Jurisprudence administrative

581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 883

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501798

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un étudiant demandant l'annulation des décisions de son école de commerce le déclarant non diplômé. Le tribunal a jugé que les modalités de contrôle des connaissances, contestées pour défaut de publicité, étaient régulières et que l'appréciation souveraine du jury sur la note du mémoire n'était pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision s'appuie sur les articles L. 613-1 et L. 712-6-1 du code de l'éducation relatifs à l'organisation des examens.

Avocat : COBLENCE AVOCATS

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404232

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation de pôle des urgences, a rejeté les requêtes de M. D... visant à annuler plusieurs décisions de la CAF de la Seine-Maritime et du président du conseil départemental constatant des indus de prestations sociales (RSA, primes exceptionnelles, prime d'activité). Le tribunal a jugé que les procédures de contrôle et de recouvrement étaient régulières et que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, en application des articles L. 262-46 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles. Les demandes de condamnation à payer des sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : DESFARGES

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404114

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la tutrice contestant le prélèvement de 70% de l'AAH de sa fille pour financer son hébergement en foyer médicalisé. Le tribunal a jugé que cette contribution, fixée par le département de la Seine-Maritime, était conforme aux articles L. 132-3 et L. 344-5 du code de l'action sociale et des familles, qui prévoient que les ressources de la personne accueillie participent aux frais. Il a estimé que le fait de prendre quelques repas à l'extérieur ne caractérisait pas un hébergement incomplet au sens de l'article D. 344-35, justifiant ainsi le taux appliqué.

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403323

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler une contrainte de paiement émise par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) pour un indu de Prime de Noël. La juridiction a jugé que la contrainte était régulière, ayant été précédée d'une mise en demeure, et que la MSA était fondée à recalculer les droits en considérant l'existence d'une vie maritale stable avec une concubine, ce qui modifiait la composition du foyer et le montant des prestations. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (articles R. 262-6 et R. 262-37) et du code civil (article 515-8) concernant la définition du foyer et l'obligation de déclaration des ressources.

Avocat : BOULLEN

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402062

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de regroupement familial pour son époux. Le juge a estimé que le préfet de la Seine-Maritime avait légalement refusé l'autorisation, car la requérante ne justifiait pas des ressources stables et suffisantes exigées par les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également considéré que ce refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : EDEN AVOCATS

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400698

Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime refusant la délivrance d'un titre de séjour à un ressortissant marocain. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que l'autorité administrative avait omis de recueillir l'avis de la commission du titre de séjour, alors que l'intéressé justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'étranger dans un délai de trois mois, sans accorder l'injonction spécifique de délivrer une carte de résident.

Avocat : NOMOS AVOCATS

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2101010

La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de fiscalité directe locale (taxe foncière et cotisation foncière des entreprises) introduits par la société Linex Panneaux. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer pour les impositions ayant fait l'objet de dégrèvements d'office par l'administration et a rejeté le surplus des requêtes, considérant que les autres immobilisations contestées ne relevaient pas du champ de l'exonération pour outillage prévue à l'article 1382 du code général des impôts. Les textes appliqués sont principalement les dispositions du code général des impôts relatives aux bases d'imposition de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la cotisation foncière des entreprises.

Avocat : FIDAL LE MANS

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605300

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 12 février 2026 prononçant une interdiction de retour de douze mois à l'encontre d'un ressortissant sri-lankais. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant, notamment en se fondant sur une mesure d'éloignement antérieure dont la notification n'était pas établie. La décision est donc illégale au regard des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent strictement la motivation et la prise en compte des critères légaux pour prononcer une telle interdiction.

Avocat : VOVARD

24 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406430

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI 35 Saint Didier, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 à 2023. La juridiction a jugé que l'immeuble, bien que livré à l'état "brut de béton" et faisant l'objet d'aménagements ultérieurs, conservait son caractère de propriété bâtie au 1er janvier de chaque année d'imposition, car les travaux n'ont entraîné ni démolition totale ni atteinte au gros œuvre le rendant impropre à toute utilisation. La décision s'appuie sur les articles 1380 et 1415 du code général des impôts, qui définissent le champ d'application et le fait générateur de la taxe.

Avocat : CABINET PIOTRAUT GINE AVOCATS (SEL)

24 mars 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319297

La décision concerne une contestation de la prescription de l'action en recouvrement d'une créance de TVA. Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société SCA Carrières d'Amérique, estimant que le délai de prescription quadriennal a été régulièrement interrompu par plusieurs mises en demeure notifiées (notamment en 2017 et 2019). La juridiction applique les articles L. 274 et L. 257 du livre des procédures fiscaux, qui régissent la prescription et ses causes d'interruption.

