Jurisprudence administrative

581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 883

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2311198

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Weesure Protection visant à annuler le refus d'autorisation de licenciement disciplinaire d'un ancien représentant syndical. La juridiction a jugé que l'inspectrice du travail avait correctement estimé que la matérialité des faits reprochés n'était pas établie et que l'employeur ne démontrait pas que le licenciement était sans lien avec l'exercice des mandats syndicaux antérieurs du salarié. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des représentants du personnel et au contrôle de légalité des licenciements pour motif disciplinaire.

Avocat : DELSOL AVOCATS

24 mars 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2304523

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation des proches d'un ancien militaire décédé, exposé lors des essais nucléaires en Polynésie française. Les requérants, qui invoquaient la responsabilité pour faute de l'État, n'ont pas rapporté la preuve d'un manquement aux obligations de protection, de formation ou de surveillance radiologique existant à l'époque des faits (1971). Le tribunal a jugé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie, sans qu'il soit besoin d'examiner la question du lien de causalité avec la maladie.

Avocat : SCP TEISSONNIERE & ASSOCIES

24 mars 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303869

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation des veuve et fille d'un ancien appelé du contingent décédé d'un cancer après son affectation en Polynésie française lors d'essais nucléaires. La juridiction a jugé que leurs créances étaient prescrites au regard de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter du décès en 2005. Elle n'a donc pas eu à se prononcer sur la responsabilité de l'État pour faute alléguée par les requérantes.

Avocat : SCP TEISSONNIERE & ASSOCIES

24 mars 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2302594

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'une maîtresse de conférences visant à annuler le refus de sa promotion au corps des professeurs des universités via la procédure de repyramidage de 2022. Le tribunal a jugé que la décision du président de l'université Jean Moulin - Lyon III n'était entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation, ni d'irrégularité de procédure, et a également rejeté la demande d'indemnisation pour préjudice. La décision s'appuie sur le décret n° 2021-1722 du 20 décembre 2021 et les principes généraux du droit de la fonction publique.

Avocat : BRUNIERE

24 mars 2026• 3ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602289

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral assignant à résidence un ressortissant algérien. Le juge estime que les conditions légales de l'assignation à résidence, prévue à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sont remplies, notamment parce que l'éloignement demeure une perspective raisonnable. Il écarte les moyens soulevés, dont ceux relatifs à l'état de santé et à la situation familiale du requérant, ainsi que ceux concernant l'incompétence et l'insuffisance de motivation de l'administration.

Avocat : GORET

24 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602105

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence, pris en vue de son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la décision de transfert avait été régulièrement notifiée, et que le renouvellement de l'assignation était légal malgré l'approche de l'expiration du délai de six mois pour exécuter le transfert. Les textes appliqués sont le règlement (UE) n° 604/2013 et les articles L. 751-2 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AIRIAU

24 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601489

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet du Bas-Rhin avait légalement refusé la délivrance d'un titre de séjour pour raison médicale, après un avis régulier du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), et que les mesures d'éloignement étaient justifiées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 425-9 et L. 613-1.

Avocat : BERRY

24 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402868

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête d'une ressortissante algérienne visant à annuler le refus implicite puis explicite de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet du Puy-de-Dôme n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation au titre de la vie privée et familiale, après un examen complet de sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : BADJI OUALI CHREIFA

24 mars 2026• Chambre 3
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2302884

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé la décision refusant le versement d'une indemnité de fin de contrat à une infirmière contractuelle. Le juge a estimé que le refus de la requérante de renouveler son contrat à durée déterminée ne constituait pas un motif légal de privation de cette indemnité. La décision administrative a été annulée pour erreur de droit, au regard des articles L. 554-3 du code général de la fonction publique et 41-1-1 du décret du 6 février 1991.

