Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602837
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé-suspension, a suspendu le refus implicite de renouvellement du certificat de résidence d'un ressortissant algérien. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondé sur l'article 7 bis de l'accord franco-algérien de 1968. Il a également enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d'un mois sous astreinte, et a accordé une aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : PRUDHON
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602895
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à un ressortissant tunisien pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées, au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, compte tenu des délais anormaux pour obtenir un rendez-vous et de la situation personnelle du requérant. En revanche, il a rejeté la demande d'injonction à délivrer immédiatement un récépissé et a alloué au requérant une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602925
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) d'un ressortissant tunisien demandant l'injonction à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé se maintenant en situation irrégulière depuis un refus de titre et une obligation de quitter le territoire français confirmés par la justice, sans circonstances particulières justifiant l'urgence. La décision s'appuie sur les principes dégagés par la jurisprudence concernant l'obligation de l'administration de procéder à l'enregistrement des demandes dans un délai raisonnable.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602992
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension et d'injonction. Cette solution est due à ce que la préfète du Rhône a accordé une carte de séjour à la requérante en cours d'instance, rendant ses conclusions principales sans objet. Le juge a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés par la requérante.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603812
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre son refus d'entrée sur le territoire et son placement en zone d'attente. Le juge a estimé que les moyens invoqués (incompétence, risque en Arabie Saoudite, droits de la défense) ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a également été jugée irrecevable pour vice de procédure, les conclusions relevant de l'article L. 521-1 ne pouvant être cumulées avec d'autres fondements de référé dans une même demande.
Avocat : SHIBABA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406377
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI Habitat Cavaignac visant à annuler l'arrêté municipal du 17 janvier 2024 refusant la transformation d'un local commercial en meublé de tourisme. La juridiction a jugé que le refus de la Maire de Paris était légal, car il était justifié par la nécessité de protéger l'environnement urbain et l'équilibre entre les fonctions de la ville, conformément au règlement municipal adopté sur le fondement du code du tourisme (articles L. 324-1-1 et R. 324-1-5). La demande d'injonction et de condamnation pécuniaire à l'encontre de la Ville a également été rejetée.
Avocat : CABINET KARILA & ASSOCIES (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417986
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus du ministre de la justice d'autoriser un changement de patronyme pour deux enfants mineurs. Le juge a estimé que les parents n'avaient pas apporté la preuve d'un intérêt légitime, caractérisé par des circonstances exceptionnelles ou un préjudice grave, tel que requis par l'article 61 du code civil. La décision administrative a donc été jugée conforme au principe de fixité du nom.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420251
Le Tribunal administratif de Paris a annulé le refus du ministre de la justice d'autoriser une requérante à changer de patronyme. La juridiction a estimé que le nom d'origine, source de moqueries, présentait un caractère ridicule et constituait donc un intérêt légitime au sens de l'article 61 du code civil. Elle a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser une somme au titre des frais de procédure.
Avocat : SOROVIC
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427323
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de la commission de médiation de Paris de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en estimant que l'urgence n'était pas caractérisée, le requérant étant déjà logé dans un logement correspondant à ses besoins et capacités. La décision s'appuie sur les dispositions du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : GERARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427529
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de la commission de médiation de Paris qui avait refusé de classer sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. Le tribunal a jugé que la commission, en se fondant sur l'absence de justification d'un accueil en logement de transition depuis plus de dix-huit mois, n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation dans l'application des critères légaux. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501718
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la commission de médiation de Paris de reconnaître le caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le préfet et a annulé la décision de la commission. Il a jugé que la commission avait commis une erreur de droit en méconnaissant les dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en ne procédant pas à un examen complet de la situation du requérant.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503466
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour défaut de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre dans les délais légaux. Le tribunal a retenu la faute de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation et l'a condamné à verser 500 euros en réparation du préjudice subi.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503728
Le Tribunal administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. S'appuyant sur l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a retenu la faute de l'État pour n'avoir pas proposé de logement dans le délai légal, engageant ainsi sa responsabilité. Il a condamné l'État à verser 1 500 euros en réparation du préjudice et 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET ALTALEXIS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504750
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive à exécuter une décision de la commission de médiation reconnaissant le requérant comme prioritaire. Il a condamné l'État à indemniser M. B... pour les troubles dans ses conditions d'existence, en tenant compte de la persistance de la sur-occupation et des désordres du logement, pour la période courant depuis le 29 mai 2025.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504890
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la commission de médiation de Paris de reconnaître le caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le préfet (absence de conclusions et tardiveté) et a annulé la décision attaquée. Il a jugé, en application de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, que la commission avait commis une erreur d'appréciation en exigeant la production d'un jugement d'expulsion pour caractériser la menace d'expulsion.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505872
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour préjudice lié à l'absence de relogement. Il a reconnu la responsabilité de l'État pour carence fautive, fondée sur l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, suite à l'inexécution d'une décision de la commission de médiation. Le tribunal a condamné l'État à verser au requérant une somme de 600 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et de son préjudice moral pour la période postérieure à un jugement antérieur.
Avocat : BROCHARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505915
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de son absence d'offre de relogement dans le délai légal. Elle a condamné l'État à indemniser la requérante à hauteur de 3 800 euros pour ses troubles dans les conditions d'existence, mais a rejeté sa demande de remboursement de frais d'avocat.
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505922
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, devenue sans objet, mais a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation reconnaissant le requérant comme prioritaire au relogement d'urgence. Le tribunal a condamné l'État à verser au requérant une indemnité de 3 600 euros pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement. Cette décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 761-1 du code de justice administratif pour la condamnation aux dépens.
Avocat : FADIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505924
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai légal de six mois suivant la décision de la commission de médiation. Il a condamné l'État à indemniser le requérant à hauteur de 3 600 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence, mais a rejeté sa demande de remboursement de frais d'avocat distincts.
Avocat : FADIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506033
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation reconnaissant Mme A... comme prioritaire et devant être relogée d'urgence. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, pour la période postérieure à un précédent jugement. Il a alloué à la requérante une indemnité de 500 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et de son préjudice moral.
Avocat : ESTEVENY