Jurisprudence administrative

581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 883

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605331

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral prononçant une interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a annulé la décision du préfet de police du 13 février 2026, considérant que la durée de l'interdiction de retour (douze mois) n'avait pas été fixée en tenant compte des critères légaux, notamment des liens de l'intéressé avec la France, comme l'exigent les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant a également été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Avocat : BENIFLA

24 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605518

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un arrêté de transfert vers le Danemark pris en application du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, écartant les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation des règles procédurales, notamment concernant l'assistance d'un interprète. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CARLET

24 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605532

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demanderesse d'asile vers la Belgique. Le tribunal a rejeté la requête en annulation, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé au regard des textes applicables, notamment le règlement Dublin III (UE n° 604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

24 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605537

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé un arrêté d’interdiction de retour sur le territoire français pris à l’encontre d’une ressortissante algérienne. La juridiction a retenu un défaut de base légale, l’administration n’ayant pas établi la notification préalable de la mesure d’éloignement invoquée comme fondement, en méconnaissance de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais engagés pour l’instance.

Avocat : BOUDJELLAL

24 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605681

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé du retrait d'une carte de résident. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'intéressé disposant d'un récépissé valide lui permettant de séjourner et de travailler légalement. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonnent la suspension à la démonstration d'une situation d'urgence.

Avocat : DE SEZE

24 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606364

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé d'un avis de recouvrement d'impôt sur le revenu. Le requérant invoquait l'urgence en raison de sa situation de précarité et un doute sérieux sur la légalité de l'avis, fondé sur une erreur matérielle manifeste dans sa déclaration. La juridiction a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car aucune mesure conservatoire n'avait été engagée, et que les éléments produits ne permettaient pas d'établir l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, appliquant les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 190-1 du livre des procédures fiscales.

24 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607323

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de police de reprendre l'instruction de sa demande de titre de séjour et de délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a estimé que le requérant, qui avait séjourné irrégulièrement pendant plusieurs années avant de déposer sa demande, ne démontrait pas de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision a été rendue en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du même code.

24 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607846

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant concernant sa demande d'injonctions contre le préfet de police pour le renouvellement de son titre de séjour. La juridiction constate ainsi un non-lieu à statuer sur le fond de la requête, sans examiner les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La procédure est close par cette ordonnance.

Avocat : FELTESSE

24 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607861

**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin d'enregistrer une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il considère que la décision administrative préalable de classement sans suite du dossier (pour incomplétude) fait obstacle à l'octroi des mesures injonctives demandées. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) est cité, mais son application est écartée en l'espèce en raison de l'existence d'une décision administrative préalable. Les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (L. 433-1, L. 422-1) sont également visés.

Avocat : MESUREUR

24 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608016

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de renouvellement de titre de séjour étudiant pour une ressortissante algérienne. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a rejeté la demande de suspension. Il a estimé que, malgré la situation d'urgence liée à l'irrégularité du séjour, la requérante n'avait pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (urgence et doute sérieux sur la légalité). Elle examine également le fondement du refus au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non de l'accord franco-algérien de 1968 invoqué par la requérante.

Avocat : HAIK

24 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608077

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de suspension en référé d'un refus de titre de séjour étudiant. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, estimant que l'administration n'avait pas examiné sérieusement la situation personnelle et familiale du requérant, notamment ses liens en France. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision de refus a été ordonnée.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)

24 mars 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404083

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir la carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le tribunal a jugé que la décision de refus de la Maison Départementale des Personnes Handicapées de l'Eure était légale, car l'état de la requérante, dont le périmètre de marche est d'environ 200 mètres, ne remplissait pas le critère légal d'un périmètre inférieur à 200 mètres exigé par l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : CARLINI ET ASSOCIES

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404231

Sujet principal : Recours contre des décisions de mise en recouvrement d'indu de prestations sociales (RSA, primes exceptionnelles, prime d'activité). Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). Solution retenue : Le tribunal rejette les requêtes, considérant que les procédures de contrôle et de recouvrement étaient régulières et que les décisions étaient suffisamment motivées. Textes appliqués : Code de l'action sociale et des familles (notamment articles R. 262-5 et L. 262-46) et Code de justice administrative (article L. 761-1).

Avocat : DESFARGES

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500223

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir la remise d'indus de prestations sociales (RSA, prime d'activité et primes exceptionnelles). La juridiction a jugé que les indus, résultant de fausses déclarations réitérées de ressources, excluaient la bonne foi de la requérante et rendaient inopérante sa situation de précarité. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui régissent la récupération et la remise possible des paiements indues de RSA.

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500787

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un ressortissant pakistanais demandant l'annulation du refus de délivrance d'un titre de séjour pour vie privée et familiale. Le tribunal a jugé que le recours initial contre le refus implicite était devenu sans objet, car une décision explicite de rejet (arrêté préfectoral du 24 janvier 2025) s'y était substituée. Il a estimé que cette décision explicite était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (article L. 423-23) ni les conventions internationales invoquées.

Avocat : CABINET HMLAW AVOCATS

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501883

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus de remise de dette d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation financière de la requérante, malgré ses charges, ne présentait pas une précarité justifiant une remise gracieuse au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La décision confirme ainsi l'obligation de remboursement de l'indu, tout en mentionnant la possibilité pour l'intéressée de solliciter un échéancier auprès de la caisse.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502258

Le Tribunal Administratif de Caen, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande de M. A... B... visant à obtenir l'annulation d'une décision du département du Calvados n'accordant qu'une remise partielle d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal, appliquant notamment les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, a rejeté la requête, considérant que la situation de l'intéressé ne justifiait pas une remise totale de la dette au regard des critères de bonne foi et de précarité.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502528

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, rejette l'opposition formée par Mme B... A... à une contrainte émise pour le recouvrement d'indus de prime d'activité. Le tribunal rappelle que, si l'opposition à la contrainte elle-même n'est pas soumise à un recours administratif préalable, le débiteur ne peut contester le bien-fondé de l'indu devant le juge que s'il a préalablement exercé un recours auprès de la commission de recours amiable, conformément à l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. En l'espèce, la requérante n'ayant pas démontré avoir exercé ce recours administratif obligatoire, le juge ne peut examiner le fond de ses arguments sur la régularité des indus.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502660

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. C... qui contestait la décision du département du Calvados lui réclamant le remboursement d'indus de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que l'organisme payeur avait respecté son obligation d'information préalable en vertu de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale, permettant à l'allocataire de discuter les éléments retenus contre lui. Il a également estimé que les règles de calcul et de recouvrement des indus, prévues notamment aux articles L. 553-2 et D. 553-1 du même code, avaient été correctement appliquées au cas de l'intéressé.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503146

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de remise d'un indu de prime d'activité. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation financière du requérant, malgré des charges importantes, ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise gracieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale relatifs à la récupération et à la possible remise des paiements indus.

24 mars 2026• 3ème chambre JU