Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402370

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme E... et M. C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (177 583 euros) liées à une plus-value de cession de parts sociales réalisée en 2019. Le tribunal a écarté le moyen tiré du principe de confiance légitime, inopérant car la situation n'était pas régie par le droit de l'Union européenne. Il a également rejeté les arguments relatifs à l'abattement renforcé de 85 % et à la prescription, confirmant le bien-fondé des impositions établies sur le fondement des articles 12 et 156 du code général des impôts.

Avocat : DUBANCHET

19 janvier 2026• 4ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 510848

Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH

16 janvier 2026ECLI:FR:CEORD:2026:510848.20260116• Juge des référés
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516651

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A... B... de ses conclusions visant à modifier une précédente ordonnance pour obtenir la délivrance sous astreinte d’une carte de résident, le préfet ayant justifié que le titre était en cours de fabrication. Le juge admet l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et condamne l’État à verser 1 000 euros à son avocate sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : TOUJAS

16 janvier 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523912

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d'une demande de modification d'une précédente ordonnance du 2 décembre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler. Constatant que le récépissé délivré le 24 décembre 2025 ne l'autorisait pas à travailler, le juge a estimé que l'ordonnance initiale n'avait pas été exécutée, constituant un élément nouveau justifiant sa modification. Il a donc assorti l'injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard et a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

16 janvier 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2301474

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande indemnitaire de Mme A..., puéricultrice territoriale, qui sollicitait la condamnation du département de la Seine-Maritime pour défaut d'information sur son droit d'option prévu par le décret du 18 août 2014. Le tribunal a jugé qu'aucune faute n'était imputable au département, dès lors que Mme A... était réputée avoir exercé un droit d'option définitif en juillet 2012 pour la fonction publique hospitalière, en application du décret du 29 septembre 2010. Il a également estimé que la requérante ne démontrait pas qu'elle aurait opté pour le nouveau cadre d'emploi territorial si elle en avait été informée, ni le lien de causalité entre la faute alléguée et les préjudices financiers invoqués. La solution retenue se fonde sur les dispositions des décrets n° 2010-1139 du 29 septembre 2010 et n° 2014-923 du 18 août 2014, ainsi que sur la loi n° 2010-751 du 5 juillet 2010.

Avocat : LANGUIL

16 janvier 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500058

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Saint-Sébastien-de-Morsent. La commune sollicitait une expertise pour constater la persistance d'infiltrations affectant la couverture du court de tennis, malgré des travaux de reprise antérieurs. Le tribunal a estimé que la mesure d'expertise était utile, car il n'était pas établi que les désordres spécifiques au court de tennis avaient été repris, et que l'expert aurait pour mission de déterminer leur origine et les responsabilités. La solution retenue est donc l'organisation d'une expertise judiciaire.

Avocat : SELARL CAMPANARO OHANIAN

16 janvier 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502168

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de l’Intercom Bernay Terres de Normandie pour recours abusif aux contrats à durée déterminée et illégalité du non-renouvellement de son contrat. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de liaison préalable du contentieux concernant le recours abusif aux CDD, et que la décision de non-renouvellement, fondée sur l'intérêt du service, n'était entachée d'aucune illégalité fautive. En conséquence, les demandes de dommages et intérêts ont été rejetées, et Mme A... a été condamnée à verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : HUON SARFATI

16 janvier 2026• 4 ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518570

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la SAS MRA GROUPE d’une demande de provision de 16 512,40 euros à l’encontre de l’Agence nationale de l’habitat. La requérante s’est désistée purement et simplement de son recours par un mémoire enregistré le 6 janvier 2026. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.

Avocat : GIBOIRE

16 janvier 2026
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301017

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C..., agent de police municipale, qui demandait la condamnation de la commune de Carqueiranne à lui verser 30 000 euros pour harcèlement moral. La requérante invoquait une sanction disciplinaire annulée, un changement d'affectation et un contexte de travail délétère. Le tribunal a jugé que les agissements dénoncés, bien que pouvant être source de difficultés, ne constituaient pas un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique, car ils relevaient de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique et n'étaient pas établis comme répétés et excessifs. La demande d'indemnisation a donc été rejetée.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

16 janvier 2026• 2ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301368

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête indemnitaire de M. B..., agent technique mis à disposition du département du Var, qui contestait son arrêté de radiation des effectifs et dénonçait un harcèlement moral. Le tribunal a jugé que le département n'avait commis aucune faute, l'arrêté litigieux se bornant à tirer les conséquences d'une décision de mise à la retraite prise par l'administration d'origine de l'agent. Concernant le harcèlement moral, le tribunal a estimé que les éléments présentés par M. B... ne permettaient pas d'établir la matérialité de faits de harcèlement. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais de justice.

