Jurisprudence administrative

581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 883

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303906

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. A... visant à annuler deux décisions de prolongation de son placement à l'isolement en détention. Le tribunal a jugé que les procédures, incluant la communication des motifs et la consultation du dossier, étaient conformes aux dispositions des articles L. 213-8 et R. 213-21 du code pénitentiaire. Il a également estimé que les décisions étaient suffisamment motivées par des incidents graves et ne constituaient pas une erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : THULLIER

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304860

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'accorder des conditions matérielles d'accueil (CMA) à une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de l'OFII, considérant que l'administration, en ne produisant pas de mémoire en défense, a acquiescé aux faits de la requête. La solution s'appuie sur les articles L. 522-1, L. 522-3 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent une évaluation de la vulnérabilité du demandeur avant tout refus de CMA.

Avocat : CHAUVIERE

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304937

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une fonctionnaire de police visant à annuler le rejet de sa demande de rupture conventionnelle. Le tribunal a jugé que l'administration, en l'occurrence le ministre de l'intérieur, pouvait légalement rejeter une telle demande dans l'intérêt du service, son pouvoir d'appréciation n'étant censurable par le juge qu'en cas d'erreur manifeste. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de la loi du 6 août 2019 et du décret du 31 décembre 2019 relatifs à la rupture conventionnelle dans la fonction publique.

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305730

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre l'ajournement à deux ans d'une demande de naturalisation. Le juge a rejeté la requête, considérant que la décision expresse de rejet du ministre de l'intérieur du 24 avril 2023 se substituait à la décision implicite initialement attaquée. La juridiction a rappelé le large pouvoir d'appréciation de l'administration en la matière, fondé sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.

Avocat : GONULTAS

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306700

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme E... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation par le ministre de l'intérieur. La juridiction écarte tous les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente en vertu d'une délégation régulière, suffisamment motivée, et que le principe du contradictoire ne s'appliquait pas à une procédure initiée par une demande. La décision s'appuie notamment sur les articles 21-15 et 21-16 du code civil, l'article 27 du même code, et les dispositions du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature.

Avocat : LEVI-CYFERMAN

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2308631

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours contre deux décisions préfectorales déclarant irrecevable la demande de titre de séjour d'une ressortissante angolaise, mère d'un enfant atteint de drépanocytose. Le tribunal a annulé la décision du 16 novembre 2023, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en ne saisissant pas le collège médical de l'OFII pour évaluer l'état de santé de l'enfant, comme l'exige l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de procéder à un nouvel examen de la demande, en tenant compte de l'ensemble des éléments médicaux et des circonstances nouvelles, et a rejeté les autres conclusions.

Avocat : PRELAUD

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309903

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné une demande en responsabilité de l'État suite au refus illégal de visas de réunification familiale pour les enfants d'une réfugiée. Le tribunal a retenu la faute de l'administration, engageant sa responsabilité à compter du premier refus implicite du 18 juin 2020. Il a cependant rejeté la demande d'indemnisation au principal, estimant que les requérants n'avaient pas apporté la preuve d'un préjudice certain résultant directement de cette illégalité, conformément aux principes généraux du droit de la responsabilité administrative.

Avocat : PRONOST

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311117

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que la décision ministérielle était suffisamment motivée et qu'elle ne comportait pas d'erreur manifeste d'appréciation, l'omission de déclarer deux enfants étant constitutive d'une fausse déclaration. La solution s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation pour refuser une naturalisation en cas de renseignements défavorables sur le comportement du postulant.

Avocat : SELARL 333

24 mars 2026• Magistrat : Mme MALINGUE - R. 222-13
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313011

**Sujet principal** : Recours contre un ajournement de demande de naturalisation pour défaut d'assimilation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et valide l'ajournement. Il estime que le ministre de l'Intérieur, dans le cadre de son pouvoir d'appréciation, a pu légalement considérer que les réponses du requérant lors de l'entretien démontraient une connaissance insuffisante des fondamentaux de l'histoire de France et des principes de la citoyenneté, justifiant le délai imposé. **Textes appliqués** : Article 21-15 du code civil et articles 37 et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux décisions de naturalisation.

