Jurisprudence administrative

187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 265

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600693

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante comorienne, pour suspendre l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à son encontre. La requérante invoquait une atteinte grave à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE), en raison de sa résidence continue à Mayotte depuis 2014 et de la présence de ses quatre enfants nés sur l'île, dont un de nationalité française. Le juge des référés a reconnu l'urgence, la requérante étant susceptible d'être éloignée à tout moment. Cependant, il a rejeté la requête, estimant que Mme A... ne justifiait pas de la réalité de sa vie maritale ni de sa contribution à l'entretien de ses enfants, et que rien ne s'opposait à la reconstitution de la cellule familiale dans son pays d'origine.

Avocat : MOHAMED

25 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602871

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction durant l’examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 23 février 2026. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’il n’y avait pas d’obstacle à lui donner acte. Par ordonnance du 25 février 2026, il a été donné acté du désistement de M. A..., sans qu’il soit statué sur le fond du litige.

25 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601722

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante ghanéenne, qui demandait l'annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" et la délivrance d'un nouveau titre. Le juge des référés rappelle qu'il ne peut prononcer l'annulation d'une décision administrative, ces conclusions étant irrecevables. Il constate que les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née le 3 mai 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en vertu de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : SONGUE-BALOUKI

25 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601992

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui demandait d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône d’examiner sa demande de certificat de résidence fondée sur l’article 5 de l’accord franco-algérien de 1968. Le juge constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 9 janvier 2026, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée faisant obstacle à l’exécution de cette décision, la requête est manifestement mal fondée et rejetée sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

25 février 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503872

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D... afin de déterminer les causes et conditions de sa prise en charge orthopédique pour une coxarthrose, notamment après une prothèse de hanche posée en 2012 au centre hospitalier de Nevers. La mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile et n’a rencontré l’opposition d’aucune partie, bien que le centre hospitalier de Nevers, les hospices civils de Lyon et l’ONIAM aient formulé des réserves sur leur responsabilité. La mission de l’expert a été complétée pour inclure l’analyse des soins prodigués par le docteur F..., mis en cause par le centre hospitalier. Les droits de la CPAM de la Côte-d’Or ont été réservés dans l’attente du rapport d’expertise.

Avocat : SCP CHAUMARD TOURAILLE

25 février 2026
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504786

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... contestant un indu de prime d'activité de 1 132,06 euros notifié par la CAF de Saône-et-Loire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée au requérant conformément à l'article R. 772-6, M. B... n'a pas fourni les éléments requis dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a donc été rejetée par ordonnance.

25 février 2026
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506253

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... pour contester une imposition supplémentaire sur le revenu (2020-2022). L'administration fiscale a dégrevé l'intégralité des sommes en litige, puis la requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 25 février 2026, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal substantiel n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée par un désistement.

25 février 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601410

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B... d’un recours en plein contentieux contre le refus du préfet d’Ille-et-Vilaine d’enregistrer sa candidature aux élections municipales de 2026. Le requérant contestait l’application de l’article L. 231 du code électoral, soutenant que sa profession ne le rendait pas inéligible. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, jugeant que le préfet avait commis une erreur de droit en appréciant la validité de la candidature au regard de cet article. Il a enjoint au préfet de délivrer le récépissé d’enregistrement dans un délai de 24 heures, en application des articles L. 265 et L. 231 du code électoral.

25 février 2026• 4ème Chambre
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600671

Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi d'une requête de Mme A... B... qui constituait un doublon d'un précédent dossier l'opposant à la caisse d'allocations familiales des Côtes-d'Armor, déjà jugé le 11 février 2026. Par une ordonnance du 25 février 2026, le tribunal a prononcé la radiation de cette requête du registre du greffe. Cette décision est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative.

25 février 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603560

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande d'injonction de délivrance d'un visa. Le juge a estimé que l'absence de décision consulaire préalable et les circonstances médicales invoquées pour la fille de la requérante ne caractérisaient pas l'urgence nécessaire, et que le droit à la santé n'est pas une liberté fondamentale au sens de cette procédure. La requête était également mal fondée au regard de l'interdiction du territoire français frappant la requérante (article L. 311-2 CESEDA).

