Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411394

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B... d’une requête en annulation de la décision du 17 octobre 2024 par laquelle la commission de médiation du Nord a rejeté sa demande de logement social comme prioritaire et urgente, fondée sur le II de l’article L.441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le préfet du Nord a soulevé un non-lieu à statuer, arguant que l’expulsion domiciliaire du requérant, réalisée le 28 octobre 2025, avait rendu la requête sans objet. Le tribunal a constaté que cette expulsion était intervenue postérieurement à la décision contestée, privant ainsi d’objet le litige relatif au caractère prioritaire et urgent de la demande de logement. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête de M. B....

8 janvier 2026• juge unique (5)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2412149

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme D... d’un recours en annulation contre la décision du 7 novembre 2024 de la commission de médiation du Nord, qui avait rejeté sa demande de reconnaissance comme prioritaire et urgente pour un logement social, fondée sur le II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a constaté que Mme D... avait été expulsée de son logement avec le concours de la force publique le 15 avril 2025, ce qui a rendu sans objet sa demande initiale de reconnaissance de priorité et d’urgence. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, appliquant les dispositions des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.

8 janvier 2026• juge unique (5)
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302793

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme A... épouse C... pour obtenir la condamnation solidaire du centre hospitalier Alès-Cévennes et de son assureur, la société BEAH, à réparer les préjudices subis lors d’une opération chirurgicale du 17 décembre 2021. La requérante invoquait un défaut d’information préalable (article L. 1111-2 du code de la santé publique) et une négligence dans l’utilisation du ciment lors de l’intervention (article L. 1142-1 du code de la santé publique). Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires de Mme A... épouse C..., ainsi que celles de son époux et de son fils, en l’absence de faute établie. Aucune condamnation n’a été prononcée, et les dépens ont été laissés à la charge des requérants.

Avocat : CABINET ABEILLE & ASSOCIES

8 janvier 2026• 4ème Chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304511

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de Mme B... qui sollicitait la condamnation du département du Gard à lui verser 30 000 euros pour des préjudices liés au non-renouvellement de son contrat et à des fautes de gestion. Le tribunal a jugé que le refus de renouveler le contrat, motivé par l'incompatibilité entre les besoins du service et les restrictions médicales de l'agent (télétravail intégral), n'était pas discriminatoire et reposait sur l'intérêt du service. Il a également estimé que les autres griefs relatifs à la gestion administrative (bulletins de salaire, indemnités journalières, attestations) n'étaient pas constitutifs de fautes de nature à engager la responsabilité du département. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI AD&M

8 janvier 2026• 2ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402089

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme B..., agent contractuel du département du Gard, qui demandait réparation pour le non-renouvellement de son contrat et le recours abusif à des CDD. Le tribunal a jugé que le refus de renouvellement était fondé sur l'intérêt du service et non sur une discrimination liée à sa grossesse ou à son congé parental, écartant ainsi la faute. Concernant l'abus de CDD, il a estimé que les contrats successifs répondaient à des besoins temporaires et n'étaient pas abusifs. En conséquence, le tribunal a rejeté l'intégralité des demandes indemnitaires de Mme B..., s'appuyant sur le code général de la fonction publique et la loi du 27 mai 2008 relative aux discriminations.

Avocat : AARPI HORTUS AVOCATS

8 janvier 2026• 2ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504692

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme C... d’une demande d’injonction visant à contraindre le préfet de Vaucluse à exécuter la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable la reconnaissant prioritaire pour un relogement d’urgence. La requérante, vivant dans un logement insalubre avec ses cinq filles, avait refusé une offre de logement à Orange, invoquant son absence de véhicule et son ancrage de longue date à Cavaillon. Le tribunal rappelle que le refus d’une offre adaptée, sans motif impérieux, peut faire perdre le bénéfice de la décision de la commission de médiation, et qu’il lui appartient d’examiner ce motif. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le jugement s’appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3, L. 441-2-3-1, R. 441-16-3, R. 441-18 et R. 441-18-2 du code de la construction et de l’habitation.

