Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600011
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Alpes Isère Habitat d’une demande de provision de 5 708,95 euros en réparation d’un préjudice subi entre mai 2023 et juin 2025. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête, reconnaissant qu’elle constituait un doublon avec une autre procédure enregistrée sous le n°2511627. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par ordonnance du 16 janvier 2026, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a été prononcée.
Avocat : SANTONI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2204173
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les demandes de la SCI Erevan concernant la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2020 et 2021, ainsi que de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2018 et du solde de TEOM pour 2019. La société requérante contestait l'imposition en raison de l'absence de service effectif de collecte sur ses parcelles et d'une prétendue disproportion entre le taux de la taxe (13,87%) et les dépenses du service. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que la communauté de communes justifiait de l'existence d'un service d'enlèvement par points d'apport volontaire sur l'ensemble du territoire et que le taux appliqué correspondait aux coûts du service, conformément aux délibérations des 6 avril 2017, 21 février 2020 et 12 février 2021. La solution retenue s'appuie sur les articles 1520 et 1521 du code général des impôts.
Avocat : DE POULPIQUET DE BRESCANVEL
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303650
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A..., épouse D..., qui contestait des mises en demeure de payer des cotisations de taxe d'habitation, de contribution à l'audiovisuel public et d'impôt sur le revenu pour les années 2015 à 2019. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'irrégularité formelle des mises en demeure et la prescription de l'action en recouvrement, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales, en particulier les articles L.257-0-A et L.274.
Avocat : GERVAL
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304517
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur la demande de l’association Chaîne de Vies, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour 2022 concernant un EHPAD. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la taxe foncière, un dégrèvement de 31 168 € ayant déjà été accordé sur le fondement de l’article 1384 A du code général des impôts. En revanche, il a rejeté la demande relative à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, faute pour l’association de démontrer l’existence d’une délibération métropolitaine l’exonérant de cette taxe pour l’année 2022. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : CABINET SOLLBERGER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400677
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur le litige relatif à l’assujettissement de Mme B... à la taxe d’habitation pour des biens loués en meublé touristique à Menton. Le tribunal a fait droit à la demande de décharge, considérant que l’administration n’a pas démontré que ces logements constituaient des résidences secondaires dont la contribuable conservait la disposition. La solution retenue s’appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, dont il résulte que la taxe est due pour les locaux dont le contribuable a la disposition au 1er janvier de l’année.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2407150
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SARL Distrilepante contestant son assujettissement à la taxe sur les surfaces commerciales pour les années 2020 à 2023. La société invoquait une activité de vente au détail antérieure au 1er janvier 1960 pour échapper à la taxe, mais n'a pas apporté de preuve suffisante de cette continuité d'activité. Le tribunal a retenu que l'activité avait débuté le 18 avril 2016 et que la surface de vente retenue (786 m²) était justifiée faute de déclaration de la société. La solution s'appuie sur l'article 3 de la loi n°72-657 du 13 juillet 1972 et l'article 1er du décret n°95-85 du 26 janvier 1995.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507619
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme B..., ressortissante capverdienne, un récépissé de demande de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail. La requérante, ayant sollicité le renouvellement de son titre de séjour avec un dossier complet, n'avait pas reçu ce document provisoire, ce qui la privait de ses droits sociaux et caractérisait une situation d'urgence et d'utilité. Le tribunal a appliqué les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans assortir l'injonction d'une astreinte.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401233
Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi par M. A... d’un litige l’opposant à son bailleur social, la SEMADER, concernant son relogement suite au sinistre causé par le cyclone Belal, s’est déclaré incompétent. Le juge a estimé que le litige relève de l’exécution d’un contrat de location de droit privé, et non d’une décision administrative d’attribution de logement social. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu’il soit fait droit aux demandes de frais de justice.
Avocat : YEN PON VALÉRIE
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301573
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SPL Maraina d’un litige en plein contentieux portant sur le solde du décompte de résiliation d’une convention de mandat de maîtrise d’ouvrage conclue avec la commune de La Possession pour le projet d’ouverture du centre-ville sur le littoral. La SPL Maraina contestait le décompte établi par la commune, réclamant notamment le paiement de prestations supplémentaires, d’intérêts moratoires et une indemnité pour résiliation abusive. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la SPL Maraina, jugeant que la résiliation était fondée sur un motif d’intérêt général et que les prestations supplémentaires n’étaient pas justifiées faute d’avenant ou de démonstration de leur caractère indispensable. La décision s’appuie sur les principes du code de la commande publique et du CCAG applicable aux prestations intellectuelles.