Avocat : CRETOIS

24 mars 2026• Chambre 3
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602797

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé précontractuel, donne acte du désistement de la requête de la SAS Goujon Bureau. Le litige portait sur une erreur matérielle dans le prix de l'offre de la requérante lors d'une procédure de passation d'un accord-cadre par un établissement public de santé. L'ordonnance constate que l'acheteur a révisé l'analyse des offres suite à l'erreur signalée, ce qui a conduit au désistement, rendant sans objet le recours fondé sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES

24 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602518

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion des occupants sans titre du parking d'un complexe sportif communal à Maubeuge. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, considérant que cette occupation illicite empêchait l'utilisation normale du domaine public et la tenue des activités sportives. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, permettant des mesures d'urgence, sans que la procédure spécifique de la loi du 5 juillet 2000 relative aux gens du voyage ne fasse obstacle à cette action.

24 mars 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406547

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que le préfet du Pas-de-Calais avait légalement apprécié que les conditions pour délivrer un titre de séjour, notamment au titre de la vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA), n'étaient pas remplies. Les autres moyens, relatifs à la procédure et aux conventions internationales invoquées, ont également été écartés.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2406045

**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation de juge unique. **Solution retenue** : Le tribunal, saisi en plein contentieux, est compétent pour réexaminer le fond du droit de M. B... à la RQTH. La maison départementale des personnes handicapées, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant, sous réserve de leur vérification par le juge. **Textes appliqués** : Articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles (compétence de la CDAPH et recours), et article R. 612-6 du code de justice administrative (acquiescement aux faits).

Avocat : LANCIAUX

24 mars 2026• juge unique (2)
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2304467

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré pour un projet de logements sociaux. Le tribunal a jugé irrecevable le recours de l'association syndicale de lotissement, estimant qu'elle ne justifiait pas d'un intérêt à agir, le permis n'affectant pas directement les parties communes dont elle a la gestion. Les moyens au fond relatifs au dossier de permis et au respect des règles d'urbanisme et d'environnement n'ont donc pas été examinés.

Avocat : SCP BIGNON LEBRAY & ASSOCIES

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503225

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante turque, visant à annuler un arrêté préfectoral du 15 septembre 2025 lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation d'un pays de destination et une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire (une délégation ayant été régulièrement donnée) et de l'insuffisance de motivation. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 613-1 relatif à la motivation des OQTF.

Avocat : ANDIC ANOUZ

24 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503135

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de renouvellement de son certificat de résidence et les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation, notamment au regard des conditions de séjour prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-algérien. Les moyens tirés d'une violation du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et du droit à un procès équitable (article 6) ont également été écartés.

Avocat : SAS ASTERIA AVOCAT

24 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502678

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que l'administration n'était pas tenue de délivrer un récépissé, car le dossier du requérant, qui sollicitait une admission exceptionnelle au séjour, était incomplet. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent la délivrance d'un récépissé à la production d'un dossier complet.

24 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502280

**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" et une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à une ressortissante algérienne. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la préfète n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, la requérante n'ayant pas apporté la preuve des éléments invoqués (insertion professionnelle, scolarisation des enfants) pour justifier une admission exceptionnelle au séjour. **Textes appliqués** : L'article L. 435-1 du CESEDA (considérations humanitaires) n'est pas applicable en l'espèce, la situation étant régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal vérifie également le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit au respect de la vie privée et familiale).

Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES

24 mars 2026• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502212

Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur deux requêtes en excès de pouvoir concernant le refus implicite puis la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour à une étrangère. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête, la décision attaquée ayant été retirée par la délivrance ultérieure d'un récépissé. Concernant la seconde requête, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation, considérant que la requérante n'avait plus d'intérêt à agir contre les mentions du récépissé après l'expiration de celui-ci. Les textes appliqués sont les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les dispositions du code de justice administrative relatives à l'intérêt à agir et au non-lieu à statuer.

Avocat : JEANNOT

24 mars 2026• Chambre 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501972

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'expulsion. Le juge a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que la gravité des condamnations pénales de l'intéressé (meurtre et recel) justifiait légalement la mesure au regard de la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ALEXANDRE

24 mars 2026• Chambre 1