Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510567
**Sujet principal** : Demande d'une nouvelle mesure d'expertise médicale dans le cadre d'un recours indemnitaire pour aggravation de l'état de santé. **Juridiction** : Tribunal administratif de Grenoble (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande en ordonnant une expertise médicale complémentaire, estimant qu'elle est utile pour réévaluer les préjudices liés à l'aggravation de l'état de santé de la requérante depuis une précédente expertise de 2016. Il rejette en revanche la demande de provision de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles R. 532-1 (prescription de mesures d'instruction utiles), R. 621-1-1 (désignation d'un magistrat chargé de l'expertise), R. 621-2 et R. 621-13 (règles de procédure et frais d'expertise) du code de justice administrative. La mission de l'expert se réfère à la nomenclature Dintilhac pour l'évaluation des préjudices.
Avocat : LAURENT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511397
Le Tribunal administratif de Grenoble (juge des référés) a rejeté la demande d'expertise présentée par la société SASU CDG. Le juge a estimé que la société n'avait pas justifié l'utilité d'une telle mesure à ce stade, alors qu'une instance au fond était déjà engagée sur le même litige fiscal. La décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et R. 621-1-1 du code de justice administrative, qui régissent les mesures d'instruction en référé.
Avocat : SELAS RTA AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512496
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. C... et Mme C... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 23 octobre 2025 leur refusant un titre de séjour et leur notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les stipulations de l'accord franco-algérien, de la Convention européenne des droits de l'homme (article 8) ou de la Convention internationale des droits de l'enfant. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : MATHIS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512501
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. C... et Mme D... visant à annuler les arrêtés préfectoraux leur refusant un titre de séjour et leur enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SALIGARI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512522
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation du pays de destination. La juridiction a jugé que le signataire des décisions était compétent et que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les décisions attaquées ont ainsi été légalement prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CANS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512525
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant albanais, visant à annuler les décisions de la préfète de la Savoie refusant un titre de séjour, ordonnant son départ du territoire et fixant son pays de destination. La juridiction a jugé que les décisions attaquées étaient légales, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et en estimant que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les conventions européennes et internationales invoquées.
Avocat : CANS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512529
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête d'un ressortissant albanais visant à annuler le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation d'un pays de destination. La juridiction estime que les décisions attaquées sont suffisamment motivées et ne méconnaissent pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant invoqués. Les moyens soulevés par le requérant, notamment concernant un défaut d'examen de sa situation, sont écartés.
Avocat : JOIE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512534
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la décision fixant son pays de destination. La juridiction estime que les décisions attaquées, prises par une autorité compétente et suffisamment motivées, ne méconnaissent pas le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, compte tenu de l'appréciation de la situation personnelle de l'intéressé. Le jugement s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : MAINGOT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512549
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le juge a estimé que le droit d'être entendu du requérant avait été respecté et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée au sens de l'article 8 de la CEDH. Concernant le refus de délai de départ volontaire, le tribunal a jugé, sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-3 du CESEDA, que le risque de soustraction était établi, notamment en raison du séjour irrégulier et de l'absence de garanties de représentation suffisantes.
Avocat : BLANC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602565
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière vers les Pays-Bas. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement du règlement Dublin (UE n° 604/2013) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était régulier en raison de la détention d'un visa néerlandais. Il a écarté les moyens soulevés, notamment concernant la compétence de la signataire, la motivation de la décision et le respect de la procédure.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602701
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant que le retour en France du requérant pour y solliciter à nouveau l'asile ne constituait pas, en soi, un manquement aux exigences des autorités chargées de l'asile au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de la situation.
Avocat : KORN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2114456
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les recours en excès de pouvoir formés par deux associations contre l'approbation du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de l'Épine. Les requêtes, jugées recevables, ont été écartées au fond car les moyens soulevés (incompatibilité avec la loi littoral, erreurs manifestes d'appréciation, atteintes à des zones protégées) n'étaient pas fondés. La juridiction a notamment appliqué les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux PLU et à la protection du littoral.
Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206294
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation de requérants estimant avoir subi un préjudice du fait du refus initial de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale. Le tribunal a jugé que le délai d'examen de la demande par le consulat n'était pas anormalement long et n'était donc pas constitutif d'une faute de l'État. Il a également estimé que les préjudices matériel et moral allégués n'étaient pas établis de manière certaine et directe. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : POLLONO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301380
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme A... visant à annuler les décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin puis refusant de rétablir son bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la cessation de ce bénéfice était légale, car la requérante avait été transférée vers l'Espagne dans le cadre du règlement Dublin, ce qui met fin au droit à l'accueil en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la procédure Dublin.
Avocat : PERROT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301728
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du refus des conditions matérielles d'accueil (CMA) opposé à un demandeur d'asile. Le tribunal a constaté le désistement d'office du requérant, faute pour lui d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois après le rejet de sa demande de référé-suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, il a simplement donné acte de ce désistement sans examiner le fond de l'affaire.
Avocat : LE ROY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301839
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. La juridiction estime que le ministre de l'intérieur, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, n'a pas commis d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation en tenant compte de l'insuffisance et de l'instabilité des ressources de la requérante pour apprécier son insertion professionnelle. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence et à l'insuffisance de motivation, sont également écartés.
Avocat : DUFOUR
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302146
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de la signataire, du défaut de motivation et du défaut d'examen de sa situation. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article R. 431-12.
Avocat : NERAUDAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302761
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en déclarant la demande irrecevable au titre de l'article 21-23 du code civil, en raison d'une condamnation pour violences aggravées sur mineur. Cette condamnation, intervenue moins de sept ans auparavant et malgré la dispense d'inscription au bulletin n°2, caractérise un défaut de bonnes vie et mœurs justifiant légalement le rejet.
Avocat : GRENIER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302819
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de réintégration dans la nationalité française. Le juge a estimé que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, disposait d'un large pouvoir d'appréciation pour apprécier l'opportunité d'accorder la naturalisation. Il a validé les motifs du refus, notamment l'insuffisance des connaissances de la requérante sur l'histoire, la culture et les valeurs françaises, constatée lors de l'entretien d'assimilation.
Avocat : SCP PIGEAU CONTE MURILLO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302985
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur des notes de la DGSI, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le militantisme actif du requérant au sein de structures de l'opposition camerounaise était incompatible avec l'allégeance française. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'autorité administrative un pouvoir d'appréciation pour refuser une naturalisation en tenant compte du comportement du postulant.
Avocat : LEVY