Avocat : CARLHIAN

16 janvier 2026• 2ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402653

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les requêtes de Mme C..., agent territorial, contestant son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste pris par la commune de Saint-Raphaël, ainsi que le refus de réexamen de sa démission et des faits de harcèlement moral. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme C..., considérant que l'arrêté de radiation était légalement fondé sur un abandon de poste caractérisé et que les allégations de harcèlement moral n'étaient pas établies. La solution retenue s'appuie sur les principes régissant la fonction publique territoriale, notamment la notion d'abandon de poste, et les dispositions du code général de la fonction publique.

Avocat : LEGIER CLAIRE

16 janvier 2026• 2ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500417

Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de M. et Mme C... contestant le refus partiel de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement (APL) de 2 688,88 euros. Le juge estime que les requérants ne justifient pas d’une situation de précarité, condition nécessaire à l’octroi d’une remise de dette en application des articles L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Le moyen tiré de l’absence de fausse déclaration est écarté comme inopérant, faute de recours administratif préalable obligatoire contre la décision d’indu. La solution retenue est le rejet de la demande.

16 janvier 2026• 1ère Chambre - Juge Unique
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500509

Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à réparer le préjudice subi par M. A... en raison de l'absence de relogement suite à la décision de la commission de médiation DALO du Var du 1er juin 2023 le reconnaissant prioritaire. La carence de l'État, qui n'a pas exécuté son obligation de résultat dans le délai légal de six mois, constitue une faute engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1, L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a limité la période de responsabilité au 2 mai 2024, date à laquelle le requérant n'a pas complété son dossier pour une offre de logement proposée.

Avocat : DEBARD

16 janvier 2026• 1ère Chambre - Juge Unique
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500588

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande indemnitaire de M. B..., qui sollicitait 3 200 euros en réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation DALO du Var du 6 janvier 2015. Le tribunal a reconnu que la carence de l'État à reloger le requérant dans le délai légal de six mois constituait une faute engageant sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Cependant, il a estimé que la période de responsabilité avait déjà été indemnisée par un précédent jugement et que, pour la période postérieure, le préfet démontrait que le requérant avait fait obstacle à son relogement en ne se présentant pas à un entretien. La requête a donc été rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DEBARD

16 janvier 2026• 1ère Chambre - Juge Unique
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408401

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... contestant le refus implicite, puis explicite du 14 août 2024, de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le requérant invoquait l'inadaptation de son logement de 33 m² à la composition de sa famille (trois personnes), son insalubrité due à l'humidité, et un loyer disproportionné. Statuant en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments fournis ne démontraient pas que le logement était impropre à l'habitation, insalubre ou dangereux, ni que sa surface était inférieure aux minima légaux (16 m² pour un ménage sans enfant, augmentés de 9 m² par personne supplémentaire, soit 25 m² pour trois personnes).

16 janvier 2026• 3ème Chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408422

Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi par M. B..., annule la décision du 27 mars 2024 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur de droit en se bornant à émettre des recommandations, alors que M. B..., hébergé dans une structure depuis plus de six mois, remplissait les conditions prévues aux articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Il enjoint à la commission de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : QUIENE

16 janvier 2026• 3ème Chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2417474

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la société Veolia Eau d’Île-de-France. Cette mesure vise à déterminer les causes, la nature et l'étendue des désordres affectant une canalisation d'eau potable à Épinay-sur-Seine, que la requérante impute à une pose non conforme d'une canalisation de gaz par la société GRDF. Le juge a désigné un expert avec pour mission de décrire les désordres, d'en identifier les causes et les responsabilités, et d'évaluer les préjudices subis. L'expertise se déroulera en présence de toutes les parties concernées, sans qu'il soit fait droit à la demande de mise hors de cause du Syndicat des Eaux d’Île-de-France.

Avocat : CABINET PIN-BONNETON

16 janvier 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510133

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Bas-Rhin refusant la délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur (DCEM) à l'enfant C... I... B... J.... En cours d'instance, le préfet a accordé le DCEM sollicité, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : AIRIAU

16 janvier 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401298

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la requalification de ses contrats de travail en contrat à durée indéterminée (CDI) et l’indemnisation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que l’agent, recruté comme projectionniste pour des besoins temporaires et saisonniers, ne justifiait pas d’un besoin permanent de la commune de Vénissieux. La décision s’appuie sur les articles 3 et 3-1 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984, relatifs aux recrutements pour accroissement temporaire ou saisonnier d’activité.

Avocat : SELARL DUMOULIN-PIERI

16 janvier 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506864

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. E.... Ce dernier, ayant subi un accident ischémique transitoire six jours après une injection du vaccin Cominarty contre la Covid-19, contestait le refus d'indemnisation de l'ONIAM. Le juge a estimé que la mesure d'expertise était utile, car l'éventualité d'un lien de causalité entre la vaccination et la pathologie ne pouvait être exclue en l'état de l'instruction. La mission de l'expert consistera à déterminer l'origine et les conséquences de cette pathologie, ainsi qu'à évaluer les préjudices subis.

Avocat : SCP UGGC

16 janvier 2026