Jurisprudence administrative
384 307 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 307
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA03385
Avocat : CHEMMAM
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA03387
Avocat : TRAVERSINI
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA03388
Avocat : OLOUMI & AVOCATS ASSOCIÉS
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA06185
Avocat : DELRIEU
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA06186
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601970
Le Tribunal administratif de Nice rejette la demande d'un ressortissant guinéen visant à enjoindre au préfet d'examiner rapidement sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés constate que la demande, déposée depuis plus de quatre mois, a fait l'objet d'une décision implicite de rejet en vertu des articles R. 432-1 et suivants du CESEDA. Par conséquent, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision et ne satisfait pas aux conditions d'urgence des articles L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502033
Le Tribunal administratif de La Réunion rejette la requête d'une AESH demandant le versement d'une indemnité de sujétions pour son affectation en REP+ entre 2015 et 2022. La juridiction constate que le recours est manifestement irrecevable, car il n'a pas été précédé de la médiation préalable obligatoire requise par l'article L. 213-11 du code de justice administrative et le décret du 25 mars 2022. En conséquence, le dossier est transmis au médiateur académique pour permettre l'engagement de cette procédure.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502038
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... qui contestait une saisie administrative pour le recouvrement d'une créance non fiscale (participation aux frais d'hébergement d'un parent) due au département. Le tribunal se déclare incompétent, estimant que le contentieux du recouvrement de telles créances relève exclusivement du juge de l'exécution (ordre judiciaire), conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502268
Sujet principal : Recours en excès de pouvoir d'une assistante sociale de l'Éducation nationale demandant le paiement rétroactif d'indemnités liées à son affectation en réseau d'éducation prioritaire renforcée (REP+). Juridiction : Tribunal Administratif de La Réunion (statuant par ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. Textes appliqués : Application des articles L. 213-11 et R. 213-12 du code de justice administrative, combinés avec le décret du 25 mars 2022, qui imposent une tentative de médiation préalable obligatoire pour ce type de litige relatif à la rémunération d'un agent public. La requérante n'ayant saisi le médiateur académique qu'après avoir introduit son recours, la condition de recevabilité n'est pas remplie.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600075
**Sujet principal** : Recours en référé contractuel visant à annuler des contrats de livraison de repas scolaires passés entre le département et la région de La Réunion, pour manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. **Juridiction** : Tribunal administratif de La Réunion (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Régal des Iles. Il estime que la société n'est pas recevable à agir, car elle a déjà utilisé la voie du référé précontractuel contre la même procédure, ce qui l'exclut du recours contractuel en vertu de l'article L. 551-14 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 551-13, L. 551-14 et L. 551-18 du code de justice administrative, régissant le référé contractuel et les conditions de recevabilité.
Avocat : RAYSSAC
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600077
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une déclaration sans suite d'une procédure de passation d'un accord-cadre pour la livraison de repas scolaires. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est plus remplie, car le contrat passé suite à la déclaration sans suite a été annulé par une autre ordonnance du même jour, rendant nécessaire une nouvelle procédure. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension).
Avocat : CHARREL ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600237
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé précontractuel, rejette la demande d'annulation de la procédure de passation du marché de travaux formée par la société SBTPC SOGEA Réunion. Le juge estime que la clause du cahier des charges imposant une origine prédominante des fournitures depuis des pays parties à l'Accord sur les Marchés Publics n'est pas irrégulière et ne constitue pas un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative et les dispositions du code de la commande publique relatives aux restrictions d'origine.
Avocat : SELARL KER AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600676
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance un recours pour excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que cette décision, prise en application de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 pour dossier incomplet (absence d'acte de naissance apostillé), ne constitue pas un acte faisant grief. La requête est donc déclarée manifestement irrecevable au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans préjudice du droit du demandeur de déposer une nouvelle demande complète.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601234
Le Tribunal administratif de Marseille rejette une requête en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que ce classement, intervenu après le défaut de production de pièces justificatives par la requérante, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. La solution s'appuie sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604074
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Le juge administratif ne peut pas ordonner à l'administration d'agir (délivrer une attestation, finaliser une rupture) ni se substituer à elle, sauf dans les cas de référés spécifiques. La requête, qui ne contestait aucune décision préalable, était irrecevable, d'autant que l'attestation demandée avait déjà été délivrée avant son introduction.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501280
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la société Les Jardins d’Acqualonga de ses demandes d'annulation et d'injonction contre la commune d'Ajaccio. La juridiction rejette la demande de la commune de condamner la société à des frais et, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, condamne au contraire la commune à verser 1 500 euros à la société requérante.
Avocat : CABINET D'AVOCATS ATORI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602097
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de domiciliation par un CCAS. **Juridiction** : Tribunal administratif de Bordeaux (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, toujours hébergée dans un CADA, ne démontre pas que le refus de domiciliation porte une atteinte grave et immédiate à sa situation. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension : urgence et doute sérieux sur la légalité).
Avocat : MEAUDE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602185
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... A... visant à suspendre et rectifier les résultats du premier tour des élections municipales de Pauillac. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ne présente pas le caractère d'urgence suffisant pour justifier une mesure conservatoire, considérant que les moyens soulevés relèvent de l'appréciation du juge du fond du contentieux électoral. La décision s'appuie sur les dispositions du code électoral, notamment ses articles L. 66 et L. 68, régissant le déroulement et le contentieux des opérations de vote.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601450
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus d'une orientation scolaire pour son enfant handicapé. Le tribunal a estimé que ce litige, portant sur une décision de la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), relevait manifestement de la compétence du tribunal judiciaire (pôle social) et non de la juridiction administrative. Cette solution s'appuie sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, et l'ordonnance de rejet est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601620
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le montant de sa participation financière aux frais d'hébergement en maison de retraite de son père. Le tribunal a déclaré son incompétence, estimant que ce litige relève du juge judiciaire en vertu des articles L. 132-6 et L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles, qui attribuent les contestations sur l'obligation alimentaire dans le cadre de l'aide sociale à l'ordre judiciaire. En conséquence, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Perpignan, juridiction territorialement compétente.