Jurisprudence administrative

187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 265

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603872

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante béninoise visant à enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé autorisant le travail. Le juge a estimé que la requérante, qui invoquait la suspension de son contrat d'alternance, ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, faute d'avoir démontré une situation de précarité immédiate. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen des autres conditions de l'article L. 521-2.

23 février 2026
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502797

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus d’attribution de la carte mobilité inclusion (CMI) mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit la décision attaquée ni justifié avoir exercé le recours préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, comme l’exigent les articles R. 412-1 du code de justice administrative et R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation notifiée le 24 janvier 2026, Mme A... n’a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête.

23 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208916

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par un agent de la commune de Roubaix contestant son placement en congé de maladie ordinaire à demi-traitement et réclamant le paiement d'une provision. L'agent soutenait qu'il aurait dû être placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service, lui ouvrant droit à un plein traitement, en application de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. La juridiction a rejeté les requêtes, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le caractère imputable au service de l'état de santé de l'agent, et qu'elle était fondée à opérer des retenues sur sa rémunération pour absence non justifiée conformément à l'article 15 du décret du 30 juillet 1987.

Avocat : MOULIN

23 février 2026• 1ère Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602368

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Métropole de Lyon en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à évaluer les dangers présentés par un immeuble à Vernaison pour la sécurité publique. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, consiste à constater l'état du bâtiment, déterminer l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures conservatoires nécessaires.

23 février 2026
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304720

Le Tribunal administratif de Melun donne acte du désistement d'office du requérant, M. A..., dans le cadre de son recours contre le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention stationnement. Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions par une mesure d'instruction notifiée par voie électronique, n'a pas répondu dans les délais impartis. Il est donc réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.

23 février 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505649

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme et M. C... qui demandaient d'enjoindre à la commune de Saint-Sauveur-sur-Tinée de réaliser des travaux de reprise suite à la démolition d'un immeuble mitoyen. Le juge estime que les mesures sollicitées (reprise de tuiles, fissures, descente d'eau pluviale) ne présentent pas de caractère d'urgence et relèvent de travaux définitifs, excédant l'office du juge des référés qui ne peut ordonner que des mesures conservatoires. De plus, la commune a démontré que certains de ces travaux étaient déjà prévus dans le cadre d'un projet d'aménagement. Les conclusions des parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.

Avocat : FAUCHEUR OLIVIER

23 février 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507633

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme A..., ressortissante canadienne, un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours. La requérante justifiait d’une situation d’urgence et de l’utilité de la mesure, son dossier étant complet depuis le 27 octobre 2025 sans qu’aucun document provisoire ne lui ait été remis, en méconnaissance de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’État a également été condamné à verser 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

Avocat : LAIFA

23 février 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600076

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante russe, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l’administration pendant plus de quatre mois sur sa demande de renouvellement avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision implicite faisait obstacle aux mesures sollicitées, lesquelles ne relevaient pas de l’office du juge des référés, qui ne peut statuer que par des mesures provisoires.

23 février 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600112

Le tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir, sous astreinte, la délivrance d'un titre de séjour "étudiant" ou d'un récépissé. La requérante sollicitait l'exécution d'un précédent jugement du 25 juin 2025 ayant déjà enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence algérien "étudiant". Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile, car l'intéressée dispose d'une voie de droit spécifique pour demander l'exécution de ce jugement (article L. 911-4 du code de justice administrative). Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.

Avocat : ANTOINE

23 février 2026
TA106Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600388

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B... tendant à la suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur et du refus de remise gracieuse d'un crédit d'impôt. Le juge constate que la saisie, notifiée le 29 octobre 2025, avait déjà produit tous ses effets avant l'introduction de la requête le 16 février 2026, rendant les demandes sans objet et manifestement irrecevables. L'ordonnance applique les dispositions de l'article L. 262 du livre des procédures fiscales, qui prévoient l'effet d'attribution immédiate de la saisie dès sa notification. La requête est donc rejetée sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.