8 janvier 2026• 4ème chambre magistrat statuant seul
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305054

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation de 5 000 euros pour le préjudice subi du fait du défaut d'attribution d'un hébergement par l'État, malgré une décision de la commission de médiation le déclarant prioritaire et une injonction du tribunal. Le tribunal a reconnu la carence fautive de l'État pour ne pas avoir exécuté ces décisions dans les délais, engageant sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État a commis une faute en ne proposant un hébergement à M. A... qu'à compter du 5 décembre 2023, soit après l'expiration du délai de six semaines suivant la décision de la commission de médiation.

Avocat : SELARL SYLVAIN LASPALLES

8 janvier 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305055

Le Tribunal Administratif de Toulouse a condamné l'État à indemniser Mme B... pour le préjudice subi en raison du défaut d'attribution d'un hébergement durable, malgré une décision de la commission de médiation du 7 juin 2022 la reconnaissant comme prioritaire et un jugement du 28 septembre 2022 enjoint au préfet de la Haute-Garonne de lui fournir un hébergement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution de cette décision, à compter du 19 juillet 2022, date d'expiration du délai de six semaines imparti au préfet. Les moyens de défense du préfet, fondés sur la saturation du parc d'hébergement et la force majeure, ont été écartés. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 441-18 du même code.

Avocat : SELARL SYLVAIN LASPALLES

8 janvier 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2400771

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du 5 décembre 2023 par laquelle l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) a retiré sa subvention de 12 500 euros et ordonné le remboursement de l’avance de 8 400 euros, en raison de l’inachèvement des travaux de rénovation énergétique au-delà des délais impartis, malgré deux prorogations. Le tribunal a estimé que l’ANAH était fondée à appliquer les dispositions des articles R. 321-18 et R. 321-21 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que le règlement général de l’agence, qui prévoient le retrait total de l’aide et le remboursement de l’avance en cas de non-respect des délais d’exécution, sans que les motifs personnels invoqués par le requérant (familiaux, de santé ou économiques) ne puissent justifier un maintien partiel des aides.

8 janvier 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206031

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., soldat, contestant un titre exécutoire de 2 805,62 euros émis pour recouvrer une solde indûment perçue. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de la décision de rejet de sa réclamation préalable et une erreur de fait relative à son arrêt de travail. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence était inopérant, car les vices propres d'une décision de rejet d'une réclamation préalable obligatoire ne peuvent être utilement contestés. La solution retenue est fondée sur les articles 117 à 119 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.

Avocat : MANYA

8 janvier 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404491

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation de 10 000 euros pour le préjudice subi du fait du défaut d'attribution d'un hébergement, malgré une décision de la commission de médiation du 22 novembre 2022 la reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a jugé que l'État avait commis une carence fautive en n'exécutant pas cette décision dans le délai de six semaines, et ce jusqu'à l'attribution d'un hébergement en novembre 2023, rejetant l'argument de force majeure lié à la saturation du parc d'hébergement. Sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, la responsabilité de l'État a été engagée pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante durant cette période. Le tribunal a ainsi condamné l'État à verser à Mme A... une indemnité de 3 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence.

Avocat : DURAND

8 janvier 2026• 3ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600095

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur demande de la commune de Narbonne, a désigné un expert pour examiner des immeubles présentant des désordres. La mission de l'expert est de constater l'état des bâtiments, d'évaluer l'existence d'un péril grave et imminent pour la sécurité publique, et de proposer des mesures conservatoires. Cette décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au maire de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité.

