Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605178
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a pris acte du désistement de la requérante concernant sa demande de suspension d'une décision préfectorale de clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a néanmoins condamné l'État à lui verser 800 euros au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision attaquée était une mesure de clôture prise par le préfet de police le 9 décembre 2025.
Avocat : BOUDJELTI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605180
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge des référés a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie, car l'administration avait finalement accordé le titre de séjour et délivré un récépissé en attendant sa fabrication. Par conséquent, le tribunal a prononcé le non-lieu à statuer sur la demande de suspension, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : PIGOT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607249
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, notamment parce que la demande de renouvellement avait été déposée hors délai et que le requérant ne démontrait pas de circonstances particulières justifiant une intervention en urgence. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608131
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en référé d'un locataire demandant à son bailleur social, Paris Habitat, un hébergement temporaire et une mutation prioritaire pour raison de handicap. La juridiction estime que le litige, portant sur les relations contractuelles entre un locataire et son bailleur, relève de la compétence des tribunaux judiciaires et non du juge administratif. Elle fonde son rejet sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qui permet d'écarter une demande manifestement incompétente.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608199
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un ressortissant soudanais demandant l'annulation du refus de son admission au titre de l'asile. Le juge estime que la consultation du compte-rendu d'entretien de l'OFPRA par le ministre de l'intérieur ne viole pas le principe de confidentialité. La décision est fondée sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MINDEGUIA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513208
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation provisionnelle par la veuve d'un patient décédé suite à des manquements dans sa prise en charge par les Hospices civils de Lyon (HCL), concernant des préjudices réservés dans une transaction antérieure et un préjudice de deuil pathologique distinct. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir opposée par les HCL, considérant que la transaction partielle du 12 mai 2022 n'éteint pas les demandes relatives aux postes de préjudices qu'elle a explicitement réservés. Il ordonnera vraisemblablement l'examen au fond de la demande de provision sur ces préjudices et du chef distinct de deuil pathologique. **Textes appliqués** : Article 2044 du code civil (définition de la transaction) et dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure de référé (R. 541-1 CJA) et aux frais irrépétibles (L. 761-1 CJA).
Avocat : ARCADIO ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513644
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire à l'encontre d'un ressortissant ivoirien. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'intégration scolaire et professionnelle du requérant, arrivé mineur et pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Elle a enjoint à l'administration de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PARAS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513995
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... C..., un ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et la fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était régulière, notamment en raison d'une délégation de signature valable et d'une motivation suffisante, et que le refus ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article L. 423-23 du CESEDA). Les moyens soulevés par le requérant, y compris l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.
Avocat : LAWSON BODY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514019
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi de trois recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux du 16 octobre 2025 ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et fixant un pays de destination. Les requérants, de confession hindoue, invoquaient notamment l'incompétence de l'autorité, le défaut de motivation, une atteinte à leur vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des risques dans leur pays d'origine. La juridiction a admis deux requérants au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Avocat : WERBA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514031
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D... A..., un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, le respect de la procédure (avis médical) et la motivation suffisante. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les conventions internationales invoquées.
Avocat : KADRI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514693
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal retient que le recours pour excès de pouvoir est irrecevable car tardif, la requête ayant été enregistrée le 21 novembre 2025 alors que la notification de l'arrêté, réputée régulière, avait fait courir un délai d'un mois à compter du 18 mars 2025. La décision s'appuie sur les règles de procédure applicables devant la juridiction administrative.
Avocat : CABINET ISAINE YOVOGAN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516303
Le Tribunal administratif de Lyon statue sur une demande d'exécution d'un jugement. Il constate que la préfète du Rhône n'a pas exécuté un jugement antérieur enjoignant la délivrance d'un titre de séjour. En application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 100 euros par jour contre la préfète si l'exécution n'intervient pas dans un délai de 15 jours.
Avocat : ABENA OWONO
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600180
**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale aux fins d'évaluer l'étendue des préjudices résultant d'un accident de service reconnu imputable. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande d'expertise, estimant qu'elle présente un caractère utile pour déterminer les conséquences de l'accident, mais rejette la demande de mise immédiate des frais à la charge de l'État. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative (mesure d'instruction utile) et article R. 621-13 du même code (régime des dépens).
Avocat : SELARL DNL AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600429
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution d'un jugement, constate que la préfète du Rhône n'a pas délivré le titre de séjour ordonné par une décision antérieure. Il enjoint donc à l'autorité d'exécuter ce jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard et condamne l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais exposés. La décision s'appuie sur les articles L. 911-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BEY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601113
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une demande d'exécution forcée d'un jugement antérieur condamnant l'État à verser une somme d'argent. La juridiction constate que la préfète du Rhône a produit les justificatifs du paiement de la somme de 800 euros, exécutant ainsi pleinement la décision initiale. En conséquence, le tribunal estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande du requérant, en application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative.
Avocat : FOURREY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601685
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Sanipod visant à annuler la procédure de passation d'un marché public pour des chaussures de sécurité. Le juge estime que le centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône n'a pas commis de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence en écartant l'offre de la requérante pour anormalité basse, après une instruction régulière. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative relatif aux référés précontractuels.
Avocat : SELARL CORNET-VINCENT-SEGUREL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602723
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète de la Loire de communiquer un rendez-vous à un ressortissant étranger pour déposer sa demande de titre de séjour salarié, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée, au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, par l'impossibilité persistante d'obtenir un rendez-vous malgré de multiples tentatives et l'approche de l'expiration de son titre étudiant. Il a rejeté la demande de délivrance immédiate d'un récépissé et a condamné l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : CHINOUF SOPHIA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602724
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de communiquer un rendez-vous à un ressortissant sénégalais pour déposer sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des démarches infructueuses de l'intéressé depuis plus de deux ans. L'État a également été condamné à verser 500 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : HMAIDA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602744
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé par un ressortissant camerounais, a ordonné à la préfète du Rhône de lui communiquer une date de rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des vaines démarches entreprises depuis juin 2022 et de la situation familiale de l'intéressé. Il a également alloué à ce dernier une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code, mais n'a pas prononcé d'astreinte.
Avocat : MOREL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602829
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant marocain pour obtenir un rendez-vous en préfecture en vue du dépôt d’une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des délais de procédure excessifs. Il a enjoint à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours et a condamné l'État à verser 500 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES