Jurisprudence administrative
384 307 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 307
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511659
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler une décision d'orientation prise par une commission diocésaine de l'enseignement catholique. Le juge a estimé que cette décision, bien qu'émanant d'un établissement privé sous contrat, ne relevait pas de sa compétence, car elle ne mettait pas en œuvre une prérogative de puissance publique. Le rejet est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes manifestement irrecevables pour incompétence.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511847
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction contre le préfet des Hauts-de-Seine. La juridiction ne statue donc pas sur le fond de la demande de titre de séjour. Elle condamne néanmoins l'Etat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser au requérant la somme de 1000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : PIERROT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603410
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un étudiant marocain visant à enjoindre au préfet de statuer sur le renouvellement de sa carte de séjour ou de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le silence gardé par l'administration depuis plus de quatre mois sur la demande de titre de séjour constitue une décision implicite de rejet en vertu des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le requérant dispose d'une voie de recours contentieux ordinaire contre cette décision implicite, ce qui rend inopérante la procédure d'urgence fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605564
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence suffisante, notamment au regard de la date de début de son stage, et qu'il ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article L. 521-1, et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605601
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard des conditions de ressources et de la réalité et du sérieux des études prévues par les articles L. 422-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas établie.
Avocat : DE RAMMELAERE
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA02517
Avocat : DI NATALE
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA02802
Avocat : SCP FLORA GILBERT
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-26NT00520
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600733
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant, M. B..., qui avait saisi le juge pour enjoindre au préfet de statuer sur sa demande de passeport. Le désistement est intervenu après que l'intéressé a finalement obtenu son document. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : PALOUX
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603983
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette les demandes de suspension de décisions implicites de rejet de visa pour regroupement familial. Le juge estime que les requérants ne démontrent pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard du respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). La condition d'urgence, bien qu'établie, n'est pas suffisante en l'absence d'un tel doute sérieux sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SADOUN
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601396
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux d'éloignement et d'assignation à résidence. Il a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Poitiers, car l'intéressé résidait dans le département de la Vienne à la date des décisions attaquées. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503471
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant qui contestait son placement à l'isolement en maison d'arrêt. Cette décision fait suite au rejet préalable de sa demande de suspension en référé et à l'absence de confirmation du maintien de sa requête dans le délai légal d'un mois. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, qui prévoit cette conséquence procédurale.
Avocat : SACEPE BETTINA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600148
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un certificat d'urbanisme déclarant non réalisable un projet de construction. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, fondés sur la proximité du bourg et la loi Montagne, sont inopérants car ils ne contestent pas utilement le motif légal du refus, à savoir l'incompatibilité du projet avec les règles d'urbanisme applicables en zone agricole. La décision est rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600923
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision pénitentiaire imposant un hygiaphone aux parloirs. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que la mesure, bien que restreignant les contacts physiques, ne porte pas une atteinte suffisamment grave et immédiate aux droits fondamentaux du requérant pour justifier une suspension en urgence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DAVID
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600935
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral du 9 février 2026 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions de délégation de signature, de motivation et de procédure, et que l'urgence n'est pas caractérisée en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et de l'article L. 224-2 du code de la route.
Avocat : JOSSEAUME
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601722
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de France Travail appliquant la dégressivité de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le juge applique l'article L. 522-3 du code de justice administrative, considérant que la requête est devenue sans objet après le rejet pour irrecevabilité de la requête au fond dirigée contre la même décision. La demande de versement intégral de l'ARE en attendant le jugement au fond est par conséquent également rejetée.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602358
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la requête de M. C... qui contestait la révision de son allocation de retour à l'emploi (ARE) par France Travail. Le juge estime que le litige relève de la compétence de l'ordre judiciaire, et non administratif, pour connaître des contentieux relatifs à cette allocation servie au titre du régime d'assurance chômage. La décision s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent cette compétence aux juridictions judiciaires, et applique l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme étant portée devant une juridiction incompétente.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603351
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, car le demandeur n'a pas encore pu déposer formellement sa demande de renouvellement, empêchant ainsi la naissance d'une décision implicite au sens des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La demande est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, faute de décision administrative contestable.
Avocat : RIKABI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515287
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation pour incomplétude. La juridiction estime que le dossier était effectivement incomplet, faute de production du justificatif de niveau de langue requis ou d'une dispense médicale régulière, conformément aux articles 40 et 14-1 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le recours est donc jugé irrecevable, la requérante n'ayant pas utilement contesté le motif d'incomplétude opposé par la préfecture.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602225
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... pour incompétence de l'ordre juridictionnel administratif. Le juge a estimé que la plainte déposée devant le procureur de la République relevait manifestement de la compétence de l'autorité judiciaire. Cette décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative.