Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA76DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401376

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la requête de Mme A... visant à contester un indu d'aide personnelle au logement et à en obtenir la remise gracieuse. Le juge estime que la dette, régulièrement constituée, est exclusivement à sa charge, et que la demande de remise gracieuse est irrecevable en l'absence de recours administratif préalable. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus.

27 mars 2026POLE URGENCES
TA76DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401477

**Sujet principal** : Recours contre le refus de remise d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d'un indu de prime d'activité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le bien-fondé des indus est établi, car la requérante n'a pas déclaré avec exactitude sa situation familiale (composition du foyer) et ses ressources (revenus de formation), en violation de ses obligations déclaratives. **Textes appliqués** : Articles L. 262-3 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles (pour le RSA) et article L. 842-1 du code de la sécurité sociale (pour la prime d'activité).

27 mars 2026POLE URGENCES
TA77DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403437

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d’indemnisation d’un détenu qui contestait une fouille corporelle intégrale subie en prison. La juridiction a estimé que cette fouille, justifiée par des soupçons d’introduction d’objets interdits, respectait les conditions légales du code pénitentiaire (articles L. 225-1 à L. 225-3 et R. 225-1) et ne constituait pas un traitement dégradant au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, l’État n’a pas commis de faute engageant sa responsabilité.

Avocat : THEMIS ET ASSOCIES

27 mars 20265ème chambre, JU
TA78DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2401381

**Sujet principal** : Recours contre le montant du complément indemnitaire annuel (CIA) versé à une fonctionnaire pour l'année 2023. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, estimant que la requête contient bien des moyens juridiques (allégations de discrimination, d'erreur manifeste d'appréciation et de détournement de pouvoir). Il examine ensuite le fond de l'affaire. **Textes appliqués** : L'article R. 411-1 du code de justice administrative (sur la recevabilité des requêtes), l'article L. 521-1 du code général de la fonction publique et les articles 1er et 4 du décret n°2014-513 du 20 mai 2014 (régissant le complément indemnitaire annuel).

27 mars 20262ème chambre
TA83DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601055

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a ordonné au préfet du Var de loger Mme A... avant le 1er juillet 2026, au titre du droit au logement opposable. Le juge a constaté que l'État n'avait pas satisfait à son obligation de résultat, aucun logement adapté n'ayant été proposé dans le délai de six mois suivant la décision favorable de la commission de médiation. L'injonction est assortie d'une astreinte spécifique de 200 euros par mois de retard, versée à un fonds national, conformément aux articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

27 mars 2026Juge du DALO ( art. R 778-3 )
TA21DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504759

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande d'une patiente. Cette expertise vise à éclaircir les conditions de sa prise en charge par le CHU de Dijon suite à une intervention chirurgicale ayant entraîné de graves complications neurologiques. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'instruction.

Avocat : UGGC AVOCATS

27 mars 2026
TA25DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600638

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'une mise en disponibilité d'office d'une agente hospitalière. La juridiction relève que la décision attaquée ayant été retirée par l'administration, la demande est devenue sans objet. Elle condamne néanmoins l'établissement hospitalier à verser à la requérante une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.

Avocat : SELARL MPPB AVOCATS

27 mars 2026
TA30DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400057

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation et d'injonction contre une commune pour des troubles causés par des arbres publics. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation des requérants. Il considère que les désordres allégués (chute de feuilles, branches) ne constituent pas un préjudice anormal et spécial justifiant la responsabilité sans faute de la commune. Aucune faute dans l'entretien n'est retenue. **Textes appliqués** : Principes de la responsabilité sans faute pour trouble anormal de voisinage et de la responsabilité pour faute, dans le cadre du contentieux administratif.

Avocat : CABINET BAUDUCCO ROTA

27 mars 20263ème chambre
TA30DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400086

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'un propriétaire visant à faire démolir un chemin communal aménagé sur ses parcelles et à obtenir une indemnisation. Le tribunal a jugé que l'emprise n'était pas irrégulière, considérant qu'une promesse de vente signée en 2014 valait vente au sens des articles 1582 et suivants du code civil, transférant ainsi la propriété des parcelles concernées à la commune. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.

Avocat : AUDOUIN

27 mars 20263ème chambre
TA30DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400859

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation d'un ancien agent technique contre la commune de Molières-sur-Cèze. Le requérant sollicitait 30 000 € pour préjudice moral et troubles dans ses conditions d'existence suite à une exposition à l'amiante. Le tribunal a jugé ses conclusions irrecevables car sa demande préalable concernant le préjudice de troubles n'avait pas été adressée au maire, comme l'exige la procédure. Les textes appliqués incluent le code du travail et le code de justice administrative.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

27 mars 20263ème chambre
TA30DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400887

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de riverains demandant l'annulation du refus du maire d'Aubord d'intervenir contre les nuisances sonores d'une salle communale et la réparation de leur préjudice. Le tribunal a jugé que le maire n'avait pas commis de carence fautive dans l'exercice de ses pouvoirs de police municipale (article L. 2212-2 du CGCT) et de police spéciale relative au bruit (articles du code de la santé publique), les requérants n'ayant pas démontré le caractère excessif des troubles allégués. La demande d'indemnisation de 50 000 € a donc été rejetée, le préjudice n'étant pas établi comme certain.

