Jurisprudence administrative
384 307 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 307
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601922
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... A... visant à suspendre l'exécution de la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que le requérant, qui invoque uniquement des conséquences sur sa situation professionnelle, ne justifie pas du caractère d'urgence exigé par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du bien-fondé des moyens au principal.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601957
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, dont la demande initiale date de novembre 2023, vit déjà depuis longtemps avec les conséquences de cette situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA concernant la naissance des décisions implicites de rejet.
Avocat : AJIL
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501940
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de Mme B... visant à organiser une médiation concernant la radiation du RSA et la créance d'indu. La demande de médiation est jugée irrecevable, car la caisse d'allocations familiales a refusé d'y consentir. Le tribunal applique les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles, estimant que les arguments de la requérante ne remettent pas en cause le bien-fondé de la décision contestée.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502145
Sujet principal : Recours en excès de pouvoir d'une assistante sociale de l'Éducation nationale demandant le paiement d'indemnités liées à son affectation en réseau d'éducation prioritaire renforcée (REP+). Juridiction : Tribunal Administratif de La Réunion (statuant par ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable car l'agent n'a pas respecté la procédure de médiation préalable obligatoire avant de saisir le tribunal. Textes appliqués : Article L. 213-11 et R. 213-12 du code de justice administrative, ainsi que le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022, qui imposent une tentative de médiation préalable pour les litiges relatifs à la rémunération des agents publics de certaines académies, dont La Réunion.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502161
Le Tribunal administratif de La Réunion rejette la requête du syndicat SAIPER comme manifestement irrecevable. Le syndicat n'avait pas qualité pour demander l'annulation d'une note du rectorat relative à la rémunération des congés longue maladie, car cette note concernait des décisions individuelles de versement dû aux agents. Le tribunal a appliqué l'article L. 113-2 du code général de la fonction publique, qui réserve cette action aux agents directement concernés, et a statué par ordonnance en vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600456
Sujet principal : Demande d'injonction pour permettre l'exercice du droit de vote d'un agent pénitentiaire lors d'élections municipales. Juridiction : Tribunal Administratif de La Réunion (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête. Le juge estime que l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est pas caractérisée, notamment parce que le requérant pouvait voter par procuration. Textes appliqués : Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté) et article L. 71 du code électoral (vote par procuration). Le rejet est prononcé en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600701
Sujet principal : Demande d'injonction pour convocation en vue du dépôt d'une demande de titre de séjour par une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Juridiction : Tribunal Administratif de la Guyane (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car la requérante n'a pas justifié de l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. Textes appliqués : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513267
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, notamment sur l'absence d'examen de sa situation personnelle et une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée (article 8 de la CEDH), ne sont pas suffisamment précisés et étayés pour en apprécier le bien-fondé. La décision est rendue par ordonnance en application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes présentant des moyens manifestement non assortis des précisions nécessaires.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600182
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que les moyens soulevés contre l'arrêté préfectoral du 14 novembre 2025 sont manifestement infondés ou inopérants, au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 614-1 et L. 911-1.
Avocat : GONIDEC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600183
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et des mesures associées. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, un ressortissant géorgien débouté de l'asile, sont manifestement infondés ou inopérants, notamment au regard des articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction rejette également les demandes d'injonction et de provision pour frais d'avocat.
Avocat : GONIDEC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601680
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait une injonction à la région pour faire exécuter des arrêtés de nomination et de reclassement, ce qui constitue une conclusion à fin d'injonction à titre principal. Le juge a rappelé, en application des articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il ne lui appartient pas d'adresser de telles injonctions à l'administration en se substituant à elle.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603014
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de statuer en urgence sur une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la requête. Textes appliqués : Le juge constate qu'un silence de quatre mois de l'administration sur la demande initiale a fait naître une décision implicite de rejet le 2 juin 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il estime dès lors qu'ordonner de statuer reviendrait à faire obstacle à cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et rejette la demande sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604146
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, concernant notamment l'insuffisance de motivation de la décision et sa disproportion au regard de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), ne sont pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur les articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif au rejet des requêtes par ordonnance.
Avocat : GILBERT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604438
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête d'un étranger demandant la suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime la demande irrecevable, car l'administration a déjà pris une décision de délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle, ce qui a rapporté le refus implicite antérieur. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : YOUCHENKO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604622
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une décision implicite de rejet et d'injonction de délivrer un titre de séjour provisoire dans le cadre d'une procédure de renouvellement. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime qu'elle est irrecevable car aucun recours au fond n'a été introduit contre la décision implicite de rejet, condition nécessaire pour une suspension en référé. De plus, le silence de l'administration au-delà du délai légal a valablement fait naître cette décision de rejet. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1, L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604625
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de statuer sur une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la requête. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration au terme du délai de quatre mois, et le juge ne peut ordonner une mesure qui ferait obstacle à l'exécution de cette décision. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, et articles R. 431-2, R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604631
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction faite au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur un renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré qu’un silence de quatre mois de l’administration sur la demande, déposée en ligne le 22 septembre 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet le 22 janvier 2026. La requête a donc été jugée irrecevable, en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et des articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600960
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'une interdiction de retour sur le territoire français et d'un signalement Schengen. Le juge estime que le requérant n'a pas caractérisé l'urgence nécessaire à une intervention dans un délai de 48 heures, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Il considère également que les moyens soulevés, notamment sur la disproportion et les droits de la défense, sont inopérants, conduisant au rejet de la requête selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301028
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'EARL Lisa Maria de ses quatre requêtes en annulation. Ces recours visaient des décisions préfectorales de retrait d'aides agricoles (campagnes 2017 à 2019) et des ordres de recouvrement émis par l'Agence de services et de paiement. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement, mettant ainsi fin aux procédures sans examen du fond.
Avocat : CERVETTI
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500486
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la société Les Jardins d’Acqualonga de ses demandes d'annulation et d'injonction contre la commune d'Ajaccio. La juridiction rejette la demande de la commune de condamner la société à des frais et, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, condamne au contraire la commune à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais exposés.
Avocat : CABINET D'AVOCATS ATORI