Avocat : CALVO PARDO

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313831

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision implicite de rejet de son recours contre l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre de l'intérieur était compétent pour prendre cette décision implicite et que le défaut de motivation ne l'entachait pas d'illégalité, l'urgence absolue pouvant justifier ce silence. La décision s'appuie sur les articles du code civil, du code des relations entre le public et l'administration, et du décret du 30 décembre 1993 relatif à la nationalité.

Avocat : GOEMINNE

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314085

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par un militaire de la gendarmerie contestant la régularisation des charges de son logement de service. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les avis de régularisation et les décisions ministérielles attaqués n'étaient pas entachés d'illégalité. Il a notamment jugé que les principes d'égalité et de motivation des décisions administratives, visés par le code des relations entre le public et l'administration, n'étaient pas méconnus.

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317246

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, compétent en la matière, a légalement fondé sa décision sur l'existence d'une dette locative impayée, motif suffisant pour justifier l'ajournement. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'autorité administrative un pouvoir d'appréciation pour évaluer l'intérêt à accorder la naturalisation.

Avocat : GOUACHE

24 mars 2026• Magistrat : Mme MALINGUE - R. 222-13
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317985

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé que l'administration était en droit de classer la demande, car le requérant n'avait pas produit, dans le délai imparti, une attestation valide justifiant de son niveau de connaissance de la langue française (niveau B1), comme l'exigent les articles 37 et 37-1 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Il a considéré que l'absence de réponse à la mise en demeure de l'administration, prévue à l'article 40 du même décret, rendait légal le classement sans suite.

24 mars 2026• Magistrat : Mme MALINGUE - R. 222-13
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318504

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le motif de la décision administrative, fondé sur une connaissance insuffisante des valeurs et de l'histoire françaises, n'est pas contesté par la requérante et justifie à lui seul l'ajournement. La circonstance liée à son engagement pendant la crise sanitaire est dès lors sans incidence sur la légalité de la décision, prise en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.

24 mars 2026• Magistrat : Mme MALINGUE - R. 222-13
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318523

**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation pour défaut de production d'une attestation linguistique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement à juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'administration était fondée, en application de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, à classer la demande sans suite après une mise en demeure restée sans réponse. **Textes appliqués** : Les articles 37-1 et 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, relatifs aux justificatifs requis (niveau B1 en français) et à la procédure de classement sans suite d'une demande de naturalisation.

24 mars 2026• Magistrat : Mme MALINGUE - R. 222-13
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318645

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en tenant compte de l'insuffisance et de l'instabilité des ressources du requérant pour apprécier son insertion professionnelle. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'autorité administrative un pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la naturalisation.

24 mars 2026• Magistrat : Mme MALINGUE - R. 222-13
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2319138

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'un détenu visant à annuler la décision rejetant son recours administratif préalable contre une sanction disciplinaire de dix jours de cellule. Le tribunal estime que la décision de l'autorité interrégionale, prise à la suite de ce recours obligatoire, se substitue à la décision initiale de la commission de discipline, rendant irrecevables les moyens invoqués contre cette dernière. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, notamment celles relatives au recours administratif préalable obligatoire.

Avocat : SELARL HOPLON AVOCATS

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409842

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de provision de 20 000 euros formée par une assistante familiale contre le Conseil départemental de la Vendée. Le tribunal estime que l'existence de la créance salariale et du droit à l'indemnité d'attente est sérieusement contestable, car la requérante accueillait des enfants d'un autre département. La décision s'appuie sur les articles L. 423-30 et L. 423-32 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative relatif aux conditions d'octroi d'une provision.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

24 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411958

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et des mesures associées. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, constatant que la directrice de la citoyenneté et de la légalité agissait en vertu d'une délégation régulière du préfet de la Savoie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LE FLOCH

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2412400

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un ressortissant azerbaïdjanais demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) fixant l'Azerbaïdjan comme pays de renvoi. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir un risque personnel et direct de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la CEDH.

Avocat : ROULLEAU

24 mars 2026• 3ème Chambre