23 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600635

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 février 2026 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ainsi qu’à son droit au recours effectif, mais s’est désistée avant tout examen au fond. Aucune mesure n’a donc été ordonnée, et la procédure est close sans qu’il soit statué sur les moyens soulevés.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

23 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600636

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant comorien, afin de suspendre un arrêté préfectoral du 19 février 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ainsi qu'à son droit au recours effectif. Toutefois, M. A... s'est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 20 février 2026. Par ordonnance du 23 février 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601942

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. A..., ressortissant algérien, et de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté l'urgence, caractérisée par la suspension du contrat de travail de l'intéressé suite à l'expiration de son certificat de résidence, et l'absence de réponse de l'administration à sa demande de renouvellement. La solution retenue applique les articles L. 431-3, R. 431-12, R. 431-13 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LE FEVRE

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602408

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de M. A..., ressortissant ivoirien, qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par le préfet pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de titre de séjour avait fait naître une décision implicite de rejet le 1er février 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Il a estimé que la demande était mal fondée car elle tendait à faire obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans audience sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602932

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui proposer un logement T2, conformément à une décision de la commission de médiation du 7 novembre 2024. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, car le recours spécial prévu à l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation constitue la seule voie de droit pour obtenir l’exécution d’une telle décision de la commission de médiation. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

23 février 2026
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501940

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 5 000 euros présentée par M. A..., qui estimait avoir été victime d'une faute chirurgicale lors d'une ostéosynthèse réalisée au centre hospitalier de Bastia. Le juge a considéré que, faute d'expertise médicale contradictoire, l'existence d'une obligation non sérieusement contestable de l'hôpital n'était pas établie, conformément à l'article R.541-1 du code de justice administrative. La simple analyse personnelle du dossier médical par le requérant ne suffit pas à caractériser une faute engageant la responsabilité de l'établissement public hospitalier. Les frais d'instance ont été laissés à la charge de chaque partie.

Avocat : CAPOROSSI-POLETTI

23 février 2026
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600001

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. B..., brigadier-chef de police radié des cadres suite à une interdiction judiciaire d’exercer. Le requérant sollicitait une indemnité provisionnelle pour le retard de neuf mois mis par l’administration à le réintégrer après la fin de sa peine. Le juge a estimé que, sur le fondement de l’article L.550-1 du code général de la fonction publique, l’administration ne dispose pas d’une obligation de réintégration, de sorte que le retard invoqué ne constitue pas une faute dont l’existence serait non sérieusement contestable au sens de l’article R.541-1 du code de justice administrative. En conséquence, la créance alléguée n’a pas été jugée suffisamment établie pour justifier l’octroi d’une provision.

Avocat : PERES

23 février 2026
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600109

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. et Mme B... comme manifestement irrecevable. Les requérants avaient saisi le juge d'un "recours gracieux" tendant au remboursement de frais d'intervention des forces de l'ordre, sans formuler de conclusions contentieuses. Le tribunal a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration et que sa saisine nécessite un recours contre une décision préalable. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

23 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502882

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme F... suite à sa prise en charge au centre hospitalier universitaire de Toulouse. La requérante, victime de complications graves (embolie gazeuse, lésions ischémiques) après une intervention chirurgicale en mars 2023, justifiait de l'utilité de cette mesure malgré une première expertise non contradictoire et réalisée avant consolidation. Le tribunal a fait droit à la demande, en présence du CHU de Toulouse, de la CPAM de la Haute-Garonne et de l'ONIAM, afin de déterminer l'origine et l'ampleur des préjudices en vue d'une éventuelle action en réparation.

Avocat : SCP PAMPONNEAU-TERRIE-PERROUIN

23 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508090

Le Tribunal Administratif de Toulouse a ordonné une expertise économique à la demande de l’EI Tabac de l’Ormeau, qui estime subir un préjudice en raison des travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. La solution retenue est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés considérant cette mesure utile pour évaluer l’impact sur le chiffre d’affaires du commerce. L’expert devra déterminer si la baisse d’activité est liée aux travaux et chiffrer le préjudice éventuel, avec des rapports périodiques jusqu’à la fin des travaux.

23 février 2026