8 janvier 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508445

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par la société AXA France IARD. Celle-ci, subrogée dans les droits des victimes d’un accident mortel de la circulation survenu le 17 juillet 2023 sur la RD 926, souhaite déterminer les causes de l’accident, en lien avec un éboulement, afin d’engager la responsabilité du département de la Savoie pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. Le tribunal estime que la demande est utile et ne se heurte pas à une absence manifeste de lien de causalité, les éléments produits (rapport d’expertise pénale, procès-verbaux) étant suffisants à ce stade. Il ordonne donc une expertise et rejette les conclusions du département tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PHELIP ET ASSOCIES

8 janvier 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511490

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... C..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de l'Isère le 16 janvier 2025, pour obtenir un logement adapté sous astreinte. En défense, la préfète a fait valoir que l'intéressé avait signé un bail le 26 novembre 2025, ce qui a conduit M. B... C... à se désister de ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte lors de l'audience. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, rejeté les conclusions au titre des frais d'instance, et prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. La décision est fondée sur le code de la construction et de l'habitation et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : PORET

8 janvier 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512025

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par Mme B... d’une demande d’injonction visant à obtenir son relogement en exécution d’une décision de la commission de médiation de l’Isère du 16 janvier 2025, qui l’a reconnue prioritaire. La requérante soutient que l’offre de logement reçue à Seyssins n’était pas adaptée au handicap de ses enfants. Le tribunal a fait droit à sa demande, ordonnant à la préfète de l’Isère de lui proposer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte, en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : LE COQ

8 janvier 2026• Juge unique 1
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2105098

Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné le CHU de Nantes à réparer le préjudice moral subi par Mme B... pour manquement au devoir d'information et défaut de consentement éclairé. Le tribunal a jugé que l'hystérectomie subtotale réalisée le 28 mars 2019, en lieu et place de la myomectomie initialement convenue, constituait une faute engageant la responsabilité de l'établissement. Cette décision s'appuie sur les articles L. 1111-2 et L. 1111-4 du code de la santé publique, relatifs au droit à l'information et au consentement du patient. Le CHU de Nantes a été condamné à verser à Mme B... une indemnité de 3 000 euros en réparation de son préjudice moral.

Avocat : SELARL BIROT-MICHAUD-RAVAUT

8 janvier 2026• 7ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216688

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant le refus de la directrice départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) de la Loire-Atlantique de les inscrire au contingent préfectoral des personnes prioritaires pour un logement social. La décision attaquée était fondée sur le dépassement du seuil de 60% des plafonds HLM par leurs revenus imposables de l’année 2020 et sur leur demande exclusive d’une maison, critères prévus par la convention-cadre du 10 août 2018 et les articles L. 441-1 et R. 441-5 du code de la construction et de l’habitation. Les requérants n’ayant pas contesté ces motifs, leur situation d’urgence (résidence en caravane) a été jugée sans incidence sur la légalité du refus.

8 janvier 2026• Magistrat : Mme BAUFUME - R. 222-13
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506778

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour obtenir l’affectation d’un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) pour son fils, conformément à une décision de la CDAPH. Le juge a constaté l’urgence et l’utilité de la mesure, l’enfant étant privé de tout accompagnement suite au congé maternité de son AESH, ce qui compromet gravement sa scolarité. Il a enjoint à la rectrice de l’académie de Nice d’attribuer un AESH dans un délai de 15 jours, sans astreinte, et a condamné l’État à verser 500 euros au titre des frais de justice.

8 janvier 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506885

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de le convoquer pour la délivrance de son titre de séjour « salarié ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que le requérant avait été mis en possession d’un récépissé de demande de renouvellement l’autorisant à travailler jusqu’au 16 mai 2026. Par conséquent, la situation d’urgence particulière exigée par l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’était pas démontrée.

Avocat : GUIGUI

8 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303659

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de Mme C..., fonctionnaire de la commune de Marseille, qui sollicitait 20 000 euros en réparation des préjudices résultant de l'absence de fixation de son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) et du non-versement d'une allocation temporaire d'invalidité (ATI) suite à plusieurs accidents de service. Le tribunal a considéré que la commune l'avait suffisamment informée de ses droits à l'ATI et qu'elle n'avait pas présenté de demande préalable d'ATI dans les délais requis. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 824-1 du code général de la fonction publique et le décret n°2005-442 du 2 mai 2005.

Avocat : PELGRIN

8 janvier 2026• 1ère Chambre