Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2216142
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., adjoint technique territorial, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire d'Asnières-sur-Seine lui infligeant une exclusion temporaire de fonctions de trois jours. Le tribunal a jugé que les faits d'exhibition sexuelle et de discrimination envers un collègue handicapé, survenus le 25 octobre 2021, constituaient une faute justifiant une sanction disciplinaire. Il a estimé que la procédure disciplinaire était régulière et que la sanction du premier groupe, prévue à l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique, n'était pas disproportionnée. Enfin, les allégations de harcèlement et de discrimination politique de l'agent ont été écartées faute de preuves.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600031
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour obtenir l’exécution d’une précédente ordonnance du 1er décembre 2025. Cette ordonnance avait suspendu la décision de refus de renouvellement de titre de séjour prise par le préfet des Hauts-de-Seine et lui avait enjoint de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai d’un mois. Constatant que le préfet n’avait pas exécuté cette injonction et que le récépissé de M. A... avait expiré, le juge des référés a fait droit à la demande. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous astreinte de 300 euros par jour de retard, en application des articles L. 521-4 et L. 911-4 du code de justice administrative.
Avocat : LEJEUNE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507276
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de convoquer M. A..., ressortissant marocain, afin de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail. La carence de l'administration dans la fabrication du titre de séjour physique, pourtant accordé, empêchait l'intéressé de déposer une demande de renouvellement et le plaçait dans une situation administrative incertaine, justifiant l'urgence et l'utilité de la mesure. Le juge a ordonné cette délivrance dans un délai de huit jours, en application des articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516067
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A..., ressortissant américain, qui sollicitait la délivrance d'un document provisoire de séjour en attendant le renouvellement de son titre. Le tribunal constate que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois sur la demande de renouvellement, déposée le 28 avril 2025, a fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en déduit qu'une injonction de délivrer un document provisoire ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2202112
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation de la commune de Ver-sur-Mer à l’indemniser pour ses conditions de travail et l’illégalité de l’arrêté mettant fin à son stage. Le tribunal a estimé que les éléments fournis par la requérante ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral ou d’un manquement à l’obligation de sécurité, et que l’arrêté de refus de titularisation n’était pas entaché d’illégalité. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que les demandes au titre des frais de justice. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 136-1 et L. 133-2 du code général de la fonction publique.
Avocat : MYRIAM BOUSSOUM AVOCAT
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400214
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné quatre requêtes liées à des indus et à une amende administrative concernant Mme B... et M. A.... Les requêtes portent sur des décisions de la CAF de la Haute-Saône et du département de la Haute-Saône relatives à des aides sociales (aide exceptionnelle de solidarité, prime exceptionnelle de fin d'année, RSA) et à une amende pour fraude. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés (notamment le défaut de motivation, la violation des droits de la défense, l'absence de signature, l'erreur d'appréciation sur la situation de concubinage) n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400615
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... contestant la réduction de 50 % de son RSA pour un mois. La décision attaquée, fondée sur l'absence de la requérante à un rendez-vous d'insertion, a été examinée comme un litige de plein contentieux. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation comme inopérant et a jugé que l'absence de Mme B..., non justifiée par un motif légitime, constituait un manquement à ses obligations au titre des articles L. 262-28 et L. 262-36 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : BERTIN BRIGITTE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401796
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme B... d’une contestation de la décision de la CAF du Doubs du 27 janvier 2025, qui lui avait accordé une remise partielle de 435,88 euros sur un indu de prime d’activité de 1 743,52 euros. La requérante sollicitait une remise totale de sa dette en invoquant sa bonne foi et sa situation de précarité. Le tribunal a jugé que, bien que l'indu résultât d'une omission déclarative, la bonne foi de Mme B... n'était pas remise en cause. Constatant que ses ressources mensuelles (977,67 euros de retraite et 123 euros d'allocations) étaient à peine supérieures à ses charges fixes (824,45 euros) et qu'elle bénéficiait d'une aide alimentaire, le tribunal a estimé que sa précarité justifiait une remise totale du solde de l'indu. En conséquence, il a annulé la décision de la CAF et accordé la remise totale, en application des articles L. 841-1, L. 843-1, L. 845-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500307
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Mme A... pour contester trois décisions de la CAF du Territoire de Belfort lui réclamant des indus de prime exceptionnelle de fin d’année (PEFA) pour les années 2021, 2022 et 2023, pour un total de 609,79 euros. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation des décisions, une violation des droits de la défense et des erreurs d’appréciation sur sa résidence et sa situation familiale. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la CAF avait correctement appliqué les règles de condition de résidence et de déclaration des ressources. Les décisions attaquées ont été maintenues, confirmant le bien-fondé des indus réclamés.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500318
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a examiné trois requêtes identiques de Mme A... contestant des indus de prime exceptionnelle de fin d'année (PEFA) pour les années 2021, 2022 et 2023, réclamés par la CAF du Territoire de Belfort. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation des décisions, une violation des droits de la défense, et une erreur d'appréciation sur sa résidence et sa situation familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les indus étaient justifiés. Les décisions attaquées ont été confirmées, et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501244
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné quatre requêtes liées à des indus d’aides sociales et à une amende administrative. La requérante, Mme B., contestait des décisions de la CAF de la Haute-Saône et un titre exécutoire du département pour des indus d’aide exceptionnelle de solidarité et de prime de fin d’année, ainsi qu’un indu de RSA, tandis que M. A. contestait une amende pour fraude. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la violation des droits de la défense et l’absence de vie maritale, n’étaient pas fondés. Il a appliqué les dispositions du code de l’action sociale et des familles, du code général des collectivités territoriales et du code de la sécurité sociale, confirmant la légalité des décisions attaquées et des créances réclamées.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501548
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné quatre requêtes liées à des indus et à une amende administrative concernant Mme B... et M. A.... Les requêtes portent sur des décisions de la CAF de la Haute-Saône et du département de la Haute-Saône relatives à des aides sociales (aide exceptionnelle de solidarité, prime exceptionnelle de fin d'année, RSA) et à une amende pour fraude. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés (notamment le défaut de motivation, la violation des droits de la défense, l'absence de signature, et l'erreur d'appréciation sur la situation maritale) n'étaient pas fondés. Les décisions contestées ont été maintenues, et les demandes de remise de dette et d'application des frais de justice ont été rejetées. Les textes appliqués incluent le code de l'action sociale et des familles (notamment l'article L. 262-46) et le code général des collectivités territoriales (article L. 1617-5).
