Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504781
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 8 000 euros présentée par Mme B... à l’encontre du CHU de Dijon. La requérante invoquait des séquelles graves consécutives à une opération de neurochirurgie, mais n’a pas établi l’existence d’une faute médicale ni démontré que son état actuel résultait directement de l’intervention. Le juge a estimé que l’obligation de payer n’était pas sérieusement contestable, d’autant qu’une expertise médicale était en cours pour déterminer les responsabilités éventuelles. La décision se fonde sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 1142-1 du code de la santé publique.
Avocat : SELARL MATHIEU BOURG
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2204190
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande d'indemnisation de commerçants et propriétaires de locaux situés rue de la Joliette, dont l'occupation a été interdite du 19 juin 2019 au 17 août 2020 en raison du risque d'effondrement des immeubles voisins rue de la Butte. Les requérants invoquaient une faute de la commune pour n'avoir pas agi plus tôt contre le péril et pour avoir mis un délai déraisonnable à le résorber, ou à défaut, une rupture d'égalité devant les charges publiques. La commune a rejeté toute responsabilité, arguant que les nouvelles pathologies étaient sans lien avec une procédure antérieure et que les retards étaient dus à des recours et à la nécessité d'un désamiantage. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité et que les préjudices invoqués ne présentaient pas un caractère anormal et spécial justifiant une indemnisation sur le fondement de la rupture d'égalité devant les charges publiques.
Avocat : DUMONT-SCOGNAMIGLIO
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302087
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la société Saint Germain Développements, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 14 090 euros au titre de l’année 2022. La société, exerçant une activité de location meublée, n’a pas démontré qu’elle était assujettie à la TVA, faute de justifier d’une activité entrant dans le champ de l’exception prévue à l’article 261 D du code général des impôts (prestations hôtelières). En l’absence de lien entre les factures invoquées et une activité ouvrant droit à déduction, l’administration a légalement refusé le remboursement. La requête a donc été rejetée.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504928
Décision du Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge unique dans le cadre du recours DALO (art. R. 778-3 du CJA). Le tribunal fait droit à la requête de M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du Var le 5 décembre 2024, en enjoignant au préfet du Var de lui attribuer un logement avant le 1er mai 2026. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : MARZOUGUI
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504971
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a été saisi par Mme B... d’une demande d’injonction visant à obtenir un logement, suite à une décision favorable de la commission de médiation du Var du 3 avril 2025. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’a été proposée dans le délai réglementaire de six mois, le tribunal a enjoint au préfet du Var de loger la requérante avant le 1er mai 2026. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter de cette date, versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, conformément aux articles L. 441-2-3-1 et L. 300-2 du code de la construction et de l’habitation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504973
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a été saisi par M. B... pour obtenir le logement que la commission de médiation du Var lui avait reconnu comme prioritaire et urgent le 7 mai 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai réglementaire de six mois, le tribunal a enjoint au préfet du Var de loger M. B... avant le 1er mai 2026. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504975
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a été saisi par M. A... B... afin d’obtenir son logement au titre du droit au logement opposable. Constatant que la commission de médiation avait reconnu sa demande comme prioritaire et urgente le 6 mars 2025, et qu’aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai réglementaire de six mois, le tribunal a enjoint au préfet du Var de lui attribuer un logement avant le 1er mai 2026. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 100 euros par mois de retard, versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement des articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504977
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a été saisi par Mme A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un logement au titre du droit au logement opposable. La commission de médiation du Var avait reconnu son caractère prioritaire et urgent le 7 mai 2025, mais le préfet n’a pas proposé de logement dans le délai réglementaire de six mois. En application des articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a enjoint au préfet du Var de loger Mme A... avant le 1er mai 2026. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter de cette date, versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523822
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour prise par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante, de nationalité russe, avait invoqué l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles 10 et 25 de la directive 2004/38/CE. Aucune des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’a été appliquée au fond en raison du désistement. L’ordonnance constate l’absence d’opposition à ce désistement pur et simple.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523879
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A..., qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, la modification d’une ordonnance du 11 décembre 2025 lui ordonnant de libérer un logement occupé sans droit ni titre dans une maison de quartier à Sarcelles. Le juge estime que les arguments avancés par M. A... (nécessité d’un logement de fonction pour son emploi de gardien, atteinte à sa vie privée et familiale) ne constituent pas des éléments nouveaux justifiant une modification des mesures ordonnées. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BONNIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431048
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 900 euros à M. A... pour carence fautive dans son obligation de relogement, sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. M. A..., reconnu prioritaire par une commission de médiation en septembre 2020, n’a pas reçu d’offre de relogement dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l’État. Le tribunal a évalué le préjudice subi pour la période postérieure à un précédent jugement de 2023, en tenant compte de la persistance de ses conditions de logement précaires. La somme allouée inclut les intérêts au jour du jugement, et le surplus des conclusions, notamment les frais de justice, a été rejeté.
