Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407153

Le Tribunal Administratif de Melun a jugé une opposition à une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale et d'aide exceptionnelle. Le requérant contestait le bien-fondé et le montant de la dette. La juridiction a déclaré la requête irrecevable, au motif principal que le recours contentieux était subordonné à l'exercice préalable obligatoire d'un recours administratif devant la commission de recours amiable de la caisse, conformément aux articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation.

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407481

**Sujet principal** : Recours contre le refus de renouvellement d'une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de rejet du président du conseil départemental de Seine-et-Marne. Il enjoint à l'administration de procéder à une nouvelle instruction du dossier de la requérante, Mme B..., dans un délai de quatre mois. **Textes appliqués** : Les articles L. 241-3 et R. 241-12 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017, définissent les conditions d'attribution de la carte. Le tribunal relève que l'administration n'a pas suffisamment motivé son refus en ne démontrant pas que les critères médicaux de la requérante (fibromyalgie, arthrose, dépression) avaient été correctement appréciés au regard de ces textes.

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411560

Sujet principal : Recours contre l'invalidation d'un permis de conduire suite à un retrait total des points. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il constate l'irrecevabilité partielle (pour deux infractions sans retrait effectif de points) et, pour les deux autres infractions, estime que le recours est irrecevable car tardif, la requête ayant été introduite hors du délai de deux mois suivant la notification de la décision attaquée, sans recours gracieux interruptif de délai produit. Textes appliqués : Articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative (délais de recours), et articles L. 410-1 et L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration (recours gracieux).

Avocat : LAPLANTE

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411726

Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours visant à annuler l'invalidation d'un permis de conduire pour solde nul de points et plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer concernant les infractions de 2014 et 2015, ainsi que la décision d'invalidation, car le ministre de l'Intérieur avait rétabli un solde positif de points après l'introduction de la requête. Il a rejeté les moyens du requérant contestant les autres infractions, considérant que les procès-verbaux, pris en application des articles L. 223-1 et suivants du code de la route, établissaient régulièrement les contraventions et l'identité du conducteur.

Avocat : TRITSCHLER

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603399

Sujet principal : Demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'un contrat "jeune majeur" et d'injonctions corrélatives. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Le juge prononce l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Il retient que la condition d'urgence est remplie en raison des effets de la décision contestée pour le jeune majeur, et qu'un doute sérieux existe sur sa légalité au regard de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. La suspension de la décision de refus est donc ordonnée. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension), article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, et loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle).

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

24 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308771

Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé la décision implicite de non-opposition du maire de Bougival à une déclaration préalable concernant la création d'un abri de stationnement et d'une clôture. Le tribunal a retenu comme fondé le moyen tiré de la méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), notamment le point 2.3 de l'article UG II, car la clôture projetée, d'une hauteur de 1,90 m, ne permettait pas le passage de la petite faune. Les fins de non-recevoir opposées (délai et intérêt à agir) ont été écartées, le délai de recours n'ayant pas commencé à courir en l'absence d'affichage sur le terrain, conformément aux articles R. 600-2 et R. 424-15 du code de l'urbanisme.

Avocat : LAROCHE

24 mars 2026• 4ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405654

Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B... A... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que l'absence de notification individuelle des retraits de points antérieurs, prévue par l'article L. 223-3 du code de la route, n'affecte pas la régularité de la procédure, car la décision finale de retrait total les rend opposables. Concernant la réalité des infractions, le tribunal rappelle qu'elle est établie par le paiement de l'amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route et aux articles 529 et suivants du code de procédure pénale.

Avocat : FITOUSSI

24 mars 2026• 4ème chambre _ juge unique
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2407590

La requérante demande l'annulation du rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation de l'Essonne, qui visait à obtenir la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social en raison de l'insalubrité de son logement actuel. Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en juge unique, rejette sa demande. Il estime que la requérante n'a pas rapporté la preuve que son logement était impropre à l'habitation au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui régissent la procédure devant la commission de médiation.

24 mars 2026• 4ème chambre _ juge unique
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2408883

Cette décision du Tribunal Administratif de Versailles concerne le rejet d'un recours contre une décision de la commission de médiation des Yvelines refusant de reconnaître le caractère urgent et prioritaire d'une demande de logement social. Le tribunal rejette la requête de la demanderesse, estimant que sa situation (insécurité du quartier et précarité) ne répond pas aux critères légaux d'urgence et de priorité prévus par les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il rejette également ses demandes d'injonction et de dommages-intérêts.