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306857
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en plein contentieux sur la demande de Mme A... tendant à la remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 1 438 euros, a constaté que la dette, après annulation partielle, ne s’élevait plus qu’à 639 euros et avait été entièrement soldée par des retenues sur prestations. En l’absence de contestation du bien-fondé du trop-perçu et la dette étant éteinte, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête étant devenues sans objet. La décision s’appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400315
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contestant une créance de prime d'activité de 351 euros pour la période de septembre 2022 à février 2023. Le juge a considéré que la caisse d'allocations familiales avait déjà pris en compte la résidence alternée de son fils, conformément aux articles L. 842-3, R. 842-3 et D. 843-1 du code de la sécurité sociale, en appliquant la moitié de la majoration pour enfant à charge. Par ailleurs, la remise gracieuse partielle de 122,31 euros accordée par la caisse a été jugée comme une juste appréciation de la situation du requérant. La solution retenue confirme le bien-fondé de la créance initiale et rejette la demande d'annulation et d'injonction.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401187
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme B... contestant plusieurs indus (revenu de solidarité active, prime d'activité, aides exceptionnelles) notifiés par la CAF d'Ille-et-Vilaine et le département, au motif qu'elle résidait toujours en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes. Il a jugé que la requérante n'établissait pas avoir conservé sa résidence stable et effective en France à compter de janvier 2021, condition nécessaire au versement des prestations litigieuses. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale relatives à la condition de résidence.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512118
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation définitive d’une astreinte prononcée le 22 avril 2025, a rejeté cette requête. L’astreinte de 500 euros par mois avait été fixée pour contraindre l’administration à loger Mme C..., reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a constaté que Mme C... avait refusé sans motif légitime une proposition de logement adapté le 19 mai 2025, ce qui dégageait l’État de ses obligations. Toutefois, ce refus étant antérieur au 1er juillet 2025, date à laquelle l’astreinte devait commencer à courir, la demande de liquidation était sans objet. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Avocat : GAYET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203341
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la SASU Soc Cosnard, qui exploitait un hypermarché « Hyper U » à Ecommoy, et qui sollicitait l’indemnisation de son préjudice d’exploitation (91 457 euros) subi lors des blocages par des manifestants « gilets jaunes » entre le 17 novembre et le 1er décembre 2018. Le tribunal a écarté la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, estimant que les actions de filtrage et de blocage, bien que violentes, s’inscrivaient dans un mouvement national de contestation et n’avaient pas pour objet principal de causer des dommages à la société requérante, ce qui les rendait imputables à un attroupement au sens de la loi. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal n’ayant pas retenu la responsabilité sans faute de l’État ni la rupture d’égalité devant les charges publiques.
Avocat : SELARL LEXCAP RENNES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215487
Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser Mme C..., ressortissante gabonaise, pour le préjudice subi du fait de l'illégalité d'un refus de séjour du 10 mai 2021, annulé par un précédent jugement. La responsabilité de l'État a été engagée pour faute, car ce refus, entaché d'une erreur d'appréciation, a placé la requérante en situation irrégulière de mai 2021 à juin 2022. Le tribunal a reconnu un préjudice matériel direct lié à la perte de l'allocation adulte handicapé et de l'aide personnalisée au logement, ainsi qu'un préjudice moral. L'État a été condamné à verser 13 940,50 euros, avec intérêts, sur le fondement des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216887
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société AXA France, subrogée dans les droits de son assurée, afin d’obtenir réparation des préjudices matériels subis lors d’une manifestation de "gilets jaunes" le 12 janvier 2019 à Nantes. La juridiction a retenu la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, estimant que les dégradations, commises à force ouverte ou par violence, résultaient directement d’un attroupement. Le préfet n’ayant pas démontré que les auteurs agissaient en tant que groupe distinct et prémédité, l’État a été condamné à verser à AXA France la somme de 16 169,83 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation.
Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2217040
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A..., réfugiée guinéenne, d'une demande d'indemnisation pour le préjudice résultant du refus illégal de visas de réunification familiale pour ses trois enfants. Le tribunal a constaté que l'illégalité de ce refus, déjà annulé par un jugement du 21 juillet 2020, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est que l'administration a commis une faute en refusant les visas, puis en les délivrant tardivement, ouvrant droit à réparation pour les préjudices directs et certains. Le tribunal s'est fondé sur le principe de responsabilité pour faute de l'administration et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la réunification familiale.
Avocat : POLLONO