Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604710
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant guinéen visant à obtenir l'injonction au préfet de délivrer un récépissé provisoire pendant l'instruction de son renouvellement de titre de séjour "recherche d'emploi". Le juge a estimé qu'un rejet implicite de sa demande était né du silence de l'administration au terme du délai de 90 jours prévu par l'article R. 422-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et qu'ordonner la mesure sollicitée ferait obstacle à cette décision, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600910
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale classant sans suite la pré-demande de carte de séjour étudiante de la requérante. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, considérant que la requérante, devenue majeure après l'expiration de son visa "mineur scolarisé", aurait dû solliciter un nouveau visa depuis son pays d'origine. Il ne relève par ailleurs aucun doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives au régime spécifique des anciens titulaires d'un tel visa.
Avocat : BARA CARRE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402685
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à un ressortissant ivoirien, époux d'une Française. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de la réalité de la vie familiale du requérant, justifiée par plusieurs éléments de preuve. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un document provisoire dans l'attente, en application des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BLACHE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501542
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler le refus de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction a estimé que l'état de santé de la requérante, tel qu'établi par le dossier, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied ou de la nécessité d'être systématiquement accompagnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 241-3 et R. 241-12-1, et sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation du handicap.
Avocat : SCHLOSSER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501627
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus de remise de dette concernant un indu de prime d'activité. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas, au vu de ses ressources, être dans une situation de précarité justifiant une remise gracieuse au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La décision laisse ouverte la possibilité pour l'intéressé de solliciter un échelonnement du remboursement auprès de la caisse.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603749
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour (mention "vie privée et familiale"). **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante dispose d'une attestation de prolongation d'instruction en cours de validité, ce qui la protège contre un risque immédiat d'éloignement et lui permet de justifier légalement son séjour. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (régime des attestations de prolongation d'instruction).
Avocat : SENECHAL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602839
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a rejeté la demande. Il a estimé que le requérant, ayant déposé sa demande de renouvellement par voie postale comme le permet la réglementation, n'avait pas démontré que l'administration avait refusé de lui délivrer un récépissé ou qu'elle tardait indûment à le faire. Par conséquent, la condition d'utilité de la mesure injonctive n'était pas remplie. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (procédure de demande de titre de séjour et délivrance du récépissé).
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600797
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné une requête visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a constaté que l'administration avait, postérieurement à l'introduction du recours, convoqué la requérante à un tel rendez-vous. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer, tandis que la demande d'allocation de frais est rejetée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : L2M INTER-BARREAUX
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524950
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre le rejet implicite du renouvellement de son titre de séjour "visiteur". Le juge estime que le requérant n'a pas justifié de l'urgence, son titre étant toujours valide au moment de sa demande, et qu'aucun moyen ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASSADOLLAHI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2512226
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête de M. B... D... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'OQTF était légale, notamment au regard des articles L. 611-1 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que l'assignation à résidence était justifiée par un risque de fuite. Les demandes d'injonctions et de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour ont également été rejetées.
Avocat : SALAMA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605664
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que la délivrance d'une nouvelle attestation de prolongation d'instruction à la requérante avait rendu sa demande sans objet en référé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative, relatifs à la procédure de référé-suspension.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604639
Sujet principal : Demande d'injonction en référé pour la délivrance d'une carte de séjour salarié ou d'un récépissé de travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). Solution retenue : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence en référé).
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601219
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un rendez-vous à un ressortissant étranger pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies, l'intéressé ayant effectué des démarches infructueuses depuis octobre 2025 et son titre expirant en février 2026. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, et enjoint à l'administration de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de six semaines.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600895
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé les arrêtés préfectoraux du 5 mars 2026 ordonnant l'éloignement, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence de M. B..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu une méconnaissance du droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne (article 41-2 de la Charte des droits fondamentaux), privant l'intéressé de la possibilité de présenter utilement ses observations avant l'adoption des mesures. Le tribunal a également accordé à M. B... l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de statuer.
Avocat : CAZANAVE
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600887
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien visant à suspendre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) de 2023 et à annuler une assignation à résidence de 2026. Le tribunal a jugé que l'assignation à résidence, prise en application des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), constitue une mesure d'exécution de l'OQTF et non une nouvelle décision attaquable en tant que telle. Il a estimé que le requérant n'établissait pas de changement de circonstances de droit ou de fait de nature à faire obstacle à son éloignement, et a rejeté ses autres moyens, y compris l'invocation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ORTEGO SAMPEDRO
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601309
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un permis de construire et d'interdiction d'abattage d'arbres. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal attaqué, notamment concernant les irrégularités d'affichage ou les atteintes à la faune protégée. La décision est fondée sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans que les moyens soulevés ne justifient les mesures d'urgence sollicitées.
Avocat : CABINET D'AVOCATS VALETTE - BERTHELSEN
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601297
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un référé-suspension concernant l'attribution de la nuance électorale « LUXD » à une liste du Rassemblement National pour les élections municipales de Six-Fours-les-Plages. Le requérant demandait la suspension des décisions du préfet et l'attribution de la nuance « LRN ». L'instance a pris fin par le désistement du requérant, acté par le juge des référés. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les textes électoraux applicables.
Avocat : LAVAL
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601194
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour au requérant, parent d'un enfant malade. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré l'état de santé de l'enfant, et n'a pas examiné l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : SAIDANI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603826
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui demandait l'injonction de délivrance d'un visa de retour par le consulat de France à Rabat. Le juge décline sa compétence au profit du tribunal administratif de Nantes, en application de l'article R. 312-18 du code de justice administrative qui attribue ce contentieux spécifique des visas à cette juridiction. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions, y compris les demandes d'injonction au préfet et la condamnation aux dépens, par application de l'article R. 522-8-1 du même code.
Avocat : FERDAOUSSI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602111
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé d'un ressortissant gabonais demandant l'injonction à la préfète de l'Essonne de le convoquer pour un rendez-vous et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la demande de titre de séjour, déposée en décembre 2024, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Par conséquent, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : BAISECOURT