Avocat : GARREAU

27 mars 20263ème chambre
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306113

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... qui demandait réparation à la région Bretagne suite à l'annulation d'un trajet en car. Le tribunal a jugé qu'il était incompétent pour connaître du litige, car l'exploitation de la ligne était confiée par convention à une entreprise, relevant ainsi des juridictions judiciaires pour les rapports entre l'usager et l'exploitant. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code des transports relatives à l'organisation des services publics de transport.

27 mars 2026MSS 1ère chambre M. BLANCHARD Antoine
TA35DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2402232

**Sujet principal** : Demande en responsabilité d'un centre hospitalier pour retard dans la transmission d'attestations employeur à Pôle Emploi, ayant entraîné un trop-perçu d'allocations chômage pour l'agent. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation MSS 1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation de la décision implicite de rejet comme irrecevable, car cette décision n'a pour effet que de lier le contentieux. Sur le fond, il examine la responsabilité du centre hospitalier au regard de son obligation de délivrer l'attestation employeur en temps utile (article R. 1234-9 du code du travail). **Textes appliqués** : Code du travail (notamment article R. 1234-9) et Code de justice administrative.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS HOUDART & ASSOCIES

27 mars 2026MSS 1ère chambre M. LOUVEL
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301438

**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux notifiés à la suite d'une vérification de comptabilité d'une SARL. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare irrecevable une partie des conclusions de la requérante (Mme A...), car elle a sollicité devant lui une décharge d'impôt plus étendue que celle demandée dans sa réclamation préalable obligatoire, en violation des articles R. 190-1 et R. 200-2 du Livre des Procédures Fiscales. Il constate également qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les prélèvements sociaux, un dégrèvement ayant été accordé en cours d'instance. **Textes appliqués** : Articles R. 190-1 et R. 200-2 du Livre des Procédures Fiscales (conditions de recevabilité du recours contentieux en matière fiscale).

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

27 mars 20267ème Chambre
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301439

La SARL C Net Services contestait devant le Tribunal Administratif de Grenoble des redressements fiscaux (impôts, TVA, amendes) pour la période 2015-2018. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'administration avait légalement rejeté sa comptabilité comme non probante en raison de l'utilisation de factures irrégulières et de l'absence de justificatifs pour plusieurs charges. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives au rejet de comptabilité et à la sanction des manquements.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

27 mars 20267ème Chambre
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401300

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation de la société Alp'Bièvre taxis contre la commune de Mayres-Savel suite à l'abrogation d'une autorisation de stationnement de taxi. Le tribunal a jugé irrecevable la demande de saisine du Conseil d'État, relevant que cette faculté appartient au juge seul, et a estimé que la commune, ayant régularisé la représentation de son maire par une délibération municipale, avait légalement défendu ses intérêts. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de justice administrative (articles L. 113-1 et L. 761-1) et du code des transports.

Avocat : LE GULLUDEC

27 mars 20267ème Chambre
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511552

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par une agente hospitalière demandant une expertise judiciaire pour évaluer les préjudices consécutifs à son accident de service. Le juge a ordonné une expertise, considérant cette mesure utile pour éclairer sa décision sur la responsabilité et l'indemnisation, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'administration hospitalière, bien que contestant l'utilité de certains points, ne s'est pas opposée au principe de cette mesure d'instruction.

Avocat : MARTIN

27 mars 2026
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603356

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Bons-en-Chablais en désignant un expert pour constater l'état d'un EHPAD menaçant ruine. La juridiction a ordonné une expertise d'urgence, conformément à la procédure prévue par les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert, à exécuter dans un délai de 24 heures, consiste à évaluer le péril imminent et à proposer les mesures de sécurité nécessaires.

27 mars 2026
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603387

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Crets en Belledonne de désigner un expert pour un immeuble menaçant ruine. Le juge a ordonné la désignation d'un expert, conformément aux articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, vérifier l'existence d'un péril imminent et proposer les mesures urgentes de mise en sécurité.

27 mars 2026
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305628

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... A... visant à contester la notification de plusieurs indus de prestations sociales (RSA, APL, prime d'activité, primes exceptionnelles) et le rejet de ses recours administratifs préalables. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions concernant certaines décisions de 2022, car elles avaient été implicitement retirées avant l'introduction de la requête, et a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment sur la prescription, la motivation des décisions, la procédure de recours amiable et la qualification des ressources. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.

Avocat : MOUTOUSSAMY

27 mars 2026Président 12 : Mme GOURMELON - R. 222-13