Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400400
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de Mme C... contestant le refus de remise de dette d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 749,57 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité. Le juge a constaté que l'indu résultait de l'omission par Mme C... et son époux de déclarer leur vie commune et leur mariage, constituant un manquement à leurs obligations déclaratives. En application des articles L. 262-1 et suivants du code de l’action sociale et des familles, ce manquement fait obstacle à l'octroi d'une remise gracieuse, même en cas de précarité. La requête a donc été rejetée.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400426
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Doubs de l’orienter vers un établissement et service d’aide par le travail (ESAT). Le juge a estimé que les pièces produites par le requérant, souffrant de troubles cognitifs et d’épilepsie, ne suffisaient pas à démontrer que sa capacité de travail était inférieure au tiers de la normale ou qu’il nécessitait des soutiens justifiant une orientation en ESAT, conformément à l’article R. 243-1 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400574
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du président du conseil départemental de la Haute-Saône de réduire de 80 % son revenu de solidarité active (RSA) pour un mois. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas justifié de motifs légitimes pour ne pas avoir répondu aux sollicitations de la CAF ni pour ne pas avoir pris les dispositions nécessaires afin de recevoir son courrier, notamment la mise en demeure du département. La décision de sanction a été jugée conforme aux articles L. 262-37 et R. 262-68 du code de l’action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501605
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par Mme B... contre le Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse. La requérante conteste un diagnostic et une prise en charge tardifs, en février 2024, de crises d'encéphalite récidivante et d'une fracture-luxation de l'épaule, qu'elle estime liés à un défaut de suivi de ses antécédents. Le juge a ordonné une expertise contradictoire pour déterminer l'origine, la nature et l'étendue des préjudices subis, jugeant la mesure utile dans la perspective d'un éventuel litige indemnitaire.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MONTAZEAU & CARA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306699
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A... d’un recours contre le rejet de ses demandes de remise gracieuse d’indu de prime d’activité et d’aide personnelle au logement. Constatant que le requérant avait spontanément remboursé l’intégralité des sommes dues, le tribunal a jugé que le litige était devenu sans objet. En application des articles L. 553-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, il a prononcé un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306701
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 445,43 euros. La requérante invoquait la bonne foi et l’erreur de la caisse d’allocations familiales, mais n’a pas démontré sa précarité financière faute de justifier ses charges. Le juge a rappelé que la bonne foi seule ne suffit pas à obtenir une remise et que l’indu doit être remboursé, même en cas d’erreur de l’administration. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2307067
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement de 520 euros. La solution retenue est que la bonne foi de la requérante ne suffit pas à justifier une remise, et qu’elle n’a pas démontré sa situation de précarité l’empêchant de rembourser. Le tribunal s’est fondé sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400115
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... demandant la remise gracieuse du solde d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 481,38 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi non contestée du requérant, sa situation financière (ressources mensuelles de 2 134 euros pour 965 euros de charges) ne démontrait pas une précarité justifiant une remise complémentaire. La décision s’appuie sur l’article L.262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400301
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de Mme A... concernant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 2 599,68 euros pour la période de mars à novembre 2023. La CAF d'Ille-et-Vilaine n'avait accordé qu'une remise partielle de 1 299,84 euros, et avait émis une contrainte pour le solde. Le tribunal a rejeté la demande de remise gracieuse, jugeant que l'indu résultait d'une discordance entre les frais réels déclarés par Mme A... pour l'APL et les données fiscales, sans que celle-ci n'apporte d'explication, ce qui ne permettait pas d'établir sa bonne foi ou une erreur de la caisse. La solution s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400349
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C... contestant un indu de prime d'activité de 1 026,78 euros pour la période de février à juillet 2023. La requérante n'a pas établi avoir informé la caisse d'allocations familiales de son déménagement dans le Morbihan, et a elle-même déclaré résider à Rennes dans sa demande de prime d'activité du 4 février 2023. Le tribunal a jugé que l'indu était fondé, Mme C... étant à l'origine de l'erreur de versement en déclarant une fausse résidence. La décision de remise partielle de 513,39 euros accordée par la caisse a été confirmée, la requérante ne justifiant pas d'une situation de bonne foi ou de précarité justifiant une remise plus importante, en application des articles L. 843-1, R. 846-5 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400365
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A... d'un recours contestant le refus de la CAF du Morbihan de lui accorder une remise gracieuse sur deux indus : un d'aide personnalisée au logement (APL) de 488 euros et un d'allocation de soutien familial (ASF) de 1 486,60 euros. Concernant l'indu d'ASF, le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale et donc du juge judiciaire, et a transmis cette partie de l'affaire au tribunal judiciaire de Lorient. Sur l'indu d'APL, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la situation de précarité de Mme A... ne justifiait pas une remise gracieuse, conformément à l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale et à l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400379
