffitte pour désigner un expert judiciaire afin d’analyser les désordres (fuites et infiltrations) affectant son complexe aquatique, dont la réhabilitation avait été confiée en 2012 à la société Baudin Châteauneuf. La commune sollicitait cette mesure malgré l’existence d’expertises amiables antérieures, arguant de la persistance des problèmes. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que les expertises amiables contradictoires déjà réalisées, notamment celle du 30 octobre 2020, étaient suffisantes et non contestées, et que la nouvelle expertise sollicitée ne présentait pas un caractère utile au sens des dispositions précitées.

Avocat : FAURE

20 janvier 2026