Avocat : SELARL PINTAT AVOCATS
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401476
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme C... épouse B... d'une demande de liquidation d'astreinte pour inexécution d'un jugement de 2020 lui enjoignant de lui proposer un logement adapté. Constatant qu'un logement conforme a finalement été attribué en juillet 2025, le tribunal a déclaré la demande d'exécution sans objet. Il a rejeté la demande de versement de l'astreinte à la requérante, rappelant qu'en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le produit de l'astreinte est versé au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. Enfin, l'Etat a été condamné à verser 1 500 euros à l'avocat de la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL ALI-MAGAMOOTOO-YEN PON
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401615
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule la décision du 10 octobre 2024 par laquelle la commission de médiation DALO a rejeté la demande de Mme A... pour irrecevabilité. Le juge, statuant en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, estime que la requérante, dépourvue de logement et ayant complété son dossier, justifiait d’une situation prioritaire. La décision est annulée pour erreur manifeste d’appréciation, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. Il est enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai de deux mois.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408831
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation collégiale, a examiné la requête de Mme B... contestant le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait l'insalubrité de son logement et un risque d'expulsion. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant qu'elle n'établissait pas avoir saisi le service d'hygiène compétent et que la commission de médiation n'a pas à se substituer aux obligations du propriétaire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui conditionnent la reconnaissance du caractère prioritaire à la justification de critères spécifiques, non démontrés en l'espèce.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600916
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la commune des Pavillons-sous-Bois, qui demandait une expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La demande visait à obtenir une mission d’expertise pour constater des dommages affectant des existants, mais cette mission n’a pas été reprise à l’identique dans les dispositions modifiées par le décret n° 2023-468 du 16 juin 2023. La requête a été jugée irrecevable car fondée sur un texte abrogé, sans préjudice de la possibilité pour la commune de présenter une nouvelle requête mieux fondée.
Avocat : LOIRÉ - HENOCHSBERG
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524887
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 23 décembre 2025 par lequel la présidente du conseil départemental du Val-d'Oise a ordonné la cessation définitive de l'activité du service d'accueil d'urgence géré par l'association La Montagne Vivra. Le juge a estimé que la condition d'urgence, invoquée par l'association en raison de ses difficultés financières et du risque pour ses salariés, n'était pas remplie, l'association ne démontrant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation ou à l'intérêt général. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, du vice de procédure et de l'erreur de qualification juridique au regard des articles L. 313-14 et L. 313-16 du code de l'action sociale et des familles, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
Avocat : BOUSSEREZ
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303649
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. C... contestant la régularité de plusieurs mises en demeure de payer des impôts (taxe d'habitation, taxe foncière, impôt sur le revenu) et demandant la décharge de l'obligation de payer. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité formelle des mises en demeure, l'absence de mention d'un délai avant poursuites, et la prescription de l'action en recouvrement sur le fondement de l'article L.274 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C..., considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que l'administration fiscale avait respecté les procédures applicables. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la validité des mises en demeure et des sommes réclamées.
Avocat : GERVAL
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507595
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A..., ressortissant burkinabé, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour assorti d’une autorisation de travail. Le juge a estimé que l’absence de remise de ce document, malgré le dépôt d’un dossier complet, créait une situation d’urgence et d’insécurité administrative compromettant la poursuite de son contrat de travail. Cette injonction, fondée sur les articles R.431-12 et R.431-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, doit être exécutée sous huit jours, sans astreinte. L’État a également été condamné à verser 600 euros au titre des frais de justice.
Avocat : ZOLEKO TSANE
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401041
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société SODIAC d’une demande de condamnation de la commune de Saint-Denis à lui verser 286 118 euros, en exécution d’un traité de concession d’aménagement et d’un protocole de clôture, ou subsidiairement sur le fondement de la responsabilité quasi-contractuelle ou quasi-délictuelle. La société soutenait que la commune devait la garantir du préjudice résultant d’une condamnation prononcée à son encontre par la cour d’appel de Saint-Denis. La commune a opposé la tardiveté du recours et contesté le bien-fondé des demandes, arguant que la garantie contractuelle ne couvrait pas ce type de litige. Le tribunal a relevé d’office que la demande de sursis à statuer de la commune était devenue sans objet, l’affaire connexe étant également appelée à l’audience. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été examinée au regard des stipulations contractuelles et des principes de la responsabilité administrative.
Avocat : AVOCATS ET CONSEILS REUNION
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401380
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation de juge unique sur un recours de plein contentieux, était saisi par Mme A... contestant le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). En cours d'instance, le préfet de La Réunion a reconnu le caractère prioritaire de la demande de l'intéressée par une décision du 13 novembre 2025. Constatant que cette décision administrative rendait le litige sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application des dispositions du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500220
Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par Mme A... d’une demande de liquidation de l’astreinte assortissant une précédente ordonnance du 22 avril 2024, laquelle enjoignait au préfet de lui proposer un logement adapté à ses besoins et capacités, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Constatant l’inexécution persistante de cette injonction sur une période de sept mois, le tribunal a liquidé l’astreinte à hauteur de 7 000 euros, somme payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. En revanche, il a rejeté la demande de fixation d’une nouvelle astreinte majorée, faute d’éléments actualisés sur la situation. Enfin, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à l’avocat de la requérante au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : DOMITILE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516345
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à Mme C..., ressortissante gabonaise, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante avait sollicité le renouvellement de sa carte de séjour "salarié" par voie postale, sans obtenir de récépissé, et le préfet n'a pas contesté le caractère complet de son dossier. Le juge a considéré que la mesure était utile et ne faisait obstacle à aucune décision administrative, le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas expiré. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.