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la demande de M. A... visant à obtenir la remise gracieuse d’un trop-perçu de 3 128 euros, comprenant un indu d’aide personnalisée au logement et deux indus d’aide exceptionnelle de solidarité. Le tribunal a jugé que la Mutualité Sociale Agricole d’Armorique ne pouvait pas opposer la tardiveté de la demande de remise pour l’indu d’aide personnalisée au logement, mais a confirmé le rejet pour les indus d’aide exceptionnelle de solidarité. La solution retenue est un rejet partiel de la requête, le tribunal accordant une remise partielle de la dette après avoir examiné la situation de précarité du requérant. Les textes appliqués incluent le code de la construction et de l’habitation, le code de la sécurité sociale, et les décrets n° 2020-519 et n° 2020-1453 relatifs aux aides exceptionnelles de solidarité.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400387
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D... concernant une dette d'allocation personnalisée d'autonomie (APA) héritée de son père. La requérante contestait le bien-fondé de la dette, invoquant sa prescription sur le fondement de l'article L. 232-25 du code de l'action sociale et des familles, et demandait une remise gracieuse. Le tribunal a jugé que l'action en répétition de l'indu n'était pas prescrite, car la dette avait été notifiée dans le délai de deux ans et un échelonnement de paiement avait été mis en place. Les conclusions à fin de remise gracieuse ont été déclarées irrecevables, faute de demande préalable auprès du département.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400501
Le Tribunal Administratif de Rennes annule la décision du 6 décembre 2023 par laquelle la CAF des Côtes-d'Armor a confirmé une créance d'allocation de logement sociale de 504 euros. Le juge estime que Mme B., bien qu'ayant le statut d'auto-entrepreneuse, était en situation de chômage total indemnisé au sens de l'article R. 822-14 du code de la construction et de l'habitation, son activité indépendante n'ayant généré aucun revenu. Par conséquent, elle pouvait bénéficier de l'abattement de 30 % sur ses ressources, que la CAF avait supprimé à tort. La solution retenue est fondée sur l'absence de revenus d'activité, prévalant sur le simple maintien du statut de travailleur indépendant.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400647
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 2 857,75 euros pour la période de mai 2021 à janvier 2023. Le juge a considéré que la créance était fondée, car la caisse d'allocations familiales avait initialement omis de prendre en compte les revenus de l'activité indépendante de M. A..., conformément aux articles R. 822-3 et R. 822-5 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a également jugé que la demande de remise gracieuse de la dette était irrecevable, faute de saisine préalable de la caisse, et qu'elle était en tout état de cause devenue sans objet, la dette étant soldée.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507401
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. B..., ressortissant nigérian. Le juge a considéré que le dossier du requérant était complet depuis septembre 2025 et que l'absence de délivrance du récépissé créait une situation d'urgence et de précarité administrative. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-12 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantissent à tout étranger ayant déposé un dossier complet la remise d'un tel document. L'Etat a également été condamné à verser 500 euros au conseil de M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : KAMGAING PIERRE-CLAVER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507605
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet des Alpes-Maritimes. Il a ordonné l'expulsion sans délai de la famille A... du logement d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'elle occupait sans titre à Sospel. La solution retenue repose sur le constat que la demande d'asile de la famille avait été définitivement rejetée, rendant son maintien dans les lieux constitutif d'une occupation sans droit ni titre. Le juge a considéré que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies, l'occupation faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, et que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, en application des articles L. 551-11, L. 552-14 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507611
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme B... et de son enfant de l'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'ils occupaient sans titre. La solution retenue fait droit à la demande du préfet des Alpes-Maritimes, en raison du refus persistant de Mme B... de quitter les lieux après la fin de sa prise en charge, ce qui fait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et constitue une situation d'urgence et d'utilité. Le tribunal a appliqué les articles L. 552-15, L. 551-12 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que l'occupante ne justifiait d'aucun droit au maintien et que son refus d'une proposition de relogement pour motif d'insécurité n'était pas fondé.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500612
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 5 juin 2025 et du titre de recettes subséquent émis à l’encontre de M. C..., étudiant. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant se bornant à alléguer des difficultés financières générales sans démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, d’autant que l’introduction de la requête au fond suspendait le caractère exécutoire du titre. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article L.521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2203722
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B..., assistant territorial d'enseignement artistique, d'une demande d'indemnisation pour le non-versement de la part fixe de l'indemnité de suivi et d'orientation des élèves (ISOE) entre 2012 et 2020. La commune de Persan a opposé la prescription quadriennale pour les créances antérieures à 2017, ce que le tribunal a retenu en application de la loi du 31 décembre 1968. Sur le fond, le tribunal a jugé que la commune avait légitimement modulé l'ISOE en vertu d'une délibération, et que M. B... n'établissait pas de préjudice moral. La requête a donc été rejetée.
Avocat : RODIER PIERRE