Avocat : BAGUET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431050
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation pour l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 29 juillet 2021. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Compte tenu du maintien de la situation d'hébergement chez des tiers pour une famille de six personnes, le tribunal a condamné l'État à verser à Mme A... une somme de 9 200 euros pour la période du 9 septembre 2021 au 23 novembre 2023, en réparation des troubles dans ses conditions d'existence.
Avocat : BAGUET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428427
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 4 200 euros à Mme B... pour carence fautive dans son obligation de relogement, sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 12 juillet 2018, n’avait reçu aucune offre de relogement dans le délai de six mois, engageant la responsabilité de l’État à compter du 12 janvier 2019. Le tribunal a évalué les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral à 350 euros par personne et par an jusqu’au 7 juillet 2022, puis à 250 euros, en raison de la persistance d’un logement temporaire précaire. L’État a également été condamné à verser 1 300 euros au titre des frais de justice.
Avocat : QUIENE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431254
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 200 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation en février 2023, en raison de la carence fautive de l’administration à exécuter cette décision dans le délai légal de six mois. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, pour les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral subis par le requérant, demeuré dans un logement sur-occupé. Le tribunal a également alloué 500 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : FADIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429548
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 525 euros à Mme A... pour son absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 10 novembre 2022 la reconnaissant prioritaire. La carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai de six mois a engagé sa responsabilité sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a jugé que les troubles dans les conditions d’existence justifiaient cette indemnisation, et a également accordé 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : REGIS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431866
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 700 euros à M. A... pour carence fautive dans son obligation de relogement, après que la commission de médiation l’a reconnu prioritaire le 20 avril 2023. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, faute d’offre de relogement dans le délai de six mois. Le tribunal a indemnisé les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral subis par le requérant, toujours hébergé chez des tiers. L’État a également été condamné à payer 984 euros au titre des frais de justice.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431870
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 2 500 euros à Mme A... pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en juin 2020, n'avait reçu aucune offre de logement malgré une injonction sous astreinte. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, à compter de décembre 2020. Le tribunal a évalué le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence à 500 euros par an et par personne, pour une période de carence de cinq ans.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431896
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme B... pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 29 septembre 2022, n’a reçu aucune offre de logement dans le délai légal de six mois, ni après une injonction sous astreinte. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice moral et les troubles dans les conditions d’existence à 350 euros par an et par personne, pour une période de carence de près de deux ans.
Avocat : KARL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431902
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 4 400 euros à M. B... pour carence fautive dans son relogement. M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 11 février 2021, n’a reçu aucune offre de logement dans le délai de six mois, engageant la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué les troubles dans les conditions d’existence à 1 000 euros par an et par personne, compte tenu de la persistance de la situation de M. B... sans logement.
Avocat : MANELPHE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431909
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 2 200 euros à Mme B... pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en mars 2022, n’a reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, malgré une injonction sous astreinte. Le tribunal a engagé la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison des troubles dans les conditions d’existence et du préjudice moral subis. L’indemnité a été fixée à 400 euros par personne et par année de carence, pour un total de 2 200 euros.
Avocat : FOADING-NCHOH