Avocat : GIOVANDO

25 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403671

Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur le refus de renouvellement d'une carte mobilité inclusion (mention "stationnement") pour une personne invoquant une réduction d'autonomie due à des problèmes de santé. La juridiction a rejeté la requête de la demanderesse, estimant que les éléments médicaux produits ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement au sens des critères légaux. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la perte d'autonomie.

25 février 2026• juge unique (6)
TA63Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503264

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car, malgré une mise en demeure, le requérant n'a exposé aucun moyen juridique ni fourni les justifications nécessaires sur son périmètre de marche ou son besoin d'aide, en violation des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les critères légaux de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l'attribution de la carte à une réduction importante et durable de la mobilité.

25 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510714

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d’enjoindre au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. B..., qui se maintient irrégulièrement en France depuis plusieurs années, n’a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire un traitement prioritaire de sa situation. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article R. 431-12, et rappelle que l’urgence n’est pas présumée pour une première demande de titre de séjour.

Avocat : BLANVILLAIN

25 février 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506402

Le Tribunal administratif de Lyon constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme C... visant à annuler des retraits de points et l'invalidation de son permis de conduire. En effet, la prise en compte d'un stage de sensibilisation a entraîné la reconstitution totale de son solde de points, rendant sans objet ses demandes principales. Le tribunal rejette également sa demande d'allocation d'une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : WECKERLIN

25 février 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507410

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Alliade Habitat. Cette dernière demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023, mais l'administration avait déjà accordé le dégrèvement sollicité après l'introduction du recours. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence d'objet d'une requête.

25 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318217

**Sujet principal** : La requête concerne la contestation par une société de rectifications fiscales remettant en cause la déductibilité d'intérêts versés à sa société mère au titre des exercices 2016 à 2018, au motif que le taux appliqué ne serait pas conforme aux conditions de pleine concurrence. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (formation de 1re Section - 1re Chambre) statue en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société GEII Rivoli Holding. Il estime que le taux d'intérêt de 5,08 % appliqué à un apport en compte courant d'associé (consenti en 2011) ne constitue pas, pour les exercices contrôlés (2016-2018), un taux de pleine concurrence justifiant la déductibilité intégrale des intérêts. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les dispositions du I de l'article 212 et du 1 de l'article 39 du code général des impôts, relatives à la déductibilité des charges et au principe de pleine concurrence pour les opérations entre sociétés liées.

Avocat : CABINET LPA LAW (SELAS)

25 février 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328285

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de plusieurs sociétés demandant l'annulation du rejet de leurs demandes de rectification d'agréments fiscaux et l'injonction de délivrer ces agréments. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la tardiveté des décisions administratives, à l'existence supposée d'agréments tacites et au contexte de crise sanitaire, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, en particulier l'article 217 duodecies relatif au crédit d'impôt, et du code de justice administrative.

Avocat : DUMAS

25 février 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420895

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en plein contentieux concernant la contestation d'impositions supplémentaires d'impôt sur le revenu. Le requérant contestait principalement l'exclusion d'une rémunération variable du bénéfice du crédit d'impôt pour la modernisation du recouvrement (CIMR) et la non-déductibilité de certaines pensions alimentaires et cotisations à l'épargne retraite. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la rémunération litigieuse, par sa nature et son montant, constituait un revenu exceptionnel au sens de l'article 163-0 A du code général des impôts, l'excluant ainsi du CIMR. Les autres moyens relatifs aux déductions ont été jugés infondés ou partiellement satisfaits par un dégrèvement administratif antérieur.

Avocat : CABINET TJD AVOCATS

25 février 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522330

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger en urgence un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal et a assorti cette injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : SANGUE

25 février 2026
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522336

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné à l'État de reloger en urgence un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée et a assorti son injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

25 février 2026