Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501141
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour opposée à un ressortissant ivoirien. La juridiction a estimé que le préfet de la Gironde avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre, au regard de l'ancienneté du séjour du requérant, entré mineur, et de l'excellence de son parcours scolaire et universitaire. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour portant la mention "étudiant" dans un délai de deux mois, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500133
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la décision n'est pas entachée d'incompétence et que la situation de la requérante, qui séjourne irrégulièrement en France, relève exclusivement des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non des dispositions générales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal considère que le préfet a exercé son pouvoir discrétionnaire sans erreur manifeste d'appréciation au regard des éléments de la situation personnelle invoqués.
Avocat : AYMARD
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2307055
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet et a annulé l'arrêté du 1er août 2023. Le tribunal a jugé que l'abrogation ultérieure de l'arrêté litigieux ne privait pas le recours de son objet, car cet arrêté avait déjà reçu exécution. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure relatives aux interdictions d'acquisition et de détention d'armes.
Avocat : LAGARDE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306395
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un riverain contre un arrêté municipal autorisant un festival sur le domaine public. Le tribunal a jugé que le requérant justifiait d'un intérêt à agir en sa qualité de voisin, mais a rejeté ses moyens au fond. Il a estimé que l'obligation de réaliser une étude d'impact acoustique, prévue par les articles R. 571-26 et R. 571-27 du code de l'environnement, ne s'appliquait pas en l'espèce à une autorisation d'occupation temporaire du domaine public pour une manifestation ponctuelle.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305526
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de riverains visant à annuler l'arrêté municipal n'opposant pas de refus à une déclaration préalable pour l'installation d'une antenne-relais. Le tribunal a jugé que le projet relevait correctement du régime de la déclaration préalable (article R. 421-9 du code de l'urbanisme) et que le moyen tiré de la méconnaissance du principe de précaution (article 5 de la Charte de l'environnement) n'était pas fondé en l'espèce.
Avocat : SELARL CABINET GENTILHOMME
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304955
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du préfet de la région Nouvelle-Aquitaine rejetant la demande de subvention de l'association La Pommerie. La juridiction retient que le refus, fondé sur une insuffisance de crédits, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et que la décision notifiée par téléservice méconnaît les articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration. En revanche, le tribunal rejette la demande d'injonction de versement de la subvention, l'association n'établissant pas la réalisation du projet, et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304954
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du préfet de la région Nouvelle-Aquitaine refusant une subvention à l'association La Pommerie. La juridiction a retenu que le rejet, fondé sur une insuffisance de crédits, était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et que la notification par téléservice méconnaissait les articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration. En revanche, le tribunal a rejeté la demande d'injonction de versement, l'association n'établissant pas la réalisation du projet, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304953
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du préfet de la région Nouvelle-Aquitaine du 7 juillet 2023 rejetant une demande de subvention de l'association La Pommerie. La juridiction a retenu que la décision, notifiée par téléservice, méconnaissait les articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration en ne comportant pas les mentions obligatoires (prénom, nom et qualité de son auteur). Les fins de non-recevoir soulevées par le préfet ont été écartées.
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303640
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme F... visant à annuler un permis de construire initial et un permis modificatif délivrés par la commune de La-Teste-de-Buch. Le tribunal a jugé que la requérante avait un intérêt à agir mais que ses moyens, notamment ceux relatifs à la méconnaissance du règlement du plan local d’urbanisme (articles UP9, UP10, UP13) et du code de l’urbanisme (articles R. 431-9, R. 431-10), n'étaient pas fondés. Il a également rejeté les demandes indemnitaires croisées des parties fondées sur les articles L. 600-7 du code de l’urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : JAMBON GÉRALDINE
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600774
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'établissement public foncier de Provence-Alpes-Côte-d’Azur en désignant un expert. Le juge a ordonné une expertise préalable à des travaux de démolition pour constater l'état des immeubles voisins et évaluer les risques de dommages. Cette décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : BELARBI
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502107
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté préfectoral du 19 juin 2025 refusant un titre de séjour à une ressortissante albanaise et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas que l'état de santé de la requérante, nécessitant une prise en charge médicale, remplissait les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer à l'intéressée une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".
Avocat : DRAVIGNY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502105
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A... D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment en écartant les griefs d'incompétence du signataire et de violation du droit d'être entendu, et a jugé sa motivation suffisante au regard des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également considéré que la décision respectait les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ROCHA
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401572
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté municipal réglementant l'accès à des terrains communaux. Le juge a estimé que le maire, en vertu de ses pouvoirs de police générale (articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du CGCT), pouvait légalement instaurer des horaires pour prévenir les troubles de voisinage. Les moyens soulevés, notamment sur la sécurité des enfants ou la proportionnalité, ont été écartés comme inopérants ou non fondés.
Avocat : DRAVIGNY
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600450
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant marocain contre un arrêté préfectoral de remise aux autorités italiennes et d'interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation et n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant l'interdiction, au regard des critères de l'article L. 622-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que les liens personnels et familiaux du requérant en France, malgré la présence de ses parents, n'étaient pas anciens, stables et intenses, justifiant ainsi la mesure.
Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503451
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... B... visant à obtenir l'annulation de décisions de remise partielle et la remise totale de plusieurs indus d'allocations de logement et de prime d'activité. Le tribunal a jugé que la caisse d'allocations familiales de la Manche avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en accordant une remise partielle, après avoir constaté que l'indu résultait d'erreurs de déclaration de la requérante et non d'une faute de l'organisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 825-3 et L. 823-9) et du code de la sécurité sociale (articles L. 553-2 et L. 845-3) relatives aux conditions de remise des indus.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503428
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme C... visant à obtenir l'annulation du refus de remise d'un indu de prime d'activité de 973,92 euros. Le juge a estimé que la situation financière du foyer, disposant de ressources mensuelles d'environ 3 400 euros, ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise gracieuse au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La requête a donc été rejetée, laissant à la requérante la possibilité de solliciter un échelonnement du remboursement auprès de la caisse.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604623
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'un étudiant étranger demandant l'injonction au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le silence de l'administration pendant plus de quatre mois sur sa demande a fait naître une décision implicite de rejet au terme du délai légal de 90 jours. La requête est donc jugée mal fondée au regard des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et de l'article R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604541
La décision concerne une demande de suspension en référé d'un arrêté municipal de fermeture d'un établissement recevant du public. Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de la SARL « Les Frérots » car l'urgence n'est pas caractérisée. Le juge estime que le requérant ne démontre pas une atteinte grave et immédiate à sa situation et s'est lui-même placé dans cette situation en ouvrant sans autorisation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : JUST
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604471
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension en référé d'une décision fixant la date de consolidation médicale et le taux d'incapacité d'une fonctionnaire. Le juge estime la requête irrecevable, car non accompagnée de la requête au fond, et constate l'absence de caractère d'urgence, la décision attaquée ne mettant pas fin à la prise en charge de l'agent. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604050
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'injonction urgente d'un agent du ministère de la justice visant la régularisation de sa situation administrative et le versement de son traitement. Le juge a estimé que le requérant, bien que faisant état d'une perte financière, n'avait pas apporté d'éléments concrets (comme des relevés bancaires) démontrant l'urgence caractérisée exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande au titre de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.