24 mars 2026• 4ème chambre _ juge unique
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504093

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du maire de Vigneux-sur-Seine refusant un permis de construire modificatif à la société Altarea Cogedim IDF. Le tribunal a jugé que le maire avait commis une erreur de droit en estimant que le permis initial accordait déjà une dérogation aux règles de stationnement, alors que cette dérogation nécessitait un examen spécifique des conditions prévues par le code de l'urbanisme (article L. 152-6). La décision ordonne au maire de délivrer le permis sollicité.

Avocat : SCP AUGUST & DEBOUZY

24 mars 2026• 3ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507513

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé le permis de construire délivré pour un ensemble immobilier à Villemoisson-sur-Orge. Il a retenu que le projet, situé dans le champ de visibilité d'un monument historique, aurait dû obtenir l'accord de l'architecte des Bâtiments de France et non un simple avis, méconnaissant ainsi l'article R. 423-54 du code du patrimoine. Le tribunal a également jugé que l'avis émis était entaché d'une erreur d'appréciation.

Avocat : SCP DDA AVOCATS - DMS AVOCATS

24 mars 2026• 4ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508723

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté les demandes d'un ressortissant congolais visant à annuler un refus implicite de titre de séjour et à obtenir une injonction d'en délivrer un, ainsi qu'une indemnisation. La juridiction a jugé qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, car le requérant n'avait pas encore pu enregistrer formellement sa demande en préfecture suite à son dépôt sur une plateforme en ligne, et qu'il ne détenait pas de récépissé. Elle a ainsi estimé que les conclusions étaient irrecevables, en application des articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HOCINI-BROUK

24 mars 2026• 4ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514521

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 juillet 2025 refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et procédait d'un examen sérieux et personnalisé de sa situation, au regard notamment des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a donc jugé que le préfet des Yvelines n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation dans son refus.

Avocat : ABDENNOUR

24 mars 2026• 4ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514949

**Sujet principal** : Demande d'injonction adressée à la préfète de l'Essonne pour qu'elle délivre un rendez-vous à une ressortissante étrangère en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la requête et enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous à la requérante dans un délai d'un mois, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité du référé-suspension (article L. 521-3 du code de justice administrative) sont remplies, notamment en raison du délai de traitement déraisonnable et de l'échéance imminente de sa demande en ligne. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-suspension) et article L. 761-1 du même code (frais de procédure).

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO

24 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602579

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) formée par une locataire de terrain agricole. La requérante demandait l'enlèvement de plots de béton posés par la commune pour interdire l'accès à sa parcelle. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de décisions administratives (la pose des plots et le refus ultérieur du maire de les retirer), ce que l'article L. 521-3 interdit, sauf pour prévenir un péril grave, ce qui n'était pas le cas.

Avocat : SELARL BASSI HERLEDAN

24 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602360

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande d'un ressortissant ivoirien visant à enjoindre au préfet de l'Essonne de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estime que le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières caractérisant une situation d'urgence spécifique, le délai de traitement de sa demande depuis août 2025 n'étant pas considéré comme excessif.

24 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602688

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande d'un étranger visant à enjoindre la préfète de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge des référés estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration, et que le requérant s'est lui-même placé dans une situation d'urgence en signant un CDI sans disposer du titre adéquat. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

24 mars 2026
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601193

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante guinéenne, mère d'un enfant malade. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'absence d'examen médical individualisé de l'enfant par l'OFII et de la méconnaissance potentielle des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La condition d'urgence a été retenue en raison du préjudice grave et immédiat causé par le refus de séjour assorti d'une mesure d'éloignement, compromettant la continuité des soins de l'enfant.

Avocat : SAIDANI

24 mars 2026
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600684

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus communal de réaliser des travaux d'aménagement et d'entretien sur une voie d'accès à des parcelles privées. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Poitiers (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, les travaux principaux de construction des requérants étant achevés et l'accès restant praticable pour les finitions. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative, relatif aux conditions de suspension d'une décision administrative en cas d'urgence et de doute sérieux sur sa légalité.

Avocat : CALLAUD - MELLIER AVOCATS

24 mars 2026
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400322

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête d'un magistrat demandant l'annulation de sa fiche d'évaluation professionnelle pour 2021-2022. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment les vices de procédure et l'exception d'illégalité contre une circulaire ministérielle, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les règles statutaires de l'évaluation des magistrats, principalement l'ordonnance du 22 décembre 1958 et le décret du 7 janvier 1993.

Avocat : GRANGER

24 mars 2026• 1ère chambre