Jurisprudence administrative

581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 883

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603194

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu la présomption d'urgence, prévue par la jurisprudence pour ce type de décision, et a suspendu l'exécution du refus. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAKAYOKO

24 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512733

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 22 août 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour et enjoignant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur un chiffre d'affaires ancien pour nier la réalité de l'activité commerciale du requérant, ressortissant algérien. En application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence portant la mention "commerçant" dans un délai d'un mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : BUQUET

24 mars 2026• 7ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510542

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction estime que l'arrêté contesté est suffisamment motivé et que la situation personnelle et familiale de la requérante, notamment l'absence de preuve d'un séjour habituel et d'une contribution à l'entretien de ses enfants, ne justifie pas la délivrance d'un titre au titre de l'article 8 de la CEDH ou de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : GILBERT

24 mars 2026• 9ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510072

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que les conditions du contrôle d'identité ne sont pas de la compétence du juge administratif pour apprécier la légalité de la mesure d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BOUYADOU

24 mars 2026• 7ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509792

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 20 février 2025 refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision contestée était suffisamment motivée, au sens des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoquées. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes d'injonction ont été rejetées.

Avocat : ANT

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508614

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'éloignement. La juridiction estime que l'arrêté n'est pas entaché d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et que l'obligation de quitter le territoire ne méconnaît pas l'article 8 de la CEDH, au regard de l'absence de preuve d'une résidence stable et d'intégration suffisante en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : PACCARD

24 mars 2026• 10eme Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508603

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D..., une ressortissante nigériane, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 11 juin 2025 rejetant sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale" et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le mémoire en défense de la préfecture était recevable et a écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence du signataire, en relevant l'existence d'une délégation de signature régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : GUIDOT-IORIO

24 mars 2026• 10eme Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2403539

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait réparation pour une fouille intégrale subie en détention. Le tribunal a jugé que la mesure, prise dans le cadre d'une procédure de contrôle systématique justifiée par les impératifs de sécurité, ne constituait ni une faute de l'administration ni un traitement dégradant. La décision s'appuie sur les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : AARPI THEMIS

24 mars 2026• 10eme Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402233

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête du groupement pastoral de l'Oulette visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant une autorisation d'exploiter des alpages. La juridiction estime irrecevable la demande de communication d'un procès-verbal administratif, faute de saisine préalable de la CADA, et écarte les moyens au fond, notamment en relevant que l'avis de la commission départementale d'orientation de l'agriculture n'est pas conforme. La décision s'appuie sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET BALIQUE

24 mars 2026• 9ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2312213

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus initial du ministre des armées d'agréer la résiliation du contrat d'engagement d'un sous-officier. La juridiction a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation, celle-ci étant devenue sans objet suite à l'agrément ultérieur de la résiliation par une décision du 2 juillet 2024. En revanche, elle a rejeté la demande d'indemnisation de l'intéressé, considérant que les conditions de mise en jeu de la responsabilité de l'État n'étaient pas établies, et a appliqué les dispositions du code de la défense et du code de justice administrative.

Avocat : RAYNAL

24 mars 2026• 7ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309426

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un détenu visant l'annulation d'une sanction disciplinaire de cinq jours de cellule. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant la compétence des autorités, la composition de la commission de discipline et le respect des droits de la défense, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, en particulier ses articles R. 234-1, R. 234-3 et R. 234-14, et considère que les éventuels vices de procédure n'ont pas privé l'intéressé d'une garantie essentielle.

Avocat : AARPI THEMIS

24 mars 2026• 10eme Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302687

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes d'une fonctionnaire visant à annuler des décisions modifiant son régime de congé de maladie et la plaçant en disponibilité d'office, ainsi qu'un titre de perception. La juridiction a jugé que les décisions administratives n'étaient entachées ni d'incompétence, ni d'erreur manifeste d'appréciation, et que la procédure suivie, notamment la saisine du conseil médical, était régulière au regard des dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986. Le tribunal a également estimé que le titre de perception contesté était légal.

Avocat : SELARL BLANC TARDIVEL

24 mars 2026• 7ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210631

Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi par un syndicat national, a jugé irrecevable un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une circulaire rectorale fixant les modalités d'attribution d'une bonification indiciaire pour les infirmiers scolaires. Le tribunal a estimé que le syndicat, de ressort national, n'avait pas d'intérêt à agir contre un acte administratif à portée strictement locale. La décision s'appuie sur les articles L. 2131-1 et L. 2132-3 du code du travail définissant l'intérêt collectif des syndicats.

Avocat : WTA-AVOCATS

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209908

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement d'une parcelle en terrain cultivé ou non bâti à protéger au titre de l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme. La juridiction a jugé que le conseil municipal, en adoptant la délibération approuvant le plan local d'urbanisme, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ni méconnu les dispositions du code de l'urbanisme. Elle a considéré que le classement contesté était justifié par la nécessité de préserver des continuités écologiques et des éléments identitaires du paysage, conformément aux articles L. 151-19 et L. 151-23 du code de l'urbanisme.

Avocat : SCP ALPAVOCAT

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209503

Le sujet principal est une demande d'indemnisation suite à un licenciement illégal d'un assistant d'éducation contractuel. Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a reconnu la responsabilité de l'État pour faute, engageant son obligation de réparer intégralement le préjudice causé par la décision illégale de licenciement pour abandon de poste. La juridiction a rejeté les conclusions à fin d'annulation mais a retenu le principe d'une indemnisation, dont le montant sera liquidé dans une expertise ultérieure, en application des principes généraux du droit de la responsabilité de la puissance publique et des dispositions du code général de la fonction publique.

Avocat : MICHEL

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2201180

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté municipal s'opposant à la déclaration préalable pour l'édification d'un portail. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour signer l'arrêté contesté et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en s'opposant aux travaux pour des motifs de sécurité publique. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600316

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, rejette la demande d'une requérante visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour pendant l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : CITADELLE BRICE

24 mars 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500439

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'un ayant-droit d'une victime présumée des essais nucléaires en Polynésie française, rejetée par le Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN). **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. A... et confirme la décision du CIVEN. Il considère que le demandeur ne remplit pas les conditions légales pour bénéficier de la présomption de causalité, car l'administration a établi, sur la base des éléments du dossier, que la dose de rayonnements reçue par la défunte était inférieure au seuil légal de 1 millisievert (mSv). **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision principalement sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée (notamment par la loi n° 2018-1317), qui régit le régime d'indemnisation et la présomption de causalité pour les victimes des essais nucléaires.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500437

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN et à obtenir des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que le CIVEN avait légalement établi, sur la base de mesures de surveillance suffisantes, que la dose annuelle de rayonnements ionisants reçue par le requérant était inférieure à la limite de 1 mSv, renversant ainsi la présomption de causalité prévue par la loi. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, relatives au régime d'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500432

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de la société Private Charter Tahiti, qui demandait l'annulation d'une décision implicite de rejet et l'injonction de délivrer des actes de francisation tamponnés par la DPAM pour quatre navires. La juridiction estime le litige dépourvu d'objet, considérant que les "cartes de circulation" délivrées par l'administration constituent une autorisation régulière de navigation en 1ère catégorie plaisance, conformément aux articles L. 5231-2 et L. 5234-1 du code des transports. Elle écarte ainsi l'exception de non-lieu à statuer mais rejette le recours au fond.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

24 mars 2026• 1ère Chambre