Avocat : CABINET HPML (SELARL)

24 mars 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309051

La société Michel A... Ingénieur Conseil contestait devant le Tribunal Administratif de Paris la pénalité de 40% et les intérêts de retard appliqués sur des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les intérêts de retard (article 1727 du CGI) sont dus indépendamment de l'intention, et que l'administration avait prouvé le caractère délibéré des manquements justifiant la majoration de 40% (articles 1729 du CGI et L. 195 A du LPFP), au vu de la confusion persistante entre dépenses personnelles et professionnelles du gérant.

24 mars 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303191

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Marincaggi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le rejet de ses demandes d'aides du fonds de solidarité Covid-19 pour les mois de décembre 2020 à avril 2021. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir opposée par l'administration, estimant que celle-ci n'avait pas établi la notification régulière des décisions de rejet antérieures. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 16 décembre 2022 en tant qu'elle rejette la demande pour décembre 2020, considérant que l'administration n'avait pas motivé son refus au regard des conditions posées par l'ordonnance du 25 mars 2020 et le décret du 30 mars 2020.

Avocat : POISSON

24 mars 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511949

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler la carte professionnelle d'un agent de sécurité. Le requérant invoquait l'illégalité de ce refus, fondé sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, et demandait réparation de son préjudice. Le tribunal a rejeté la demande de provision sur la responsabilité de l'État, estimant que la faute du CNAPS n'était pas suffisamment établie pour justifier une condamnation à ce stade de la procédure.

Avocat : HORTANCE

24 mars 2026• JU 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503966

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à un ressortissant serbe. La juridiction a jugé que le requérant, titulaire d'un CDI et d'une autorisation de travail valide, remplissait les conditions légales pour le renouvellement de sa carte de séjour temporaire "salarié" prévu par les articles L. 421-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, la demande d'annulation du refus de délivrance d'une carte de résident de dix ans a été rejetée, le tribunal estimant que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes au sens de l'article L. 426-17 du même code.

Avocat : GILLIOEN

24 mars 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501160

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé le refus de rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour opposé à un ressortissant arménien. La juridiction a jugé que la préfète du Rhône avait commis une erreur de droit en appliquant la procédure de téléservice obligatoire, alors que la demande de l'intéressé, fondée sur sa vie privée et familiale, relevait d'une procédure de dépôt physique nécessitant la fixation d'un rendez-vous. La décision s'appuie sur les articles L. 423-23, L. 435-1, R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FRERY

24 mars 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409004

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire et à obtenir leur restitution. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions concernant certaines infractions, soit parce que les points avaient déjà été restitués, soit parce qu'aucun retrait n'était intervenu. Sur le fond, il a estimé que le défaut de notification individuelle des retraits de points ne rendait pas ces décisions illégales, car la notification a pour principal objet de rendre la mesure opposable et de faire courir les délais de recours, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : DEHAN

24 mars 2026• JU 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406917

**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral de retrait du permis de conduire pour fraude présumée à l'examen théorique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité du retrait du permis. Les moyens soulevés par le requérant (absence de date de notification sur l'arrêté, absence de mention de la date de reprise des épreuves, et nécessité du permis pour son travail) sont écartés comme inopérants ou non fondés. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur l'article R. 221-1 du code de la route et l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012, qui autorisent le retrait immédiat du permis en cas de fraude à l'examen. Il constate que l'administration a dûment mis en cause le requérant et a établi des indices sérieux de fraude au sein du centre d'examen concerné.

24 mars 2026• JU 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405832

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé le refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à un ressortissant albanais pour le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a jugé que, sauf demande abusive ou dilatoire, l'administration ne peut refuser un rendez-vous pour l'enregistrement d'une demande, car cela prive l'étranger de son droit à un examen de sa situation et à l'obtention d'un récépissé. Elle a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous dans un délai de huit jours. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3, R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GUERAULT

24 mars 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404702

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme Cheniour visant à annuler le retrait de son agrément d'assistante familiale et son licenciement par la métropole de Lyon. La juridiction a jugé que la décision de retrait d'agrément, prise par une autorité délégataire compétente, était légale et que les griefs pour négligences et défaut de suivi étaient suffisamment établis au regard des exigences du code de l'action sociale et des familles. Les demandes d'annulation et d'indemnisation ont donc été rejetées.

Avocat : THIEBAULT

24 mars 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404009

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un détenu visant à annuler une sanction disciplinaire de quatre jours de cellule. Le tribunal a jugé que la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires, prise sur recours administratif préalable obligatoire, se substituait à la décision initiale de la commission de discipline, rendant inopérants les moyens relatifs aux vices propres de cette décision initiale, tels que son défaut de motivation. La juridiction a examiné la régularité de la procédure disciplinaire au regard des dispositions du code pénitentiaire, notamment ses articles R. 234-1 et R. 234-43.

Avocat : MARTENS

24 mars 2026• 5ème chambre